L’État condamné pour défaillances dans la gestion du grand gibier

L’État condamné à indemniser un exploitant pour des défaillances de plan de chasse
Des dégâts colossaux dus à une surpopulation de grand gibier
Depuis plusieurs années, les dégâts causés par le grand gibier suscitent de vives inquiétudes, tant parmi les agriculteurs que les propriétaires forestiers en France. Les sangliers et les cervidés semblent s’être donné le mot pour ravager les cultures et détruire les forêts. Dans ce contexte, les plans de chasse sont censés réguler les populations de gibier, mais ces derniers se sont souvent révélés insuffisants. Tel est le constat posé par la justice dans l’Orne, qui a jugé que l’État a failli à sa mission en ne mettant pas à jour ces plans pour atteindre un équilibre agro-sylvo-cynégétique.
Une lutte acharnée contre la nature pour les propriétaires forestiers
Les propriétaires de 650 hectares de forêt dans le secteur de Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois ont été confrontés à une situation alarmante. Depuis 2012, ces parcelles étaient la cible de cervidés qui, sans aucune contrainte, ont causé des pertes s’élevant à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les tentatives de régénération de la forêt se heurtaient inévitablement à la voracité des cervidés, qui saccageaient toute repousse. En 2019, un expert affirmait que « la végétation basse est systématiquement et méthodiquement ravagée ».
Une action judiciaire nécessaire après des années d’inaction
Malgré plusieurs sollicitations auprès de la préfecture dans le but d’adapter le plan de chasse, ce n’est qu’en 2024 qu’un mouvement a été amorcé pour redresser la situation. Face à tant d’inaction, les propriétaires ont enfin décidé de porter l’affaire devant la justice. Le 27 juin dernier, la Cour administrative d’appel de Nantes a rendu son verdict, condamnant l’État à verser 58.000 euros, auxquels s’ajoutent 13.000 euros de frais d’expertise et 1.500 euros de frais de justice.
Un verdict qui souligne des responsabilités partagées
La décision judiciaire a déterminé que la responsabilité des dégâts était à 66% attribuée à l’État pour son incapacité à gérer adéquatement la population de grand gibier, tandis que les exploitants se voyaient attribuer 34% des responsabilités. Ces derniers avaient effectivement privilégié des pratiques de chasse à l’affût ou à l’approche, alors que des battues auraient pu contribuer à disperser plutôt qu’à concentrer le gibier.
Cette affaire souligne l’importance d’une gestion proactive et efficace des ressources naturelles et de la nécessité d’une coopération entre les différents acteurs pour préserver l’équilibre et la santé de notre environnement. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et il est clair que la question de la régulation du grand gibier requiert une attention continue.
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Loire-Atlantique Alerte sur un animal potentiellement dangereux à Blain

Loire-Atlantique : Alerte sur un loup aperçu à Blain
Dans la commune de Blain, une photographie floue a récemment suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, relayant des informations sur un potentiel loup aperçu le 26 juin 2025.
Un événement qui attire l’attention
Un post sur Facebook a mis en garde les habitants avec ce message : « Vu sur Blain ce jour. Faites attention et ne pas intervenir. Si vu, prenez une photo et prévenez l’OFB ou le DDTM et la mairie ». Les commentaires ont vite afflué, d’autres internautes signalant des apparitions similaires dans divers secteurs de Blain, ainsi qu’à La Chevallerais. A première vue, de quoi susciter quelques frissons dans cette paisible région !
Précisions sur la mystérieuse créature
Pourtant, l’inquiétude a rapidement trouvé un antidote. Une agricultrice de Blain a partagé la photo avec des experts de l’Office français de la biodiversité (OFB), qui ont rapidement conclut : « Ce n’est pas un loup ». Certains observateurs ont même évoqué l’hypothèse d’un chien-loup tchèque, une espèce dont l’apparence peut prêter à confusion.
Rassurance et expertise
Pour en savoir plus, notre équipe a contacté Nicolas Jean, directeur adjoint de la direction des grands prédateurs terrestres à l’OFB. Sa déclaration a confirmé ce que beaucoup espéraient : « À ce jour, aucune présence de loup n’a été signalée dans le secteur de la Loire-Atlantique ». Les habitants peuvent donc continuer leur quotidien sans la peur d’une rencontre inattendue avec un loup.
