La chasse aux galliformes suspendue dans les Alpes du Sud


La chasse aux galliformes interdite dans les Alpes du Sud
La décision de justice met fin à la chasse du tétras-lyre et de la perdrix bartavelle
L’arrêté de la préfecture des Hautes-Alpes, daté du 27 septembre, autorisant la chasse au tétras-lyre et à la perdrix bartavelle, a été partiellement suspendu par le tribunal administratif de Marseille.
Les associations de défense de la faune, telles que One Voice, la Ligue pour la Protection des Oiseaux PACA et la Société Alpine de Protection de la Nature-FNE 05, se félicitent de cette mesure. One Voice, par voie de communiqué, insiste : « Il serait plus que bienvenu que les préfectures entendent enfin les tribunaux et cessent de jouer avec la vie des animaux pour faire plaisir à une infime portion de la population qui porte la mort en bandoulière ».
Suspension quasi-totale dans les Hautes-Alpes
Concrètement, la chasse à la perdrix bartavelle est suspendue dans tout le département des Hautes-Alpes. Quant à celle du tétras-lyre, elle est quasiment interdite partout, sauf dans les Préalpes du Nord, dans le secteur Dévoluy-Bure.
Un précédent dans les Alpes-de-Haute-Provence
Les Alpes-de-Haute-Provence ont connu un scénario similaire il y a quelque temps. Une autorisation de chasse délivrée par le préfet le 13 septembre, suivie d’un recours des associations écologistes, a finalement conduit à la suspension de l’arrêté préfectoral le 11 octobre. Durant la période d’autorisation de la chasse, plusieurs spécimens de tétras-lyres et de perdrix bartavelle avaient alors été prélevés.
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Actuchasse pour Caninstore
Conflit autour d’une laie recueillie illégalement en Côte-d’Or


Côte-d’Or : Conflit autour d’une laie de 140 kg recueillie illégalement
Des retraités de Musigny en désaccord avec la justice
Un couple de Musigny (Côte-d’Or) se trouve au cœur d’une polémique après avoir accueilli une laie de 140 kg sans autorisation il y a trois ans. Dénoncés anonymement en septembre dernier, les retraités sont maintenant sommés par la préfecture de rendre l’animal, jugé en conditions « incompatibles avec son bien-être ».
La laie, prénommée Cocotte, vit dans une grange remplie d’objets divers, un environnement que le préfet et le procureur considèrent inadéquat. Le couple, cependant, s’est profondément attaché à l’animal. « Elle me connaît. Elle est gentille, ma petite bête. J’aimerais pas qu’on lui fasse du mal », confie la femme. Malheureusement, le sanglier appartient à une espèce classée « dangereuse » et n’a jamais été déclaré aux autorités.
Un appel à l’aide de l’association Vida
Face à cette situation, le couple a fait appel à Vida (Voir Informer Dénoncer Agir pour les animaux) pour obtenir l’autorisation de garder la laie. « Ce n’est pas possible qu’elle reste dans ces conditions-là qui sont déplorables », déclare la représentante de Vida, reconnaissant cependant l’affection que porte la famille à l’animal et leur manque de recul face à la complexité de la situation.
Vida propose donc de construire un enclos aux normes sur le terrain des retraités pour y reloger Cocotte, mais le temps presse. Une enquête de gendarmerie est en cours, et la capture de la laie par l’Office français de la biodiversité (OFB) pourrait survenir à tout moment.
Quel avenir pour Cocotte ?
Initialement, l’abattage de l’animal semblait être l’issue envisagée par les autorités, mais un transfert vers un parc de chasse est maintenant envisagé, ce qui inquiète l’association Vida pour la survie de Cocotte.
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Article signé : Actuchasse pour Caninstore
France 3 Dordogne Découverte d’une Palombière et de la Fièvre Bleue


France 3 Découvre une Palombière en Dordogne
La Fièvre Bleue : Un Mal Incorrigible
Les équipes de France 3 Nouvelle-Aquitaine se sont aventurées en Dordogne pour découvrir l’univers fascinant des paloumayres, en pleine saison de chasse à la palombe, qui s’étend du 1er octobre au 20 novembre. À Liorac-sur-Louyre, non loin de Bergerac, les journalistes ont rencontré Hubert, propriétaire de la palombière, accompagné de Jean-Pierre et Alain, maire de la commune voisine de Rouffignac-de-Sigoulès. Ensemble, ils ont dévoilé les secrets de ce qui les anime chaque année : la fameuse fièvre bleue.
