Chasse aux oiseaux migrateurs enjeux France Europe


Chasse aux oiseaux migrateurs : enjeux entre l’Europe et la France
Le ministère de la Transition écologique et de la Biodiversité en France s’intéresse de près à la chasse aux oiseaux migrateurs, notamment avec des efforts pour instaurer un moratoire et réduire les périodes de chasse sur certaines espèces. Parmi celles-ci, nous retrouvons le fuligule milouin, le canard siffleur, le canard souchet, le canard pilet et la caille des blés. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des propositions avancées par la Commission européenne lors d’une réunion en novembre 2024, où un moratoire a été recommandé pour quatre espèces et une réduction des prélèvements de moitié pour trois autres.
Les espèces mentionnées sont classées dans l’annexe II de la directive 2009/147/CE, communément appelée directive Oiseaux, qui autorise leur chasse selon l’article 7. La Commission européenne a basculé sur ces propositions en se basant sur les résultats d’un groupe d’experts, la Task Force for Recovery of Birds, formée en 2021 pour analyser la durabilité de la chasse des oiseaux migrateurs.
État des espèces migratrices : un rapport d’experts
En avril 2025, les experts ont rendu leur première analyse concernant 33 espèces d’oiseaux migrateurs. Sur ce panel, seulement trois ont été jugées prioritaires pour l’application d’une gestion adaptative : le fuligule milouin, la caille des blés et le canard siffleur. Leur rapport, intitulé « Key actions to address the identified habitat-related pressures and threats on Birds Directive Annex II migratory species with non-secure status », met en lumière les multiples pressions sur 26 espèces, sans jamais incriminer la chasse comme facteur de déclin.
Sur les 63 actions suggérées, 91 % sont axées sur la période de reproduction, avec peu d’attention portée aux saisons d’hivernage et de migration. Les recommandations incluent des pratiques agricoles telles que :
- Retarder la fauche des prairies pour favoriser la nidification
- Réduire l’utilisation de pesticides et herbicides néfastes pour l’alimentation des oiseaux
- Conserver des jachères et haies
- Promouvoir l’agriculture extensive de type « haute valeur naturelle »
France : anticipations et consultations
Dans ce contexte, la France semble avoir pris les devants, souhaitant aller plus loin que les recommandations de l’Europe en envisageant une suspension ou restriction de la chasse sur neuf espèces, alors que seules trois nécessitent une gestion adaptée. Un projet d’arrêté a été proposé sans attendre les conclusions officielles de la Commission européenne, stipulant un moratoire de trois ans sur certaines espèces chassables.
Cependant, en mars 2025, le Gouvernement a affirmé qu’aucun moratoire n’était prévu, mettant en avant des bilans encourageants pour les populations d’anatidés en France. Cette position serait le résultat d’une analyse minutieuse des données scientifiques disponibles.
Réactions du milieu cynégétique
Le passage du projet d’arrêté a suscité de vives réactions au sein de la communauté des chasseurs. Le Conseil nationale de la chasse et de la faune sauvage s’est vu boycotter par plusieurs de ses membres lors d’une réunion prévue en juin 2025, entraînant un report de la discussion. En attendant, la chasse devrait suivre les dates déjà établies pour les espèces migratrices, chaque partie attendant des négociations ultérieures.
Les vérités sur la chasse et la biodiversité
Il est important de rappeler que la chasse est souvent pointée du doigt lors des discussions sur la protection des espèces. Toutefois, les moratoires ou la réduction des périodes de chasse ne suffisent pas si les habitats ne sont pas restaurés et si la prédation n’est pas contrôlée. Des études montrent que les pays qui préservent la chasse, comme l’Espagne ou la France, investissent davantage dans la conservation de la biodiversité, contrairement à d’autres pays où la chasse est interdite, tels que le canton de Genève, où la biodiversité a souffert.
Il en découle que la chasse ne serait pas la cause du déclin des oiseaux migrateurs, mais pourrait plutôt en faire partie des solutions en protégeant les habitats et en régulant la prédation. Les chasseurs, en fin de compte, sont aussi des passionnés de la nature soucieux de voir perdurer les populations de gibier qui leur tiennent à cœur.
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Hagetmau saison record chasse sangliers


