Arrivée de Toto le sanglier au parc animalier de Charleville


Toto le sanglier : comment le parc animalier de Charleville prépare sa venue?
Des préparatifs minutieux pour un nouvel espace naturel
Le parc animalier de Charleville-Mézières s’apprête à accueillir un nouveau pensionnaire : Toto le sanglier. Ce jeune marcassin, initialement recueilli par une famille d’Arras, a été récupéré par les forces de l’ordre et placé en refuge avant que la Justice ne statue sur son sort. Après une première condamnation à l’euthanasie, la cour d’appel a annulé cette décision grâce à la proposition de la Ville de Charleville-Mézières de l’accueillir dans son parc animalier à Saint-Laurent.
Pour préparer l’arrivée de Toto, les agents du parc sont en pleine effervescence. Ils ont dû trouver un enclos adéquat, optant pour un ancien espace à sangliers laissé en jachère depuis deux ou trois ans pour permettre aux sols de se régénérer. « C’est un espace où nous avons sélectionné des types d’arbres qui pousseront ailleurs », explique un agent.
Salah Chaouchi, adjoint au maire chargé du parc animalier, précise : « Le but, c’est que ça ressemble le plus possible à un milieu naturel. » Toto aura donc des arbres pour se frotter et des sols à labourer, un environnement qui recrée son habitat naturel avec de l’herbe, des fleurs, et différents types d’arbres.
Un enclos sécurisé et informatif
Pour délimiter l’espace de Toto et éviter qu’il ne s’échappe, des clôtures ont été installées par les équipes de la Ville et du parc. L’enclos de Toto s’étendra sur 600m², offrant suffisamment de place pour qu’il puisse s’épanouir. Les agents du parc s’affairent également à nettoyer l’enclos et à installer une mangeoire. Des pancartes seront mises en place pour indiquer aux visiteurs l’emplacement de Toto, avec un panneau détaillant son parcours.
Transport et quarantaine avant sociabilisation
Alors que Toto doit être transporté d’Arras à Charleville-Mézières la semaine prochaine, la date exacte n’est pas encore fixée. « Un vétérinaire a réalisé les derniers prélèvements, les analyses sont en cours. Nous attendons les résultats pour pouvoir procéder au transport », précise Salah Chaouchi.
À son arrivée à Charleville, Toto sera placé en quarantaine pour s’assurer qu’il ne présente aucune anomalie. Il sera ensuite rejoint par trois autres marcassins qui apprendront à sociabiliser avec lui avant leur intégration dans l’enclos principal des sangliers.
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Les Forêts d’Utrecht en Alerte Après Attaques de Loup


Les Balades en Forêt Suspendues aux Pays-Bas après une Nouvelle Attaque de Loup
Une série d’attaques qui inquiète les autorités et les habitants
La province d’Utrecht aux Pays-Bas est en état de vigilance accrue après une série d’incidents impliquant un loup. Les autorités locales ont conseillé aux familles de ne plus se rendre dans les forêts de la région, suite à une nouvelle attaque survenue récemment. Un loup a encore frappé, instaurant une véritable psychose parmi les habitants et les visiteurs.
Un Enfant Attaqué à Austerlitz
Tout a commencé le 31 juillet dernier, lorsqu’un loup a foncé sur un garçon près du village d’Austerlitz, en Utrecht. Heureusement, contrairement à une fillette mordue quinze jours plus tôt dans la même région, l’enfant n’a pas été blessé. Cependant, l’expérience restera probablement gravée dans sa mémoire. Les experts de la faune locale décrivent le comportement de ce loup comme « atypique et dérangeant ».
Les Animaux de Compagnie Ne Sont Pas Épargnés
Le cauchemar ne s’est pas arrêté là. Le 7 août, un autre incident s’est produit, cette fois impliquant un chien promené par son maître à Zeist, un village voisin. Bien que le loup ait attaqué le chien, ce dernier a été relativement épargné grâce à la chance et l’intervention rapide de son propriétaire. Les analyses ADN et une vidéo de surveillance ont permis de confirmer que c’était le même loup qui était à l’origine des trois attaques successives.