Des Techniques Pointues et Une Réglementation Stricte
Lors de ce reportage, nos paloumayres ont expliqué leurs techniques de chasse sophistiquées. De la taille des arbres au positionnement stratégique des appelants, sans oublier le complexe réseau de ficelles et de palettes servant à activer ces derniers, rien n’a été laissé au hasard. Ils ont également évoqué l’obligation du tir « au posé », une règle stricte pour ce type de chasse. Mais au-delà des techniques, c’est la passion brûlante et presque obsessionnelle pour la chasse à la palombe qui transparaît dans leurs témoignages.
Une Passion Immortelle
La fièvre bleue ne faiblit pas avec les années pour ces chasseurs du sud-ouest. Leur fascination pour la palombe et les liens quasi fraternels qui les unissent transforment chaque saison en une aventure chargée d’émotions intenses. Pendant plusieurs semaines, ils vivent des moments exaltants qu’ils savourent avec une délectation inébranlable, année après année.
Pour plonger au cœur de cette passion, découvrez le reportage de France 3 en suivant ce lien : https://caninstore.com/fr/
Article rédigé par Actuchasse pour Caninstore.
Un Amendement Proposé pour Supprimer les Avantages Fiscaux des Associations Anti-Chasse


Un Amendement Visant à Supprimer les Réductions d’Impôts pour les Associations Anti-Chasse
Des Méthodes de Plus en Plus Radicales des Associations Animalistes
Les relations entre chasseurs et associations animalistes prennent un tournant de plus en plus tendu. Ces dernières années, les militants de la cause animale usent de méthodes de plus en plus agressives pour nuire aux activités de chasse. Sabotage de matériel, intrusion illégale sur les terrains de chasse, et même attaques directes contre les chasseurs et leurs chiens en sont quelques exemples. Ces actions radicales perturbent non seulement l’activité des chasseurs mais aussi les débats politiques autour de la chasse en France.
Un Député Propose un Amendement au Projet de Loi de Finances 2025
Le 17 octobre dernier, le député Eddy Casterman a franchi une étape décisive en déposant un amendement au projet de loi de finances pour l’année 2025. Cet amendement vise à supprimer les réductions d’impôts pour les dons faits aux associations dont les membres seraient reconnus coupables d’actes de harcèlement ou de dégradation contre les chasseurs. Selon l’amendement, « Le bénéfice de la réduction d’impôt est exclu pour les dons aux associations dont les adhérents sont reconnus coupables d’actes d’intrusion ou de dégradations sur les territoires où s’exerce le droit de chasse ou d’actes de violence vis-à-vis de chasseurs ou de leurs animaux dressés pour la chasse. »
En plus de la suppression des réductions d’impôts, les associations reconnues coupables ne pourraient plus délivrer de reçus fiscaux permettant à leurs donateurs de défiscaliser leurs dons. Cela pourrait représenter un coup dur pour le financement de ces associations, les privant d’un levier financier crucial pour leurs actions et campagnes.
La Réaction des Associations Anti-Chasse
Comme on pouvait s’y attendre, cet amendement a déclenché une vague d’indignation parmi les associations animalistes. Celles-ci n’ont pas tardé à réagir, utilisant les réseaux sociaux et leurs canaux de communication pour mobiliser leurs militants. Ce que ces associations redoutent avant tout, c’est la perte financière due à la suppression des avantages fiscaux, qu’elles jugent « dangereuse » pour la continuation de leurs activités.
En parallèle, les associations tentent de rassurer leurs adhérents et le grand public en affirmant qu’elles n’encouragent en aucun cas des actions illégales ou violentes. Mais pour les chasseurs, ces déclarations ne sont guère convaincantes, au vu des nombreuses publications et actions passées desdites associations.
Un Précédent et des Espoirs
Il est intéressant de noter qu’un amendement similaire avait été précédemment rejeté. Celui-ci visait des associations comme L214 et Greenpeace pour des intrusions dans les bâtiments agricoles et les installations industrielles. Fortes de ce précédent, les associations anti-chasse espèrent que le nouvel amendement connaîtra le même sort. Néanmoins, les chasseurs et leurs défenseurs ont désormais la possibilité de manifester leur soutien à cet amendement en contactant directement leurs élus.