En conclusion, si l’esprit d’aventure vous pousse à explorer les mystères de la nature, n’oubliez pas de garder un œil averti sur les vérités et les rumeurs qui circulent dans nos campagnes.
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Tensions entre science et politique sur la chasse des oiseaux migrateurs

Chasse des oiseaux migrateurs : tensions entre science et décisions politiques
Depuis 2021, la Commission européenne a mandaté des experts pour évaluer la durabilité de la chasse des populations aviaires en Europe. Alors que les conclusions scientifiques attendues pour l’avril 2025 pointent trois espèces à surveiller, la France veut d’ores et déjà restreindre ou suspendre la chasse de neuf d’entre elles. Cette réaction rapide soulève des questions sur l’utilisation des données scientifiques dans un contexte politique tendu.
Des recommandations controversées sur les espèces migratrices
Au fil des quatre dernières années, des scientifiques ont analysé 33 espèces d’oiseaux migrateurs, en étudiant leurs caractéristiques démographiques et migratoires à l’aide de modélisations mathématiques. Malgré un travail rigoureux, la Commission européenne a proposé en novembre 2024 des recommandations discutables, rejetées par la plupart des États-membres après une consultation. Cependant, la réunion du 1er avril 2025 a mis en lumière un nouveau consensus : une gestion adaptative pour le fuligule milouin, la caille des blés et le canard siffleur, aucune d’entre elles ne justifiant un moratoire immédiat.
La France à contre-courant des décisions scientifiques
Sur le terrain, la France semble ignorer cet appel à la patience et s’engage dans des restrictions, en préconisant un moratoire sur le fuligule milouin et en réduisant les périodes de chasse pour plusieurs autres espèces. Cette décision, dépourvue de fondements scientifiques solides, interpelle les acteurs du milieu qui s’interrogent sur la nécessité d’une telle précipitation. D’autant plus que la coordination européenne aurait dû être privilégiée, les migrateurs étant le fruit d’un écosystème transfrontalier.
Un revirement politique en question
Le revirement du ministère de la Transition écologique, dirigé par Agnès Pannier-Runacher, est un sujet de discorde. Des espèces qui n’ont même pas été évaluées par la Commission, comme le lagopède alpin, figurent désormais sur la liste des restrictions. Les critiques affirment que les motivations derrière ces décisions sont plus politiques qu’écologiques, semblant participer à une volonté de ‘greenwashing’ au détriment d’une approche fondée sur la science.
Un appel à l’unité et à la réactivité
Le président de la Fédération nationale des chasseurs, Willy Schraen, a exprimé sa profonde consternation face à cette situation et appelle les chasseurs à rester vigilants et unis. Selon lui, les décisions du ministère reflètent une tendance inquiétante à ne pas respecter les résultats scientifiques au profit d’une agenda politique. Il exhorte donc la communauté cynégétique à s’opposer fermement à ce qu’il décrit comme une menace directe contre la passion de la chasse et les valeurs qui y sont associées.
Face à ces enjeux complexes, il est crucial pour les acteurs de la chasse de se mobiliser et d’exiger une réelle prise en compte des données scientifiques avant toute décision qui pourrait compromettre l’avenir de la pratique.
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Lahourcade Problèmes de prolifération des sangliers et solutions envisagées par les chasseurs

Lahourcade : Chasseurs en quête de solutions pour contrer la prolifération des sangliers
La prolifération des sangliers et les désagréments auprès des cultures ont fait l’objet de vifs échanges lors de l’assemblée générale de l’ACCA (Association communale de chasse agréée) de Lahourcade, qui s’est tenue le 13 juin à la Maison pour tous. Le sanglier, cet emblématique gibier qui cause tant de ravages dans les champs, monopolise les préoccupations des chasseurs, qui ne savent plus comment réguler une population en constante augmentation.
Un constat s’impose : les sangliers, sans prédateurs naturels, prospèrent et s’adaptent remarquablement aux nouvelles conditions climatiques. L’abondance de nourriture dans les cultures n’est qu’un facteur parmi d’autres expliquant cette situation. Les agricultureurs s’inquiètent, et certains propriétaires terriens ont exprimé leur exaspération face à ce phénomène. « On va nous payer pour laisser les ronces », fustige l’un d’eux, craignant que ces espaces en friche ne deviennent de véritables repères pour ces animaux. En écho à ces inquiétudes, le maire, Bernard Gobert, a rappelé les obligations légales de débroussaillement en place afin de réduire les risques d’incendie.