Des Mesures Préventives pour Protéger la Population
Face à ces événements troublants, les autorités de la province n’ont pas tardé à réagir. Elles ont déconseillé aux résidents et visiteurs de se rendre en forêt, notamment avec de jeunes enfants, afin d’éviter de nouvelles confrontations avec le loup. Cette décision a été prise dans les municipalités de Leusden, Zeist, Woudenberg et l’Utrechtse Heuvelrug. Les randonnées, pourtant si populaires dans cette zone, sont désormais taboues.
Un Équilibre Fragile entre Protection du Loup et Sécurité Humaine
Ces mesures drastiques soulèvent des questions brûlantes sur la politique de protection du loup aux Pays-Bas. Les défenseurs de la nature respectent le statut protégé du loup, mais les incidents répétés ont obligé les autorités à envisager des mesures extrêmes, comme la capture de l’animal. Loin d’être un simple débat abstrait, cette situation pèse lourdement sur les habitudes des usagers de la nature, entre colère et préoccupations légitimes.
Pour suivre les évolutions sur ce sujet et en savoir plus sur la coexistence avec les loups, consultez Actuchasse en partenariat avec Caninstore.
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Sanglier au Menu : Réunion Annuelle de la Chasse à Curac


Curac : le sanglier régale les convives des chasseurs
Festin de Sanglier à Curac : Un Rendez-vous Incontournable
Le samedi 3 août, la société de chasse de Curac a organisé son traditionnel repas grillades de sanglier. Ce festin, orchestré avec brio par l’équipe de fines gâchettes dirigée par le président Régis Villeneuve au barbecue, et les épouses des chasseurs aux fourneaux, a attiré une foule nombreuse.
Plus de 80 personnes, comprenant des chasseurs, des amis, des membres de la famille, des habitants de la commune et des amateurs de bonne chère, étaient présentes. Attablés sous l’ancien préau de l’école communale, les convives n’auraient manqué ce repas pour rien au monde. Ils ont tous apprécié le festin préparé avec soin et convivialité.
Le rendez-vous annuel de la société de chasse de Curac est devenu un événement incontournable, réunissant toutes les générations et favorisant les échanges autour de la passion de la chasse et de la bonne nourriture. Le sanglier était, une fois de plus, la star incontestée de la soirée, régalant les palais de tous les présents.
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur l’univers de la chasse et des animations qui lui sont liées, n’hésitez pas à visiter notre site Caninstore.
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Gestion de la chasse de la tourterelle des bois entre conservation et tradition


Chasse de la tourterelle des bois : Une escapade cynégétique au Maroc
Contexte de la chasse de la tourterelle des bois
La tourterelle des bois, autrefois un gibier prisé, fait l’objet de fortes restrictions en Europe, et notamment en France où elle est protégée par un moratoire en vigueur jusqu’en 2025. Une décision qui crée des controverses, notamment lorsqu’on découvre que dans d’autres pays proches, la chasse de cette espèce est non seulement autorisée, mais même encouragée.
Interdiction et efforts de conservation en France
En France, cette interdiction n’a pas découragé les chasseurs qui se mobilisent activement pour la conservation de l’espèce. Des initiatives telles que des programmes de suivi, l’amélioration de l’habitat et des partenariats avec les agriculteurs sont mises en place par diverses Fédérations de chasseurs pour tenter de protéger et de faire croître les populations de tourterelle des bois.
Cependant, malgré leurs efforts, ces mesures n’ont pas encore produit d’effets visibles. C’est un paradoxe pour les chasseurs français qui voient leurs homologues espagnols et marocains profiter de la chasse de ce même gibier avec des restrictions bien moindres.
Gestion contrastée de l’autre côté de la Méditerranée
Au Maroc, l’ouverture de la chasse à la tourterelle des bois est un événement attendu. Le 27 juillet dernier, chasseurs marocains et touristes passionnés de cynégétique ont profité du coup d’envoi de la saison de chasse. Ce tourisme cynégétique attire de nombreuses personnes et les vidéos de chasse se multiplient sur les réseaux sociaux, attirant l’attention et parfois l’envie des chasseurs français. Pendant ce temps, en Espagne, une forme de chasse adaptative a été mise en place avec des quotas et des suivis rigoureux pour gérer cette espèce.
Le dilemme de la politique de chasse et de conservation
Le titre de cet article peut sembler provocateur, mais il met en lumière une réalité. La politique de conservation rigoureuse adoptée en France, sous la pression des mouvements écologistes, semble parfois déconnectée lorsqu’on la compare aux pratiques de gestion des pays voisins. Les efforts des chasseurs français pourraient voir leurs impacts limités si une gestion commune au niveau européen et méditerranéen n’est pas adoptée.