Hagetmau : Une saison exceptionnelle pour la chasse aux sangliers
Le 29 juin dernier, une assemblée générale mémorable s’est tenue dans les locaux de l’ancienne gare de Hagetmau. Environ cinquante chasseurs, membres d’une association communale forte de 97 adhérents, ont répondu présents pour discuter des exploits et des défis de la saison de chasse écoulée.
Chiffres impressionnants et nouvelle direction
Le président de l’association, Michel Cabiro, a ouvert la réunion en célébrant une année record avec pas moins de 26 sangliers abattus lors de trois battues. Pour ne pas faire de jaloux, un cerf a également été abattu sur le domaine, ajoutant un beau morceau à cette saison déjà bien fournie. Les battues habituelles se sont poursuivies, incluant les sangliers, les chevreuils et même les renards, aux côtés des lieutenants de louveterie.
Tout en remerciant les membres sortants du conseil d’administration, le président a noté la nécessité d’un engagement accru des chasseurs locaux. Pour améliorer leurs compétences, il a encouragé leur participation aux formations proposées par la Fédération départementale des chasseurs.
Transformation du gibier et bénéfices
Les produits dérivés du gibier abattu sont transformés par une entreprise spécialisée disposant de tous les agréments réglementaires. Cette initiative permet non seulement de réguler les populations animales, mais aussi de générer des revenus pour l’ACCA grâce à la vente de viande, pâtés, saucisses et saucissons. Parfait pour les amateurs de bonne nourriture !
Soutien municipal et nouveaux projets
Lors de la réunion, la maire Pascale Requenna a tenu à féliciter les chasseurs pour leur rôle dans la régulation des espèces, en particulier les sangliers. Elle a aussi évoqué une motion adoptée par le Conseil municipal en faveur de la chasse traditionnelle à la palombe, soutenant ainsi une demande de réexamen par la Commission européenne sur les pratiques en matière de chasse.
Enfin, les chasseurs pourront bientôt profiter d’un nouvel espace : la Maison de l’environnement, incluant un local et une salle d’éviscération, dont les travaux avancent à bon rythme.
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Innovations et Équipements Indispensables pour Chasseurs


Les Dernières Innovations et Équipements à Ne Pas Manquer pour les Chasseurs
Un aperçu sur la présentation des nouveaux produits de chasse
Plongée dans le monde fascinant de la chasse, nous vous décryptons les dernières tendances et innovations du secteur. Que serait un chasseur sans son équipement adéquat ? La chasse s’accompagne d’un besoin constant d’innovation, et les dernières vidéos que nous avons partagées sur nos réseaux sociaux mettent en lumière des nouveautés que chaque chasseur devrait considérer.
ATN : La lunette infrarouge à un prix abordable
Démarrons avec la dernière lunette infrarouge signée ATN, qui a su séduire par ses performances exceptionnelles et son prix attractif. Cet équipement est désormais disponible dans un réseau grandissant d’armureries en France. Pour les amateurs de fusils de sport, le modèle ATA Pro 12 mérite une mention spéciale. Avec des fonctionnalités haut de gamme et un tarif de 1 499 €, cette arme a toutes les chances de se hisser parmi les meilleures de sa catégorie.
Remington Synergie World : Vêtements modernes et accessibles
La marque Remington Synergie World a également fait son apparition avec des vêtements de chasse au style moderne et tendance. Ce qui est appréciable, c’est leur côté pratique et abordable, avec des ensembles allant de 150 € à 300 €. Ces vêtements allient confort et esthétisme, tout en étant parfaitement adaptés aux activités en extérieur.
FAIR : Un classique du tir sportif
Impossible de parler de la chasse sans évoquer FAIR, dont les fusils en cuir italien ont fait leurs preuves depuis plus de 30 ans. Bien connus des chasseurs, ces fusils présentent un rapport qualité/prix très intéressant. Un exemple à suivre dans l’univers du tir sportif est le modèle Carrera IV, qui n’a rien à envier aux autres concurrents.
Walker’s Razor XTRM Digital : Le casque de protection auditive de référence
Terminons avec une sensation du moment : le casque électronique Walker’s Razor XTRM Digital. Offrant une réduction de bruit de qualité supérieure et un confort inégalé, ce casque est conçu spécifiquement pour la chasse et le tir. Distribué en France par la dynamique TPE Alvis Audio, il inclut enfin une fonction d’extinction automatique qui en fait un outil indispensable pour tout chasseur qui se respecte.
Pour rester informé des dernières avancées et ne pas manquer nos prochaines vidéos, n’hésitez pas à suivre nos publications sur Facebook, Instagram, TikTok et YouTube. Chaque équipement a son importance, et être bien équipé, c’est aussi s’assurer d’une meilleure expérience en pleine nature.
Pour plus d’informations sur les nouveautés et produits de chasse, rendez-vous sur Caninstore.
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Repas Traditionnel Sanglier à la Broche