Pour tenter de remédier à cette prolifération, l’ACCA prévoit de demander une dérogation à la fédération des chasseurs pour avancer la date d’autorisation préfectorale de tir d’un mois, dès lors que des dégâts seraient constatés. Une mesure qui pourrait permettre une intervention plus rapide et efficace pour maîtriser cette espèce envahissante.
Les débats ont également évoqué une certaine lassitude parmi les membres, notamment de la part du trésorier Didier Clément, qui ne poursuivra pas son mandat. Il a souligné que la chasse ne peut se résumer à la question des sangliers. Au cours de cette assemblée, le président Sébastien Baudru a présenté une nouvelle liste pour le conseil d’administration, où l’on retrouve des visages nouveaux tels que Rémi Lannes et Baptiste Sarthou-Garris.
Ce sujet, d’une ampleur croissante, soulève des enjeux complexes alliant préservation des cultures, gestion des populations de gibier et satisfaction des chasseurs, tout en nécessitant un dialogue constructif entre les différentes parties prenantes.
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Accident de voiture à Manciet après une rencontre avec un sanglier

Accident de voiture après une rencontre inattendue avec un sanglier à Manciet
Dans la nuit de dimanche à lundi, un fait divers pour le moins particulier a eu lieu sur la commune de Manciet. Alors qu’ils circulaient tranquillement, trois jeunes se sont retrouvés plongés dans une situation délicate en tentant d’éviter un sanglier. Résultat : leur véhicule a effectué des tonneaux.
Les circonstances de l’accident
Il était exactement 00h35 lorsque l’accident s’est produit. La voiture, en solo sur la route, a perdu le contrôle après que le conducteur a essayé d’éviter un sanglier imprévisible. Tandis que la nuit était douce, l’intervention d’un animal sauvage a transformé un trajet normal en une véritable course d’obstacles. Le véhicule a d’abord percuté un trottoir sur le côté gauche de la chaussée, avant de se retourner et de faire plusieurs tonneaux, témoignant de la violence de l’accident.
Les victimes
Trois jeunes, dont un homme de 18 ans et deux femmes de 18 et 22 ans, ont été secourus par les services d’urgence. Bien que choqués, ils ont eu la chance de n’encaisser que des blessures légères. Les victimes ont été immédiatement transportées au centre hospitalier de Condom pour des soins appropriés.
Le saviez-vous ?
Ce genre d’accident, bien que rare, met en lumière un véritable défi pour les conducteurs dans des zones rurales où la faune peut parfois croiser la route. Face à une telle situation, la prudence et une vigilance accrue peuvent s’avérer salvatrices. Les sangliers, bien qu’innocents dans l’affaire, rappellent à tous que la nature peut être aussi imprévisible que charmante.
En conclusion, cet incident nous incite à demeurer attentif sur nos routes, surtout lors de la tombée de la nuit. Restez prudents et n’oubliez pas : la sécurité avant tout !
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Conseil d’État interdit la chasse au sanglier à poste fixe pendant les récoltes

Le Conseil d’État annule le droit de tirer le sanglier à poste fixe sur une parcelle en cours de récolte
Le Conseil d’État a récemment tranché sur plusieurs requêtes concernant un décret et un arrêté ministériel du 28 décembre 2023, qui abordent notamment la régulation des modes de destruction des animaux nuisibles. Bien que le Conseil ait rejeté plusieurs demandes de l’ASPAS, il a invalidé la possibilité de tirer les sangliers depuis un poste fixe sur des parcelles en cours de récolte.
Une victoire pour les chasseurs, mais pas sans épine
Si certaines mesures contestées ont été balayées par le Conseil d’État, les chasseurs peuvent se réjouir de plusieurs victoires. En effet, le Conseil a validé des points essentiels : le principe de prélèvement raisonnable ne doit pas être opposé aux espèces nuisibles, et la recherche d’un équilibre agro-sylvo-cynégétique est plutôt présentée comme un objectif que comme une obligation. Cela confère au Gouvernement une marge de manœuvre pour gérer la chasse au sanglier et la mise en place de dispositifs de dissuasion.