Une gestion européenne commune : une nécessité?
La gestion des espèces migratrices, comme la tourterelle des bois, nécessite une approche harmonisée entre les pays. Si l’objectif est la conservation efficace de l’espèce, des efforts concertés et une politique commune permettraient de maximiser les bénéfices des restrictions et des programmes de conservation mis en place.
Conclusion
La chasse de la tourterelle des bois reste un sujet polémique et un terrain de tensions entre les politiques de conservation strictes d’un côté et les traditions cynégétiques de l’autre. Pour les chasseurs passionnés, un voyage au Maroc peut représenter une pause bienvenue dans un contexte européen restrictif. Toutefois, une gestion commune et concertée à l’échelle européenne et méditerranéenne pourrait être la clé pour assurer la préservation de cette espèce tout en respectant les traditions de chasse.
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Déclaration obligatoire des armes avant le 31 décembre 2024


Déclaration des armes à réaliser avant le 31 décembre 2024
Nouvelle législation sur la possession et la traçabilité des armes
Depuis le 8 février 2022, la législation française impose la création d’un compte personnel dans le Système d’Information sur les Armes (SIA) pour toute personne souhaitant détenir, acheter ou vendre une arme. Cette mesure vise à renforcer la sécurité et la traçabilité des armes en circulation.
Qui est concerné ?
- Détenteurs de licences de tir : Ceux qui possèdent une licence de la Fédération française de tir pour la pratique du tir, ou qui souhaitent acquérir et détenir une arme.
- Conservateurs d’armes héritées ou trouvées : Les personnes qui souhaitent conserver une arme héritée ou trouvée, sans licence sportive pour le tir ou carte de collectionneur en cours de validité.
- Chasseurs : Les détenteurs d’un permis de chasse, qu’ils possèdent une arme ou souhaitent en acquérir une. Ils doivent déclarer leurs armes avant le 31 décembre 2024. Il est important de noter qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une validation de permis en cours pour créer un compte SIA, mais cette validation est requise pour l’acquisition d’une arme.
Situation des chasseurs dans le Gard
Dans le département du Gard, environ 17 000 chasseurs sont recensés, mais seulement 37 % d’entre eux ont déclaré leurs armes dans le SIA. Cette faible proportion souligne la nécessité pour les autres chasseurs de se conformer à cette obligation avant la date limite du 31 décembre 2024.
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Initiative des Chasseurs en Ariège pour Éviter les Collisions avec le Grand Gibier


Éviter les Collisions avec le Gros Gibier en Ariège : Une Initiative des Chasseurs
Dispositif anticollision au cœur des routes ariégeoises
En Ariège, les chasseurs prennent les devants pour sécuriser les routes et éviter les collisions avec le grand gibier. « Pour l’instant ça va, mais demain il pourrait y avoir des morts et ça, je veux l’éviter », avertit Jean-Luc Fernandez, président de la Fédération des chasseurs de l’Ariège.
Face aux rencontres nocturnes entre véhicules et animaux, un dispositif expérimental a été installé sur la D117 à La Bastide-de-Sérou. Cet équipement, composé de piquets réfléchissants, renvoie la lumière des phares de voiture vers les champs, dissuadant ainsi les animaux de traverser.
Des résultats prometteurs
Ce système, déjà testé au Mas d’Azil, montre des résultats encourageants. Jean-Luc Fernandez explique : « Les résultats sont encore en phase d’étude, mais ils sont encourageants, je dirais même plus que satisfaisants. »
Extension du dispositif à travers le département
La menace des collisions n’est pas limitée à La Bastide-de-Sérou. D’autres zones, comme la RN 20 de Pamiers à Tarascon, sont aussi concernées. Ce tronçon, dépourvu de grillages, voit passer de nombreux animaux, engendrant des accidents quotidiens.
Un manque criant d’équipements
En Ariège, l’absence de ponts et de tunnels pour le gibier aggrave la situation. Jean-Luc Fernandez regrette : « Il suffirait de quatre buses, mais ces questions n’ont pas été prises en compte en Ariège. »
Les chasseurs hésitent à intervenir de peur que leurs chiens ne se retrouvent sur la route. Cela rend notamment certaines portions, comme celle entre Prayols et Tarascon, impraticables pour la chasse.
