En Normandie une voiture percute douze sangliers sur l’autoroute

En Normandie une voiture percute douze sangliers sur l'autoroute

En Normandie, une voiture percute douze sangliers sur l’autoroute

Un accident impressionnant sur l’autoroute A84

Dans la soirée du 12 octobre 2024, une voiture a été impliquée dans un accident de la route sur l’autoroute A84, dans la Manche. Le véhicule a percuté une douzaine de sangliers sur l’axe Rennes-Caen, à hauteur de Ducey.

Trois personnes blessées

Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour porter secours aux trois occupants de la voiture : un homme de 50 ans et deux femmes de 47 et 17 ans. Fort heureusement, les victimes n’ont subi que des blessures légères et ont été transportées au centre hospitalier d’Avranches.

Suite à cet incident, ce tronçon de l’autoroute a été temporairement fermé à la circulation pour permettre l’intervention des secours et le nettoyage de la chaussée.

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Chasse et Week-End l’Impact des Accidents sur la Sécurité

Chasse et Week-End l'Impact des Accidents sur la Sécurité

Chasse et Sécurité : Enjeux d’une Interdiction le Week-End

Alors que six personnes ont trouvé la mort au cours des deux dernières saisons de chasse, la récente saison 2024-2025 commence tragiquement avec déjà quatre décès survenus entre mi-août et mi-octobre 2024. Cette hausse inquiète particulièrement les promeneurs et cyclistes qui se demandent si les chasseurs ne devraient pas être tenus de ranger leurs fusils pendant les week-ends.

Un Début de Saison Sombre

Après deux saisons plutôt rassurantes avec un nombre réduit d’accidents, le début de l’actuelle saison 2024-2025 est alarmant. Depuis la mi-août, quatre chasseurs ont perdu la vie:

  • Le 21 août dans le Gard, un homme d’une cinquantaine d’années a été mortellement touché par son propre fusil.
  • Le 26 août dans les Ardennes, un chasseur de 70 ans a été tué par une balle en pleine poitrine.
  • Le 21 septembre en Ardèche, un chasseur cinquantenaire est mort dans des circonstances similaires.
  • Le 28 septembre dans la Loire, un homme de 42 ans a été abattu pendant une chasse.

À ces tragédies s’ajoutent plusieurs incidents, dont un chasseur amputé d’un pied après avoir été accidentellement tiré dessus par son fils de quatre ans dans le Puy-de-Dôme, et un cycliste blessé par des plombs dans l’Eure.

Manque de Vigilance :

La Fédération nationale des chasseurs attribue ces accidents à un manque de vigilance, expliqués par la reprise post-estivale après plusieurs mois d’inactivité. « Lors de leurs premières sorties, peut-être que les pratiquants sont un peu moins vigilants. Il leur faut un temps pour se roder à nouveau », explique une de leurs représentantes. Elle insiste également sur le non-respect des consignes de base comme facteur aggravant, malgré les efforts réalisés les années précédentes.

Des Controverses et Des Positions Diverses

Ces accidents remettent en question la pratique de la chasse pendant les week-ends, une période où les activités de plein air sont fréquentes. « On essaye de faire du vivre-ensemble avec les chasseurs, mais c’est compliqué », souligne la journaliste Emma Dancourt, résidant en Bourgogne. Elle plaide pour une interdiction de la chasse durant le week-end. En 2023, un collectif avait proposé un « jour sans chasse » hebdomadaire, qui a été rejeté par le gouvernement.

D’un autre côté, certains soulignent l’importance des chasseurs pour réguler la population de gibier, jugée nuisible pour les cultures. « À cause de la doctrine écologique, il y a aujourd’hui du gibier qui pullule et ravage les cultures », commente le journaliste Périco Légasse, qui propose néanmoins des contrôles renforcés et un éloignement des zones de chasse des lieux de vie et de promenades.

Alors que le débat continue de diviser, la question d’interdire la chasse le week-end reste un sujet brûlant. Comment allier la sécurité des promeneurs et cyclistes avec les traditions et nécessités de la chasse?