En outre, le juge a écarté les recours liés aux perturbations causées aux espèces protégées par le dérangement de leurs habitats durant les battues. Ainsi, l’extension de la période de chasse pour le sanglier ne viole pas le principe de non-régression environnemental.
Un agrainage accepté, mais sous conditions
La Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) a également précisé que l’agrainage, une méthode visant à concentrer les populations de sangliers pour éviter les dégâts aux cultures, n’est pas une pratique prohibée, à condition qu’elle soit incluse dans les Schémas Départementaux de Gestion Cynégétique (SDGC). Cependant, cette approche pourrait continuer d’être contestée localement, provoquant potentiellement des tensions supplémentaires entre agriculteurs et chasseurs.
Les agriculteurs en première ligne
La principale ombre au tableau reste l’interdiction de tirer les sangliers depuis un poste fixe lors des récoltes. En France, la chasse à proximité de machines agricoles est prohibée, considérée comme une méthode de rabattage mécanique. Les chasseurs, par le passé, utilisaient cette mesure pour aider les agriculteurs à gérer les populations de sangliers dans leurs cultures. Malheureusement, malgré les efforts de la FNC, le Conseil d’État a tranché en faveur de la norme légale, créant ainsi une nouvelle source de frustration pour les agriculteurs.
Ce tournant dans la législation pourrait inévitablement attiser les tensions entre les agriculteurs et la communauté des chasseurs, tous deux touchés par cette décision. Les enjeux de la gestion des sangliers et des cultures agricoles demeurent ainsi au cœur des préoccupations, appelant à un dialogue constructif.
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Saison de chasse 2025-2026 dans le Lot enjeux de sécurité et régulation

Saison de chasse 2025-2026 : sécurité, régulation et cohabitation dans le Lot
Préparatifs d’une saison sous tension
La saison de chasse 2025-2026 dans le Lot approche à grands pas, mais elle ne s’annonce pas sans défis. Avec une explosion du nombre de sangliers, des dégâts agricoles croissants et une sécurité à renforcer, les acteurs du territoire doivent trouver un équilibre entre régulation et cohabitation.
Une commission départementale active
Claire Raullin, préfète du Lot, souligne que la chasse est rigoureusement encadrée. « Chaque autorisation repose sur trois critères : la sécurité des personnes, la nécessité de régulation et la protection des cultures agricoles », précise-t-elle. La commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, qui réunit chasseurs, agriculteurs, Office Français de la Biodiversité (OFB), Office National des Forêts (ONF) et associations écologiques, joue un rôle clé dans l’élaboration des règles de la saison. Michel Bouscary, président de la Fédération Départementale des chasseurs, ajoute : « Nous parvenons toujours à un consensus, même si les débats peuvent être animés. »
Comptages pour des prélèvements ajustés
La gestion des espèces telles que le cerf et le chevreuil commence par des comptages nocturnes effectués depuis plus de 30 ans. « Ces données nous aident à définir le nombre d’animaux à prélever », explique Michel Bouscary. Pour la saison actuelle, 345 cerfs ont été attribués, et environ 10 000 cervidés, incluant un tiers des chevreuils estimés, seront prélevés.
Hausse significative des sangliers
Depuis la pandémie de Covid-19, le nombre de sangliers prélevés a pratiquement doublé, passant de 4 900 à plus de 10 000 par an. En réponse à cette explosion démographique, les responsables ont décidé d’élargir les périodes de chasse, y compris en août, afin de protéger les cultures de maïs. Les dégâts causés par les sangliers représentent une lourde charge pour les chasseurs, qui doivent désormais faire face à des coûts en constante augmentation.
Une facture salée pour les chasseurs
Dans le Lot, les chasseurs indemnisent jusqu’à 800 000 euros par an pour les dégâts causés par le gibier sur les cultures. En plus de cela, environ 100 000 euros sont investis dans la mise en place de clôtures protectrices. Avant, l’État apportait son aide, mais maintenant, ce sont principalement les fédérations qui assument cette charge financière.
La sécurité, une priorité
Avec la chasse en battue très répandue dans le Lot, la sécurité est une préoccupation majeure. « Les contrôles sont renforcés durant la saison pour garantir le respect des règles et des bonnes pratiques », affirme la préfète. Michel Bouscary insiste : « Notre priorité, c’est la sécurité. Aucun gibier ne mérite un tir hasardeux, aussi beau soit-il. » Près de la moitié des 6 000 chasseurs du département a déjà suivi une formation obligatoire sur la sécurité.