Une grande battue prévue cet automne
Une battue de grande envergure est envisagée entre octobre et novembre, visant à réguler la population de gibier sur la RN 20. Cette opération sera dirigée par les lieutenants de louvèterie sous l’autorité du préfet.
Jean-Luc Fernandez conclut en observant : « Le sanglier pour l’instant est maîtrisé, mais ça finira par exploser. Et l’énorme problème qu’on a en Ariège, ce sont les cervidés. On ne chasse plus pareil, il n’y a plus de neige, aujourd’hui la montagne est à eux. On n’a plus qu’à s’adapter. »
Pour en savoir plus sur les actions des chasseurs et les dispositifs de sécurité, visitez notre site : Caninstore.
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Victoire et guérison pour un lapin blessé dans les Pyrénées-Atlantiques


Victime d’un Roto-Fil, un Lapin de Garenne se Remet d’une Grave Blessure
Un Lapin de Garenne Sauvé In Extremis
Début novembre 2023, dans les Pyrénées-Atlantiques, un jeune lapin de garenne a été grièvement blessé par le fil tranchant d’un coupe-bordure. L’incident s’est produit lorsqu’une équipe de jardiniers s’activait près d’une haie. Le fil de l’outil a causé de sévères blessures à l’œil gauche du lapin, provoquant une plaie à la paupière et un œil rempli de sang.
Heureusement, les jardiniers ont réagi rapidement en transportant l’animal blessé au centre de soins pour la faune sauvage Hegalaldia (64), partenaire de la Fondation 30 Millions d’Amis. « L’œil du lapin a été gravement en sang, nécessitant une intervention immédiate », déclare le centre. Une soigneuse a nettoyé la zone blessée pour évaluer les dégâts, tandis que le jeune lapin, en état de choc, était gardé au chaud et au calme après avoir reçu des soins appropriés.
Les Gestes de Secours L’ont Sauvé
Le centre Hegalaldia a alors rapidement pris en charge le lapin de garenne, effectuant un nettoyage méticuleux autour de la blessure pour analyser les dommages. « Il fallait agir vite, tout en faisant preuve de délicatesse », raconte le centre de soins. Après avoir été placé dans un endroit chaud et paisible, l’animal a reçu des traitements spécifiques. Actuellement en convalescence, il devrait bientôt retrouver la liberté, dans l’espoir de rester éloigné des outils de jardinage cet automne.
La Vigilance S’impose Toute l’Année
Ce sauvetage nous rappelle que la vigilance est de mise non seulement au printemps mais tout au long de l’année. « Même si l’hiver approche et que les oiseaux ne nichent plus, il est crucial de rester attentif en entretenant les espaces verts », précise le Centre de soins. Les jardiniers impliqués dans l’accident ne se doutaient pas qu’un lapin pouvait se cacher sous la haie. Les animaux, surtout les jeunes, ne s’enfuient pas toujours quand ils sont dérangés.
Le Centre de soins Atoupic (18), également partenaire de la Fondation 30 Millions d’Amis, ajoute : « Les gens doivent prendre conscience de la fragilité de la petite faune sauvage. Vous n’êtes pas seuls dans votre jardin ! » Buissons et tas de feuilles représentent des refuges essentiels pour de nombreux petits mammifères tout au long de l’année. Il est donc primordial de vérifier les alentours avant d’utiliser des débroussailleuses, tondeuses et autres outils de jardinage, même en automne.
Pour plus d’informations sur la protection des animaux et des conseils pratiques, visitez Caninstore.
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Réintroduction 5 animaux de retour en France


Réintroduction : 5 animaux de retour en France
La France, bien que représentant une surface relativement modeste à l’échelle mondiale, abrite une biodiversité remarquable. Toutefois, selon la Liste Rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), notre pays se classe au sixième rang des nations hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées. Ce constat, certes alarmant, ne doit pas occulter les efforts accomplis. Voici 5 exemples de réintroduction d’espèces considérées comme disparues ou en voie d’extinction.