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Les chasseurs Creusois face au défi de l’inscription au Système d’Informations sur les Armes

Les chasseurs Creusois face au défi de l'inscription au Système d'Informations sur les Armes

L’inscription au SIA : Un défi pour les chasseurs Creusois

Plus de 6000 chasseurs Creusois encore non inscrits au Système d’Informations sur les Armes

Le temps presse pour les chasseurs de France en général, et ceux de la Creuse en particulier. En effet, l’échéance pour l’inscription obligatoire au Système d’Informations sur les Armes (SIA) approche à grands pas. Avec moins de deux mois restants avant la date butoir du 31 décembre, la situation devient critique. À ce jour, plus de 6000 chasseurs Creusois n’ont pas encore complété leur enregistrement, ce qui risque de les placer dans une situation délicate.

Un lancement difficile pour le SIA

Depuis son lancement, le SIA a rencontré plusieurs obstacles. Initialement, les nombreuses extensions de la date limite d’inscription ont brouillé les messages. Les premiers utilisateurs se sont heurtés à des problèmes de connexion, des bugs techniques et une interface peu intuitive. De plus, certaines résistances internes, notamment parmi les dirigeants de la Fédération des chasseurs, ont contribué à ralentir le processus.

Ces éléments combinés ont rendu compliquée la mise en conformité rapide des chasseurs avec cette nouvelle législation. Il est important de noter que cette démarche revêt une importance capitale, car sans inscription, les chasseurs se retrouvent dans l’incapacité d’acheter, de vendre ou même d’entretenir leurs armes chez un armurier. En cas de contrôle par des agents de l’OFB, les contrevenants risquent la saisie de leurs armes non déclarées.

Des mesures pour venir en aide aux chasseurs

Pour pallier ces difficultés, la Fédération des chasseurs de la Creuse (FDC) a décidé de prendre les choses en main. Consciente du retard accumulé par ses membres, la FDC a mis en place un service d’assistance dédié à l’inscription au SIA. Deux permanences seront tenues dans les locaux de la Fédération les 10 et 17 octobre après-midi. Ces sessions visent à aider les chasseurs à compléter leur enregistrement en ligne.

Les documents nécessaires pour l’inscription

Pour faciliter la démarche, les chasseurs devront se munir de plusieurs pièces administratives : leur permis de chasser validé, une pièce d’identité et un justificatif de domicile. La procédure, entièrement gratuite, permettra aux chasseurs d’accéder à un « râtelier en ligne » où ils pourront gérer et mettre à jour les informations concernant leurs armes.

Pourquoi cette inscription est essentielle

Le retard dans l’inscription au SIA ne doit pas être pris à la légère. En plus des sanctions administratives, l’absence d’enregistrement rend les transactions d’armes impossibles et complique leur entretien. Cette inscription est donc un impératif pour toute personne possédant ou souhaitant acquérir une arme à feu à des fins de chasse.

Un appel à l’action pour les chasseurs Creusois

Avec la date limite qui approche, la Fédération des chasseurs de la Creuse appelle tous ses membres à profiter des permanences proposées pour se mettre en conformité. C’est une occasion incontournable pour éviter des complications futures et continuer à pratiquer la chasse en toute légalité.

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Le sanglier saveurs d’automne et accords parfaits

Le sanglier saveurs d'automne et accords parfaits

Le sanglier : les saveurs et le caractère de l’automne !

Période de chasse et statut du sanglier en France

En France, la période de chasse du sanglier s’étend du 1er juin au 31 mars, avec des variations locales en fonction des communes. Ces périodes sont plus larges que pour les autres gibiers et peuvent même inclure des primes pour l’abattage dans certains départements où il est considéré comme « nuisible ». Malgré son allure sauvage, l’abondance du sanglier est notable.

Les chasseurs adorent traquer le sanglier sauvage, souvent perçu comme le « Saint Graal » de la chasse. Cependant, il peut aussi provenir de l’élevage, où il peut être abattu ou relâché dans des parcs de chasse clos.

Préparation du sanglier : des charcuteries aux plats mijotés

Le sanglier est une viande excellente pour créer des charcuteries de caractère. Sa chair maigre nécessite souvent l’ajout de gras de porc pour confectionner du saucisson ou des terrines. Mais ce n’est qu’un des nombreux délices !

Pour les amateurs de plats mijotés, le sanglier est en effet une viande de choix, idéale pour des ragoûts marinés et longuement cuits afin d’attendrir sa texture. Des sauces au vin rouge corsé, comme celles utilisées pour les daubes ou les bœufs bourguignons, viennent magnifiquement rehausser sa saveur.