Appel à l’Action pour les Chasseurs
Si vous êtes vous-même chasseur ou simplement favorable à cette initiative, il est possible d’intervenir en amont pour soutenir l’amendement. Votre participation pourrait contrecarrer les actions de lobbying des associations animalistes. Pour ce faire, adressez-vous à vos députés par courrier, e-mail ou tout autre moyen de communication, et faîtes-leur part de votre soutien à cette mesure de loi.
Conclusion : Un Bras de Fer Législatif
Ce projet de loi semble être le dernier épisode d’un long bras de fer entre chasseurs et animalistes. En s’attaquant au financement des associations via la suppression des avantages fiscaux, le député Casterman cherche à mettre un frein aux méthodes de plus en plus radicales employées par certains militants. La suite des événements dépendra de la capacité des chasseurs et de leurs soutiens à faire entendre leur voix dans le débat parlementaire.
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Palombière tradition chasse amitié convivialité


Palombière : la tradition de la chasse, mais où l’amitié et la convivialité sont les seuls mots d’ordre
Une Alliance Traditionnelle et Moderne au cœur des Bois
Sur les coteaux de la vallée du Lot, dans le Livradais, des paloumayres se retrouvent au lever du jour en ce début d’automne pour observer le passage des palombes. Rencontre.
Nuit noire, sur la route, les quelques véhicules qui circulent disparaissent bizarrement au détour d’un chemin, d’une allée, ou d’une piste pas éloignée d’un bois. Un véhicule de la police de l’environnement roule aussi. Étrange ballet dans des endroits reculés habituellement déserts. Pointe du jour, dans les phares, une piste nous mène au bois. Quelques grives posées sur le chemin indiquent un début de passage.
Octobre marque la saison de la migration bleue. La palombière est nichée au cœur de la nature. À l’orée, des lueurs, concession au progrès, des lampes frontales s’agitent dans le bois. En silence, des ombres furtives s’affairent au pied des chênes. Il est temps de monter les appeaux. Pas un geste de trop, pas un pas de travers, le terrain est connu et reconnu.
À l’aube, nous pénétrons dans la cabane, la palombière. Lieu emblématique où se mêlent des années de chasse traditionnelles et la modernité. La cuisine avec sa galerie de photos des amis disparus, des journées de fêtes, sa cheminée, son four, la télé pour regarder les matchs de rugby, tout y est. Jusqu’aux baies vitrées sérigraphiées camouflage, le grand luxe.
Le café avalé, direction l’étage et la « gueytte », le poste du chef d’orchestre de la journée. Le ciel est bleu, après les deux derniers jours où des vols de palombes ont enfin été aperçus, l’espoir d’une grosse journée de passage. Et, maintenant, il n’y a plus qu’à patienter.
La conversation porte sur le positionnement des appeaux, les places de chacun des chasseurs, celle de l’ami Pierrot, la plus convoitée, disparu cette année, marquée des initiales du facétieux pilote de rallye bien connu. Et enfin les premières sont là, malmenées par un vent de sud-est, elles déboulent comme propulsées par un lanceur de ball-trap à raz du tapis taillé pour favoriser la pose. Elles passent sans perdre une seule plume, les chasseurs les regardent, habitués à ces journées de folie où on ne les voit que voler sans s’arrêter. Le spectacle est grandiose, les prises sans importance, les paloumayres sont des philosophes, éternels enfants dans leurs cabanes au fond des bois.
L’amitié, la convivialité sont les seuls mots d’ordre. La tradition perdure.
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Un dimanche à la chasse à Vuillafans


Un dimanche à la chasse : dans les pas des chasseurs à Vuillafans
Découverte et immersion au cœur de la chasse
Alors que le soleil se lève à peine, la cabane de chasse de Vuillafans s’anime déjà. Chasseurs et visiteurs se rassemblent, prêts pour une journée pleine de découvertes. Cette initiative, baptisée « Chasser les idées reçues » et organisée par la Fédération départementale de la chasse, vise à démystifier une pratique souvent méconnue et critiquée.
Planification et sécurité : des éléments clés
Sur place, une cartographie précise du territoire de chasse est étudiée avec minutie. Émilien s’affaire autour de ses chiens, leur mettant collier et harnais fluo pour assurer leur sécurité. Patrick Chanussot, président de l’association intercommunale de chasse agréée de Vuillafans/Châteuvieux-les-Fossés, place stratégiquement tireurs et traqueurs sur la carte.