Cohabitation avec les autres usagers
Une autre question se pose : comment cohabiter avec les autres usagers de la nature ? Michel Bouscary mentionne une convention signée avec la Fédération Départementale de Randonnée, facilitant le partage de l’espace. De plus, la préfète rappelle que certaines décisions, comme le calendrier de chasse pour les cerfs, ont été prises afin de respecter la faune et le public.
Pour cette nouvelle saison, la collaboration entre tous les acteurs semble essentielle pour assurer une chasse responsable et sécurisée, tout en préservant l’environnement et les activités humaines.
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Accès restreint pour les randonneurs face à la loi sur l’engrillagement

Accès restreint : Les randonneurs face à la loi sur l’engrillagement
La loi sur l’engrillagement, récemment adoptée, a suscité des débats animés entre randonneurs, propriétaires fonciers et écologistes. Cette législation, soutenue par plusieurs associations, vise à limiter l’installation de grillages qui entravent la circulation du gibier et gâchent le paysage naturel.
Des grillages qui gênent la nature
Ces grillages, en poussant sur de nombreuses parcelles, ont soulevé l’ire des promeneurs, tout particulièrement en Sologne. Nombreux sont ceux qui déplorent que ces infrastructures perturbent non seulement la faune, mais aussi l’accès à des chemins de randonnée historiques. La loi impose désormais des normes strictes concernant la délimitation des propriétés privées, offrant ainsi une réponse à un problème croissant.
Les nouvelles règles : entre protection et restriction
Avec la nouvelle législation, les propriétaires fonciers ne peuvent plus clôturer leurs terrains comme bon leur semble. En contrepartie, ils ont l’obligation d’indiquer les limites de leurs propriétés par des panneaux signalétiques clairs. Cependant, cette restriction sur l’accès à la nature fait grincer des dents. Si un randonneur est surpris sur une propriété privée sans autorisation, il risque une amende pour non-respect des droits de propriété.
Une atteinte à la liberté pour certains
La réaction des communautés de randonneurs est claire : ils voient dans cette loi une « atteinte à la liberté ». Cette question alimente des discussions passionnées, révèlent les intervenants d’une vidéo récente, où se mêlent préoccupations écologiques et envies de liberté de circulation. Ces randonneurs, qui autrefois circulaient sans entrave, se sentent désormais comme des intrus dans des espaces qu’ils considéraient comme accessibles.
Face à cette situation complexe, il est essentiel de trouver un équilibre entre la protection de la nature et la liberté de profiter des richesses qu’elle offre. Comment les passionnés de nature et les défenseurs des droits de propriété pourront-ils coexister ? Un dialogue sera certainement nécessaire pour éviter que la nature ne devienne un champ de bataille juridique.
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Chasseurs du Bassin minier vers un avenir durable avec un centre de formation et la gestion des sangliers

Chasseurs du Bassin minier : Vers un avenir apaisé grâce à un centre de formation et à la gestion du sanglier
L’association des chasseurs du Bassin minier fête cette année son 80e anniversaire, un jalon important qui soulève des questions sur l’image du chasseur en France. En dépit de leur contribution à la société, un sondage IFOP révèle que 55 % des Français se montrent hostiles à la chasse. Cette réalité met en lumière le besoin pressant pour les chasseurs d’améliorer leur communication et d’établir un dialogue constructif avec le public.
Un centre de formation au Magny : une réponse stratégique
Pour contrer cette perception négative, la construction d’un nouveau centre de formation à Magny, soutenu par la ville de Montceau-les-Mines et la communauté urbaine, est en bonne voie. Ce projet se veut doublement bénéfique : il permettra de former de nouveaux chasseurs tout en servant d’outil éducatif pour les plus jeunes à travers un sentier pédagogique. Comme l’a noté Vincent Augagneur, directeur de la Fédération des chasseurs en Saône-et-Loire, ce lieu bien situé devrait également bénéficier d’un entretien régulier par les chasseurs.
Le sanglier : un invité indésirable
Lors de l’assemblée générale de l’association, un sujet brûlant a émergé : la prolifération des sangliers. Ce dernier est devenu un véritable fléau pour les agriculteurs, les collectivités et même pour les particuliers. Récemment, le golf municipal de Montceau a été victime des fouilles assorties de ce quadrupède particulier. De plus, la montée de leurs populations entraîne des accidents fréquents sur la route, ajoutant une note de danger au tableau déjà noir.