Une autre méthode infaillible est de le rôtir au four à basse température, ce qui le rend particulièrement tendre et concentre ses saveurs. Ce procédé est parfait pour l’épaule ou le cuissot de sanglier. À noter, la durée de cuisson augmente avec l’âge de la bête car ses muscles se raidissent en vieillissant.

Les accords parfaits : accompagnements et vins

Le sanglier a une saveur intense avec des notes subtiles de noisette. C’est pourquoi il se marie superbement avec les produits d’automne comme les champignons, les noix et la châtaigne, ainsi que le mélange 4 épices.

Pour des saveurs plus contrastées, une sauce aux airelles acidulée ou des accords sucré-salé avec des fruits tels que la pomme, le coing ou le pruneau feront des merveilles. Côté vin, il s’accorde à merveille avec un rouge charpenté et tannique comme un Cahors ou un Châteauneuf du Pape.

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Accident causé par sangliers sur l’A84

Accident causé par sangliers sur l'A84

Un troupeau de sangliers provoque un accident sur l’A84

Trois passagers ont été surpris par un troupeau de sangliers sur l’autoroute, en direction de Caen, samedi soir. Malgré la collision aucun d’entre eux ne présente de blessure grave.

Collision sur l’autoroute A84 près de Poilley

Plus de peur que de mal. Samedi 12 octobre, vers 22 heures, une voiture est entrée en collision avec un troupeau de sangliers sur l’autoroute A84, dans le sens Rennes-Caen. Les 12 animaux se sont introduits sur la voie à hauteur de Poilley, proche de l’aire d’autoroute du Mont-Saint-Michel.

Transfert à l’hôpital d’Avranches

Selon nos confrères de Tendance Ouest, le conducteur et ses deux passagers ont été légèrement blessés. L’homme de 50 ans, la femme de 47 ans et l’adolescente de 17 ans ont été transportés vers le centre hospitalier d’Avranches (Manche).

Perturbations pour les automobilistes

Les autres automobilistes n’ont pu accéder à la sortie 33, direction Ducey pendant une quarantaine de minutes le temps que la chaussée soit nettoyée et hors de danger.

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Le partenariat entre chasseurs et gendarmes du Gard contribue à la sécurité rurale et à la protection de la nature

Le partenariat entre chasseurs et gendarmes du Gard contribue à la sécurité rurale et à la protection de la nature

Les chasseurs du Gard renforcent la sécurité et la préservation grâce à un partenariat avec la gendarmerie

Une collaboration fructueuse pour la troisième année consécutive

Dans plusieurs départements français, les Fédérations de chasse et les forces de l’ordre travaillent main dans la main pour diverses missions telles que la surveillance sanitaire, la protection des espaces naturels et la lutte contre le braconnage. Le Gard ne fait pas exception, et pour la troisième année consécutive, la gendarmerie locale et les chasseurs ont renouvelé leur partenariat pour le bénéfice de tous.

Un atout pour l’entraînement des forces de l’ordre

Les gendarmes du Gard profitent largement de cette convention, notamment en utilisant le stand de tir de la Fédération des chasseurs à Nîmes pour leur entraînement. Un aspect parfois méconnu mais crucial, car maintenir une compétence de tir élevée est essentiel pour les forces de l’ordre. Ce partenariat offre donc aux gendarmes un lieu pratique et adapté pour ces sessions critiques.

Surveillance accrue du monde rural

Ce partenariat ne se limite pas aux aspects pratiques pour les forces de l’ordre. Les chasseurs, par leur présence constante sur le terrain, jouent un rôle précieux dans la surveillance de la campagne. Toujours aux aguets, ils sont souvent les premiers témoins d’anomalies ou d’activités suspectes. Des enquêtes récentes menées par la gendarmerie ont abouti grâce aux informations fournies par ces vigies rurales.

Cas concrets de collaborations réussies

Les chasseurs ne sont pas seulement utiles pour prévenir le braconnage. Il y a quelques années, leur vigilance a permis de mettre au jour une plantation de cannabis dissimulée en pleine nature. Grâce à cette intervention, la gendarmerie a pu agir avant que les cultivateurs illégaux ne réussissent leur manœuvre. Ce genre de coopération prouve l’efficacité du partenariat.