Les chiens sont également préparés avec soin avant le départ. Patrick, toujours équipé d’un GPS, suit les déplacements de ses compagnons à quatre pattes en temps réel, gage de sécurité et d’organisation optimale.
À la rencontre de la faune et la flore locales
Le départ sonne et très vite, les chiens donnent l’alerte : un sanglier a été détecté dans les parages. La chasse mène les participants à travers une nature luxuriante, offrant des vues imprenables et un vrai bol d’air frais. Les chiens, véritables compagnons de route, jouent un rôle essentiel en épaulant les chasseurs.
Les chiens, des alliés indispensables
Octave, un bruno saint-hubert, et Rikou, un drahthaar au flair impeccable, illustrent l’importance des chiens dans cette pratique. Ils ne sont pas seulement des aides précieuses pour repérer le gibier, mais aussi des amis fidèles des chasseurs.
Chasse et randonnée : un duo gagnant
Au-delà de l’acte de chasse, c’est également le plaisir de la randonnée qui est au rendez-vous. Traverser les forêts, gravir les collines, et profiter de la beauté de la nature ajoutent une dimension supplémentaire à cette activité.
Conclusion et perspectives
Cette journée sur les hauteurs de Vuillafans a permis de mieux comprendre les enjeux et la beauté de la chasse, loin des clichés et des idées reçues. Une belle occasion pour les sceptiques de découvrir une facette souvent ignorée de cette pratique.
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Incendie Dévastateur dans un Rendez-Vous de Chasse à Mézières-lez-Cléry


Un Rendez-Vous de Chasse Ravagé par les Flammes dans le Loiret
Un Corps de Ferme Transformé en Cendres
Le département du Loiret a été le théâtre d’un tragique incendie ce lundi 21 octobre. Un corps de ferme, utilisé pour des rendez-vous de chasse, a été partiellement détruit par les flammes dans la commune de Mézières-lez-Cléry. Cet incident, survenu peu après 4 heures du matin, a ravagé une partie significative du bâtiment, sans pour autant causer de blessés.
Des Pompiers à la Hauteur de la Tâche
La promptitude des secours a été déterminante dans la gestion de cet incendie. Vingt pompiers, accompagnés de sept véhicules d’intervention, ont été dépêchés sur place. Leur intervention rapide a permis de limiter les dégâts à une surface de 150m² sur les 250m² totaux du corps de ferme. Bien que les pertes matérielles soient considérables, l’intégrité du bâtiment n’a pas été complètement compromise, et aucune victime n’est à déplorer.
Un Mystère Entoure l’Origine du Feu
A ce jour, les autorités n’ont pas communiqué sur les causes potentielles de l’incendie, laissant ainsi planer des doutes quant à l’origine du sinistre. L’absence d’indications claires pousse à la spéculation, surtout quand on prend en compte les incidents similaires survenus récemment.
Des Précédents Alarmants
Ce n’est pas la première fois qu’un rendez-vous de chasse est la proie des flammes. Pas plus tard que 15 jours auparavant, un autre incendie a ravagé un rendez-vous de chasse en Haute-Saône. Dans ce cas, les premiers éléments de l’enquête ont révélé un acte volontaire. La multiplication de ces incidents pousse à s’interroger sur une possible tendance inquiétante visant les infrastructures liées à la chasse.
Une Communauté en Éveil
Ces incidents à répétition mettent en alerte la communauté des chasseurs et les autorités locales. La question de la sécurité des locaux utilisés par les chasseurs devient de plus en plus pressante. Des mesures préventives supplémentaires pourraient être envisagées pour protéger ces lieux des risques d’incendie, qu’ils soient accidentels ou criminels.
Conclusion : Une Surveillance Renforcée Nécessaire
L’incendie survenu à Mézières-lez-Cléry rappelle de façon tragique les dangers auxquels sont exposés les bâtisses rurales. En l’absence de blessés, la lumière doit désormais être faite sur l’origine de ce sinistre. La vigilance est de mise, et les chasseurs ainsi que les autorités doivent redoubler d’efforts pour assurer la sécurité de leurs installations et éviter de telles tragédies à l’avenir.