Le Gypaète barbu, le casseur d’os
Autrefois présent dans les montagnes du sud de l’Europe, le Gypaète barbu a vu son nombre chuter considérablement au cours des XIXe et XXe siècles en raison du braconnage, de la raréfaction des herbivores sauvages et des changements dans les pratiques agricoles. Dans le cadre du programme LIFE GYP’ACT et du LIFE GYPCONNECT, des opérations de réintroduction sont organisées chaque année dans le Massif central et dans les Préalpes. L’objectif est de créer des noyaux de population permettant de rétablir les échanges et le brassage génétique entre les populations des Pyrénées et des Alpes. En mai et juin 2023, huit jeunes ont été réintroduits en France : quatre dans l’Aveyron, deux dans la Drôme et deux dans le Vercors. Ces oiseaux ont été libérés selon une méthode spécifique. Des poussins issus d’élevage en captivité sont placés dans un nid artificiel. De fait, ils s’acclimatent au milieu naturel pendant les semaines précédant leur premier envol. Aujourd’hui, l’effectif sur l’arc alpin compte entre 284 et 381 individus pour l’année 2021.
Le cheval de Przewalski, un vestige sauvage
Unique représentant vivant de l’espèce Equus ferus, le cheval de Przewalski est le dernier véritable cheval sauvage. Victime notamment de la destruction de son habitat, l’animal s’éteint à l’état sauvage dans les années 1960. Grâce aux efforts de conservation en captivité et à des programmes de réintroduction ambitieux, l’espèce est sauvée de l’extinction. La France, notamment grâce à l’association TAKH, a joué un rôle pionnier en accueillant ces équidés sur le causse Méjean. Les chevaux de Przewalski ont su s’adapter à leur nouvel environnement. Cependant, des défis persistent, tels que la consanguinité, les maladies et les interactions avec les activités humaines. Le suivi scientifique de ces populations est essentiel pour garantir leur pérennité et affiner les stratégies de conservation. La réintroduction du cheval de Przewalski est un exemple de réussite en matière de conservation de la biodiversité, mais elle souligne également la fragilité des écosystèmes et l’importance de préserver les habitats naturels.
Le loup gris : un retour remarqué et controversé
Le loup gris, Canis lupus, a marqué son retour en France en 1992, après une absence de plusieurs décennies. Ce retour naturel, issu d’une recolonisation progressive depuis les Alpes italiennes, a suscité un vif intérêt, avec son lot de controverses dont beaucoup demeurent encore aujourd’hui. A l’issue de l’hiver 2022-2023, la population de loups en France est estimée à 1104 individus selon Office Français de la Biodiversité. Cependant, cette coexistence entre l’homme et le loup n’est pas sans défis. Des mesures de protection des troupeaux, comme la mise en place de clôtures électriques et l’emploi de chiens de garde, sont nécessaires pour minimiser les conflits. Par ailleurs, un suivi scientifique rigoureux a permis de mieux comprendre la biologie et l’écologie du loup, d’évaluer l’impact de sa présence sur les écosystèmes.
Le castor d’Europe : un ingénieur écosystémique en pleine reconquête
Longtemps persécuté pour sa fourrure, le castor d’Europe a frôlé l’extinction en France au début du XXe siècle. Grâce à des mesures de protection et à des programmes de réintroduction, cet ingénieur écosystémique a fait un retour remarqué. En construisant des barrages, des huttes et des canaux, le castor modifie profondément son environnement. Ces aménagements créent des zones humides diversifiées qui abritent une faune et une flore riches et variées. En régulant le débit des cours d’eau, il contribue à limiter les crues et à améliorer la qualité de l’eau. De plus, les zones humides créées par les castors jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les sécheresses. Cependant, la cohabitation entre le castor et les activités humaines peut parfois poser des problèmes, notamment en cas de dommages aux infrastructures ou aux cultures. Aujourd’hui, on en compte quelque 15 000 répartis sur l’ensemble du territoire selon l’OFB.
Le lynx, l’insaisissable félin
Le lynx boréal effectue un retour progressif mais fragile sur le territoire français, après une quasi-disparition au XXe siècle. Grâce à des programmes de réintroduction notamment en Suisse et en Allemagne, le lynx a recolonisé les montagnes françaises dès les années 1970. Bien que protégé depuis 1976, l’espèce demeure vulnérable. Les effectifs, estimés entre 100 et 200 individus, restent modestes et la fragmentation des populations limite les échanges génétiques. Classé « en danger » sur la Liste de l’UICN, le lynx demeure une espèce prioritaire pour les actions de conservation.