Une aide précieuse dans des enquêtes sensibles

Les gendarmes apprécient particulièrement l’aide des chasseurs dans les affaires nécessitant une connaissance approfondie du terrain. Qu’il s’agisse de traquer des braconniers ou de repérer des activités illégales en zones reculées, les chasseurs deviennent des alliés indispensables. Leur expertise et leur connaissance locale sont inestimables pour les forces de l’ordre.

Renouvellement officiel de la convention

Ce partenariat, dont l’efficacité n’est plus à prouver, a été officiellement reconduit le 11 octobre. La gendarmerie du Gard peut donc compter sur le soutien constant et vigilant des chasseurs pour encore une année. Une alliance qui promet de continuer à apporter des résultats concrets en matière de sécurité et de préservation des espaces naturels.

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Les Femmes Révolutionnent la Chasse

Les Femmes Révolutionnent la Chasse

La Chasse : Pas seulement pour les Hommes

Les chasseresses prennent le relais

Depuis des temps immémoriaux, la chasse a été souvent perçue comme une activité purement masculine. Cependant, il est grand temps de déconstruire ce stéréotype. Les femmes, ou « chasseresses », sont de plus en plus nombreuses à fouler les terrains de chasse et à y laisser leur empreinte. Elles apportent une dynamique nouvelle et démontrent que la passion de la chasse est universelle, transcendant les notions de genre.

Une évolution en phase avec la société

L’évolution de la chasse féminine suit celle de la société. Autrefois rares dans les champs, les femmes ont maintenant cassé les codes et s’engagent activement. Cette évolution est salutaire et témoigne de la maturation de notre société dans son ensemble. Alexia, récemment distinguée par la Fédération des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques, incarne parfaitement ce changement en étant la plus jeune Présidente d’ACCA du département. Son engagement et celui de ses pairs montrent que la chasse n’est plus un bastion masculin.

Les femmes sur le devant de la scène numérique

Les réseaux sociaux sont devenus des outils puissants pour combattre les clichés. Les chasseresses y sont particulièrement actives, notamment sur des plateformes comme TikTok. Elles y partagent les différentes facettes de leurs vies. En journée, elles peuvent être agricultrices, infirmières, ou commerçantes, et le lendemain, en tenue de chasse, prêtes à partir sur le terrain. Cette visibilité aide à briser les stéréotypes associés à la chasse et montre au grand public que cette activité est pratiquée par des personnes ordinaires, hommes et femmes confondus.

Les femmes comme avenir de la chasse

Willy Schraen avait prédit que les femmes représenteraient l’avenir de la chasse, une vision qui s’avère de plus en plus juste. Les chasseresses ne cessent d’enrichir ce domaine de leur diversité et de leur passion. Leur présence croissante apporte une dimension supplémentaire et enrichit la culture de la chasse. Elles démontrent quotidiennement que cette activité est bien plus qu’une simple tradition; elle est une passion partagée qui peut unir au-delà des genres.

Un avenir prometteur

Nous pouvons être fiers de nos chasseresses, qui montrent que la chasse n’est pas l’apanage de quelques-uns, mais bien une passion universelle. Leur implication active dans les associations, leur présence sur le terrain, et leur impact sur les réseaux sociaux redéfinissent les contours de cette activité. Espérons que leur nombre continue de croître, pour le bénéfice de la communauté tout entière.

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Dégâts des sangliers à Prény fermeture du sentier de la brèche envisagée

Dégâts des sangliers à Prény fermeture du sentier de la brèche envisagée

Prény. Dégâts des sangliers à proximité des maisons : la fermeture du sentier de la brèche envisagée

La sécurité avant tout : fermeture du sentier envisagée pour éviter les dégâts des sangliers

À Prény, les sangliers sont de plus en plus visibles à la tombée de la nuit, traversant la route du Pouillot juste avant l’entrée du village. Si certaines hardes se contentent de filer discrètement derrière le village, d’autres, plus téméraires, s’attardent près des maisons, causant des dégâts considérables.

Pour répondre à cette menace, une demande de dérogation pour des tirs de nuit a été déposée par le lieutenant de la louveterie auprès de la Direction départementale des territoires. Une fois l’autorisation obtenue, le sentier de la brèche sera fermé aux usagers, et ce, jusqu’à ce que les sangliers ne représentent plus un danger.

Des barrières seront installées aux deux entrées du sentier pour en interdire l’accès et assurer la sécurité des habitants et des promeneurs.