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La chasse au gabion atout pour la biodiversité des marais du Cotentin


La chasse au gabion, essentielle à la biodiversité dans les marais du Cotentin
Le rôle des chasseurs dans la préservation des marais
Depuis le 21 août 2024, près de 7 000 chasseurs de gibiers d’eau ont rejoint leurs résidences secondaires autrement connues sous le nom de gabions dans le département de la Manche. Ils y resteront jusqu’au 31 janvier 2025, marquant la fin de cette pratique ancestrale. « On est arrivé samedi soir. Juste avant 20 heures, avec mon petit-fils, nous avons tiré deux canards, dont un siffleur », raconte Jean-Louis Lehot, une figure bien connue au sein du Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin. Louis, son petit-fils, n’a pas hésité à se lever à 2 h 45 pour veiller le reste de la nuit, ajoutant que « les canards se sont posés juste en face de nous, dans la mare ».
Une matinée de découverte ouverte au public
Le lendemain matin, Jean-Louis, Louis et trois générations de la famille Lehot se sont joints aux membres de l’Association des Sauvaginiers des Marais du Cotentin et du Bessin (ASMCB) pour une matinée de découverte de la chasse au gabion à Auvers, près de Carentan. Une occasion ouverte au public qui a permis de plonger dans les conditions automnales habituelles des « gabionneurs », avec un vent fort et constant accompagné de bruine.
La chasse au gabion : un sujet à controverse
La chasse au gibier d’eau passionne et divise. Pour ses adeptes, elle est essentielle à la gestion de la biodiversité. En effet, les gabionneurs participent à l’observation de la migration des oiseaux et à l’entretien des espaces difficiles d’accès comme les marais du Cotentin, en lien avec les agriculteurs. « Sans nous, les mares ne sont pas entretenues. Elles sont vitales pour la reproduction des oiseaux migrateurs », explique Michel, 71 ans, qui arpente ces terres depuis son enfance.
L’implication des chasseurs dans la recherche scientifique
Selon un arrêté national datant de 1986, les gabionneurs peuvent prélever jusqu’à 25 oiseaux sur 24 heures. De plus, ils sont de plus en plus impliqués dans le suivi scientifique de la migration. Dans la Manche, une centaine de chasseurs identifient les ailes de leurs prélèvements en partenariat avec l’Association nationale des chasseurs de gibiers d’eau (ANCGE). « Cette action, qui existe depuis 9 ans, permet de déterminer le sexe et l’âge des oiseaux », explique Grégoire Fautrat, membre de l’ASMCB et ancien technicien à la Fédération départementale des chasseurs de la Manche. En moyenne, 70 % des prélèvements doivent être de jeunes oiseaux pour évaluer si ce mode de chasse impacte la population des espèces.
Les gabions : un patrimoine familial
Avec environ 650 gabions dans le département de la Manche, dont 500 installés dans les marais, ces structures sont généralement transmises de génération en génération. Parfois, elles sont vendues, et les prix varient considérablement en fonction des équipements, de la fonctionnalité et surtout de l’emplacement, allant de 10 000 à 200 000 euros.
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Système d’Informations sur les Armes dans le Loiret: Moins de la Moitié des Chasseurs Inscrits à Risque de Sanctions


La Préfecture du Loiret Redoute un Retard d’Inscriptions au SIA
Seulement la Moitié des Chasseurs Inscrits: Un Appel à la Conformité
Dans le département du Loiret, la préfecture tire la sonnette d’alarme face à la lenteur des inscriptions au Système d’Informations sur les Armes (SIA). Malgré les rappels incessants et les options d’assistance proposées, seule la moitié des chasseurs ont répondu à l’appel, mettant ainsi en péril leur conformité avant la date butoir du 31 décembre.
Le Système d’Informations sur les Armes: Une Obligation Négligée
Le Système d’Informations sur les Armes, connu sous le sigle SIA, est une plateforme numérique où les chasseurs doivent créer leur « râtelier numérique ». Cette nouvelle obligation, en vigueur pour les détenteurs d’armes, semble avoir du mal à trouver son public dans certaines régions, y compris le Loiret. Sur les 20 000 chasseurs que compte le département, environ 10 000 seulement ont déjà effectué cette démarche. Une situation préoccupante pour les autorités locales.