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Quand les sangliers se baignent près du port de La Teste


Quand les sangliers font trempette… juste à côté du port de La Teste
Des visiteurs imprévus dans les prés-salés de La Teste
Ce lundi 5 août, peu après 20h, une scène insolite s’est déroulée aux prés-salés Ouest de La Teste. Une famille de sangliers a été capturée sur le vif par un photographe alors qu’elle se baignait tranquillement dans les eaux peu profondes de ce site naturel, modulé par les marées.
Cette image spectaculaire nous rappelle que la présence de ces mammifères prolifère de plus en plus à la périphérie de nos communes. De Lanton à Lège-Cap-Ferret en passant par Arcachon, nombreux sont les exemples de dégâts ou de désagréments causés par ces animaux. En conséquence, des battues administratives sont souvent préconisées pour réguler leur population.
Les chiffres alarmants de la Fédération de chasse de Gironde
Pour donner une idée de l’ampleur du phénomène, les statistiques fournies par la Fédération de chasse de Gironde sont édifiantes. Alors que 9636 sangliers avaient été abattus par les chasseurs en 2014-2015, ce chiffre a grimpé à 16 737 en moins de dix ans.
Plus généralement, en France, les populations de sangliers ont été multipliées par six au cours des deux dernières décennies. Un véritable défi pour la gestion de la faune sauvage et la cohabitation avec les activités humaines.
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Pourquoi la population de sangliers augmente malgré la chasse intensive


Pourquoi les sangliers continuent-ils de se multiplier malgré la chasse intensive ?
Des chiffres impressionnants mais des effets incertains
La chasse au gros gibier, et notamment au sanglier, est devenue une préoccupation majeure. En cinquante ans, le nombre de sangliers abattus a été multiplié par 37 dans notre région. Malgré cela, les effets sur la régulation de l’espèce restent flous.
Des dégâts qui s’accumulent
Les sangliers continuent de défrayer la chronique en raison des nombreux dégâts qu’ils causent : terres agricoles saccagées, accidents de voiture, et même des attaques sur des personnes. Ces problématiques en lien avec le « sus scrofa » semblent empirer chaque année.
La multiplication des prélèvements
Depuis 1973, le Centre-Val de Loire a vu le nombre de sangliers abattus grimper de 8 486 à 312 098 en 2022. Cette augmentation massive des prélèvements est bien plus élevée que dans d’autres régions de chasse. « Nous sommes des chasseurs d’exception », plaisante Hubert Louis Vuitton, président de la fédération de chasse du Loir-et-Cher. Mais cette situation cache aussi une lourde responsabilité financière.
Le coût des dommages
Les fédérations de chasse doivent indemniser les dégâts causés par les sangliers, et les montants sont faramineux. En 2022, les indemnisations dans le Loir-et-Cher ont atteint deux millions d’euros, et sensiblement autant en Indre-et-Loire. Hubert Louis Vuitton tire la sonnette d’alarme : « La maison brûle et nous regardons ailleurs ».
Efforts et incertitudes
Les préfectures encouragent donc la chasse en allongeant les durées de chasse ou en organisant des battues administratives. En vingt ans, le nombre de prélèvements dans le Loir-et-Cher a triplé, atteignant plus de 27 000 bêtes en 2022. « Sans ces mesures, ce serait une catastrophe pour la biodiversité », affirme Hubert Louis Vuitton.
Des statistiques manquantes
Mais évaluer les véritables effets de la chasse est impossible. « On agit les yeux bandés, » admet Louis Vuitton, faute de données précises sur la population de sangliers. Les estimations parlent de plus d’un million d’animaux en France, basées sur des chiffres de chasse plus que sur des données écologiques concrètes.
Les chasseurs sous pression
Les chasseurs eux-mêmes souffrent de cette situation, devenant parfois plus régulateurs que véritables chasseurs, ce qui change la perception éthique de leur activité. « Le prélèvement peut aussi provoquer des effets pervers, » avertit la spécialiste Marlène Gamelon, qui observe une reproduction accélérée chez les populations fortement chassées.
Aucune solution miracle
Raphaël Mathevet, géographe et écologue au CNRS, affirme qu’il n’y a pas de surpopulation de sangliers d’un point de vue biologique, mais que c’est l’acceptabilité sociale qui pose problème. L’introduction du loup comme prédateur naturel pourrait être une solution, bien que controversée dans certaines régions comme la Drôme.
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