Pourquoi chasser le sanglier toute l’année ?
Contrairement à d’autres espèces, le sanglier peut être chassé presque toute l’année, une mesure pour tenter de réguler sa population. Cependant, certaines zones, notamment les 48 hectares près de la RCEA, échappent toujours à cette gestion, le président de l’ACBM, Alain-Philippe Bruliard, déplorant l’absence d’autorisation pour intervenir.
Le débat et l’urgence d’agir
Un débat sur la question s’impose, selon Marie-Claude Jarrot, qui a proposé d’ouvrir les échanges au sein de la communauté urbaine. Alain-Philippe Bruliard a également souligné que la situation s’aggrave. Sans actions concrètes, la cohabitation devient de plus en plus difficile. Il propose que la CUCM et les chasseurs trouvent un compromis pour limiter le nombre de sangliers, tout en rappelant que leur association dispose déjà de 1 600 hectares pour la chasse.
Les coûts des dégâts et la nécessaire collaboration
Les conséquences sur l’agriculture se chiffrent en milliers d’euros, ayant conduit la Fédération à débourser 450 000 € d’indemnisations récemment, un montant qui pourrait atteindre 700 000 € d’ici 2025. Certes, l’État a prévu un soutien financier, mais celui-ci est appelé à diminuer. La nécessité d’une action collective et efficace ne peut donc plus être ignorée.
En guise de conclusion, la situation actuelle nécessite une approche pragmatique et collaborative. Qui sait, peut-être que le sanglier en terrine pourrait devenir une recette emblématique de la région si rien n’est fait pour réguler cette population prolifique !
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Piquets Rétroréfléchissants pour la Sécurité Routière dans le Puy-de-Dôme

Des Piquets Anti-Gibier pour Sauver des Vies dans le Puy-de-Dôme
Une révolution silencieuse de la sécurité routière
Les routes du Puy-de-Dôme accueillent de nouveaux sentinelles : des piquets rétroréfléchissants qui, bien que discrets, ont un impact évident sur la sécurité routière. En effet, ce dispositif astucieux a été mis en place pour éviter les accidents souvent tragiques entre véhicules et gros gibier tels que chevreuils, cerfs ou sangliers. En parallèle, le département, qui possède le troisième plus grand réseau routier de France, bénéficie d’une réduction significative des collisions.
Un dispositif simple mais efficace
Ces piquets, souvent appelés « yeux de chat », sont équipés d’un œil réfléchissant qui capte la lumière des phares des véhicules pour créer une illusion lumineuse perturbante pour les animaux. En les dissuadant de traverser au mauvais moment, ce système permet de réduire drastiquement le nombre d’accidents. Dominique Busson, président de la Fédération départementale des chasseurs, affirme que cette solution, mise en place il y a trois ans, a permis d’enregistrer une chute de 80 % des accidents dans certaines zones.
Des résultats impressionnants
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le nombre d’accidents corporels liés à la faune sauvage a chuté de plusieurs en 2022-2023 à… zéro en 2024. En tout, près de 7 000 piquets ont été installés sur environ 100 kilomètres de routes, avec un plan d’ajout de 1 000 nouveaux piquets dans les deux prochaines années. Cela montre l’ampleur de l’engagement envers la sécurité des automobilistes et la préservation de la faune.
Un effort collectif pour la sécurité
Cette initiative fait partie d’un partenariat entre le conseil départemental, la Fédération des chasseurs et la Région. Le financement de l’opération est partagé, avec 50 % couvert par le département, 30 % par la Région, et le reste pris en charge par la Fédération des chasseurs, qui s’occupe de l’achat, de la pose et de l’entretien des piquets.
Un impact sur la faune et la route
Au-delà de la sécurité routière, ces dispositifs jouent également un rôle dans la protection de la faune sauvage. En signalant les zones à risque, ils limitent la mortalité des animaux sur ces routes qui traversent leurs habitats naturels. Les élus locaux espèrent que cette expérience du Puy-de-Dôme incitera d’autres départements à emboîter le pas.
Pour sauver des vies — humaines comme animales — il suffira parfois d’un simple piquet.
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