Les Solutions Proposées: Assistance et Permanences
Pourtant, la préfecture du Loiret ne manque pas de rappeler que des solutions d’assistance sont disponibles. Les chasseurs peuvent se rendre en préfecture, à la Fédération des chasseurs ou même chez les armuriers pour obtenir de l’aide. Ces permanences sont mises en place pour faciliter l’inscription de ceux qui pourraient être intimidés par les formalités administratives ou par la technologie numérique.
Conséquences de la Non-Conformité: Saisies et Amendes
La préfecture a également mis en garde contre les conséquences d’un défaut d’inscription. Bien que les forces de l’ordre adopteront une première approche pédagogique, les armes non enregistrées risquent la saisie après un certain délai de tolérance. De plus, des contraventions seront infligées aux contrevenants, et ces derniers se verront dans l’impossibilité d’acheter, de vendre ou même de faire réparer une arme chez un armurier. Ces mesures strictes visent à assurer la maîtrise et la traçabilité des armes présentes sur le territoire.
Un Outil en Question: Risque de Surcharge
La crainte d’un afflux tardif d’inscriptions laisse entrevoir un autre problème potentiel: la capacité de la plateforme à gérer un grand nombre de créations de comptes en peu de temps. Des limitations techniques ont déjà été observées par le passé, et les autorités redoutent que l’outil ne soit pas à la hauteur de la tâche si tous les chasseurs attendent la dernière minute pour se conformer.
Conclusion: Ne Pas Attendre, Agir Maintenant
Il est donc crucial pour les chasseurs du Loiret de ne pas remettre au lendemain cette formalité importante. En s’inscrivant dès maintenant au SIA, ils éviteront les déconvenues et participeront à la sécurité collective. La préfecture insiste sur le fait que toutes les ressources nécessaires sont mises à leur disposition pour faciliter ce processus.
Restons vigilants et prenons les mesures nécessaires pour nous conformer aux nouvelles réglementations.
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Les chasseurs véritables écologistes


Les chasseurs, les vrais écologistes
Chasse et écologie : une relation naturelle
L’automne est bien ancré dans nos paysages avec son florilège de couleurs. La sauvagine a entrepris son périple migratoire alors que la saison des amours enchante plusieurs mammifères dans nos forêts québécoises.
Mais pour plusieurs, l’automne est synonyme de la saison de la chasse. La récente chronique « Faut-il interdire la chasse? » a suscité de vives réactions, et ce débat met en lumière une perspective intéressante : celle des chasseurs comme véritables écologistes.
La chasse, un équilibre écologique
Le cœur du problème, selon certains critiques, repose sur l’idée que la chasse n’est plus nécessaire pour gérer les écosystèmes ou pour notre alimentation. Cette vision pose la chasse comme une activité désuète, mettant en avant les intérêts humains au détriment du bien-être animal et environnemental.
Cependant, cette vision est contestée par de nombreux chasseurs et experts, qui considèrent plutôt que les abus, les récoltes excessives et les déséquilibres écologiques sont les véritables menaces. Les chasseurs sportifs, par leur activité, s’imposent comme des participants profondément engagés dans l’ordre naturel, même artificiel, du monde terrestre.
Une véritable conscience écologique
Les connaissances nécessaires aux chasseurs pour réussir dans les divers milieux naturels du Québec ne se limitent pas à la simple maîtrise de règles et de lois. Elles développent chez eux une sensibilité à la complexité et à la fragilité des équilibres naturels. Les chasseurs deviennent ainsi des acteurs clés dans la préservation de l’environnement.
À la chasse, ils retrouvent des sens et des instincts oubliés. Le respect de l’animal abattu, et le cérémonial entourant la consommation du gibier, témoignent d’une profonde admiration pour la nature. La chasse est alors perçue comme une poursuite d’amour pour la nature.
Historiquement, des chasseurs naturalistes
Il est intéressant de noter que de nombreux naturalistes éminents étaient également des chasseurs passionnés. John-James Audubon, par exemple, observait et illustrait la faune avec un œil profondément respectueux, tout en menant une vie de chasseur. Son approche a permis de valoriser de vastes territoires naturels du Québec, une pratique poursuivie par de nombreux chasseurs d’aujourd’hui.
En conclusion, la chasse, loin d’être une menace écologique, peut être envisagée comme un outil de gestion et de préservation des écosystèmes, menée par ceux qui en sont les plus conscients : les chasseurs.
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