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Chasse et insécurité l’État silencieux face aux dangers publics

Chasse et insécurité l'État silencieux face aux dangers publics

Chasse et insécurité : l’État muet face aux dangers publics

Un an après le lancement de leur recours en justice « contre la chasse qui tue (aussi) des humains », l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) et Un jour un chasseur dénoncent le silence assourdissant du Gouvernement face aux graves enjeux de sécurité publique liés à la chasse. Tandis que l’État reste muet, la Fédération nationale des chasseurs (FNC) prend position et confirme que la sécurité publique fait partie de ses prérogatives, tout en qualifiant les accidents de chasse de « litanie de faits divers non prouvés ».

Les carences de l’État en matière de sécurité

Il y a tout juste un an, l’ASPAS et le collectif Un jour un chasseur ont adressé une demande à l’ensemble des ministres concernés pour que le Gouvernement assume ses responsabilités en matière de protection de la population dans le contexte des actions de chasse. Deux carences de l’État ont été mises en lumière : l’absence de règles de sécurité efficaces applicables sur l’ensemble du territoire et la validation de schémas départementaux de gestion cynégétiques élaborés par les Fédérations de chasseurs malgré leur disparité et leurs insuffisances graves en matière de sécurité.

Or, il est démontré qu’au cours des 15 dernières années, 70% des non-chasseurs tués l’ont été durant le week-end et près de 40% l’ont été sur une route ou dans leur jardin. Une limitation temporelle et spatiale de la pratique de la chasse aurait ainsi permis d’éviter la mort de 13 personnes sur les 19 tuées. Elle réduirait aussi significativement le nombre de blessés et les nuisances occasionnées pour les riverains et les promeneurs.

Le recours en justice contre l’inaction de l’État

Le Gouvernement n’ayant apporté aucune réponse à cette demande, les associations ont saisi le Tribunal administratif de Paris le 1er février 2024 afin de faire constater les carences de son action et l’enjoindre à prendre des mesures propres à assurer efficacement la sécurité du public. À ce jour, l’État n’a toujours pas répondu au mémoire de l’ASPAS.

Toutefois, la FNC s’est constituée intervenante volontaire dans la procédure et affirme, par son mémoire, assumer les prérogatives de puissance publique en matière de sécurité de la population dans le contexte de la pratique de la chasse. La FNC précise que les règles de sécurité sont mises en œuvre par les fédérations départementales de chasseurs au sein de leur schéma départemental de gestion cynégétique, ce qui entraine des disparités significatives entre les départements.

Des droits fondamentaux bafoués

La FNC met en avant que l’obligation de l’État en matière de sécurité à la chasse est une obligation de moyens et non de résultat et qu’aucun manquement grave ou récurrent dans la pratique et l’encadrement de la chasse n’est à constater. Cependant, elle qualifie les accidents de chasse rapportés par les associations de « litanie de faits divers recueillis dans la presse régionale ou de divers témoignages, du reste non prouvés ».

Elle soutient également que la limitation de la chasse le week-end ou l’encadrement du tir à proximité des habitations et des routes ne serait en aucun cas de nature à prévenir les accidents de chasse.

Les associations persévèrent

Le silence de l’État et la position de la FNC ne font que confirmer la situation ubuesque dénoncée par l’ASPAS : l’État confie aux chasseurs le soin de limiter eux-mêmes leur pratique, alors même que cela relève du domaine de la sécurité publique, dont il détient nécessairement le monopole ; la FNC assume que les règles de sécurité varient d’un département à l’autre, et qualifie de faits divers non prouvés les décès, les blessés, et l’ensemble des nuisances subies par la population.

L’ASPAS ira au bout de cette action afin de faire constater par le juge les carences graves de l’action de l’État, dont seule la chasse semble bénéficier, en rappelant le texte de Loi codifié à l’article L111-1 du Code de la sécurité intérieure : « La sécurité est un droit fondamental et l’une des conditions de l’exercice des libertés individuelles et collectives. L’État a le devoir d’assurer la sécurité en veillant, sur l’ensemble du territoire de la République, à la défense des institutions et des intérêts nationaux, au respect des lois, au maintien de la paix et de l’ordre publics, à la protection des personnes et des biens ».

Réactions des porte-paroles

Pour Yolaine de la Bigne, porte-parole de l’ASPAS : « Déjà une douzaine d’accidents depuis l’ouverture de la chasse, dont un cycliste blessé au visage : combien faut-il en attendre d’autres avant que le gouvernement prenne ses responsabilités et agisse pour la sécurité des citoyens ? »

Un jour un chasseur ajoute : « Force est de constater que depuis la mort de notre ami Morgan Keane en 2020, la chasse continue de mettre les ruraux en danger, de blesser et de tuer. Le sentiment d’insécurité dans les campagnes est toujours aussi présent, l’État toujours aussi méprisant des souffrances des ruraux et le cadre juridique encadrant ce « loisir » n’est toujours pas à la hauteur des enjeux de sécurité et de partage de la nature. Cette inaction est inacceptable : il est temps de prendre en compte l’urgence ! »

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Les Dégâts de Gibier en Seine-Maritime Un Fardeau de 900 000 euros

Les Dégâts de Gibier en Seine-Maritime Un Fardeau de 900 000 euros

Les Dégâts de Gibier en Seine-Maritime : Un Fardeau de 900 000 €

Le Gibier, Un Fléau pour les Cultures

La cohabitation entre le gibier et les cultures n’est jamais simple. Les végétaux sont des aliments prisés par les sangliers et cervidés. La Fédération des chasseurs de Seine-Maritime indemnise les agriculteurs suite aux dégâts causés par les grands gibiers.

Les animaux sauvages n’ont pas besoin de soucoupe volante pour envahir les champs de maïs dans la vallée de la Durdent ; ce sont les sangliers qui font le sale boulot. Guillaume Burel, agriculteur à Drosay, près de Saint-Valéry-en-Caux, et interlocuteur de la Fédération des chasseurs de Seine-Maritime, a constaté l’ampleur du phénomène: « Les sangliers sont nombreux, malins et ils aiment le maïs. »

Des Populations de Gibier en Pleine Croissance

« Les dégâts de gibier, en Seine-Maritime, c’est une réalité ! Les populations de grands gibiers, surtout de sangliers, augmentent énormément. La météo change, les hivers sont plus doux, ce qui diminue la mortalité des marcassins. On est passé de deux portées en deux ans à trois. Et comme le sanglier n’a pas de prédateur naturel, il s’installe à demeure près des parcelles et se sert », résume Guillaume Burel, agriculteur en polyculture élevage laitier.

Le menu des sangliers est varié : maïs, lin, betteraves, céréales, en plus des glands et mulots. « Il y a 25 ans, on trouvait peu de sangliers en plaine. Aujourd’hui, c’est toute l’année que les sangliers causent des dégâts, que ce soit sur les semis, les jeunes pousses ou les plantes développées », assure Guillaume Burel. Chaque année, il obtient environ 1 000 € d’indemnités. « Mais c’est nettement plus grave dans d’autres secteurs. »

Des Indemnisations Massives

Rémi Fihue, trésorier de la Fédération départementale des chasseurs 76 (FDC 76), basée à Belleville-en-Caux, explique : « Pour la saison 2023-2024, allant du 1er juillet au 30 juin suivant, on mobilise une enveloppe de 1,4 million € pour les indemnisations de dégâts de gibier. Environ 900 000 € vont directement aux indemnisations, le reste se partage entre la gestion des plans de chasse, l’achat de clôtures, etc. » Le tir de grand gibier n’est pas la première option envisagée, mais intervient en fin de processus.

L’Utilisation de Grillages et d’Effaroucheurs

« On n’est pas dans une logique d’assurance mais de service à l’état. Quand un agriculteur subit des dégâts, c’est signalé aux services préfectoraux. On valide ensuite les interventions », précise Rémi Fihue. Ces interventions peuvent inclure la pose de grillages et d’effaroucheurs. « L’indemnisation, c’est un échec pour tous, y compris pour l’agriculteur qui devra nourrir ses bêtes en achetant la nourriture. Le but est de diminuer la pression du grand gibier sur les cultures », poursuit-il.

Des Zones Complexes à Gérer

Agriculteurs et chasseurs rencontrent des difficultés concrètes : les sangliers ont compris que certaines zones sont plus complexes que d’autres. Ils apprécient les taillis, les valleuses, les abords de falaises et les zones interdites à la chasse. Même si la chasse au cochon sauvage est autorisée par arrêté préfectoral douze mois sur douze, les indemnisations n’ont pas tendance à diminuer.

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