Repas Traditionnel : Sanglier à la Broche à Capdenac-Gare
Un Festin au Foyer Rural de Livinhac-le-Bas
Le dimanche 6 juillet, le foyer rural de Livinhac-le-Bas s’apprête à accueillir un événement alliant gastronomie et convivialité, organisé par les sociétés de chasse de Livinhac-le-Bas et de Gelles. Au menu, une soirée prometteuse pour les papilles avec un sanglier à la broche, un plat qui ne manquera pas d’attirer les amateurs de bonne cuisine.
Un Menu Savoureux
Les convives auront le plaisir de déguster une entrée fraîche avec un melon accompagné de chiffonnade de jambon de pays, suivi du plat principal mettant à l’honneur le sanglier à la broche. Les grenailles de pommes de terre sautées et la persillade viendront compléter ce festin. En dessert, fromages locaux et tartes aux fruits ajouteront une touche sucrée à cette expérience culinaire. Qui peut résister à ces délices ?
Tarifs et Réservations
Pour ceux qui souhaitent participer à cette expérience gastronomique, le tarif est fixé à 15 euros pour les adultes, avec vin et café inclus, et 10 euros pour les enfants de moins de 10 ans. Cependant, il est crucial de réserver son repas avant le mardi 1er juillet. Pour ce faire, il suffit de contacter Benoit ou Philippe par téléphone aux numéros suivants : 06 78 23 03 26 / 05 65 64 86 44 ou 06 29 75 41 59 / 05 65 64 69 21. Ne tardez pas à vous inscrire, les places risquent de partir aussi vite que le sanglier grillé !
Faites partie de cette célébration de la chasse et de la gastronomie à Capdenac-Gare. Qui sait, vous pourriez même découvrir une nouvelle passion pour la chasse tout en savourant de bons plats entre amis.
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Sanglier versus Phacochère


Différences marquées entre le sanglier et le phacochère
Sangliers et Phacochères : Cousins, mais pas trop !
Dans le vaste monde des mammifères, deux membres de la famille des suidés se démarquent : le sanglier (Sus scrofa) et le phacochère (Phacochoerus). Bien qu’ils partagent des traits communs, ces deux espèces possèdent des caractéristiques qui leur sont propres. Ici, nous allons nous intéresser plus particulièrement au phacochère, souvent surnommé le sanglier des savanes.
Caractéristiques Distinctives
Les différences entre le sanglier et le phacochère sont notables, surtout en ce qui concerne leur apparence physique. Pour commencer, le phacochère mâle arbore des excroissances calleuses, connues sous le nom de « verrues », qui s’étendent sur les côtés de sa tête. Ces verrues, qui peuvent mesurer jusqu’à 15 cm de long, représentent une défense naturelle efficace. Le phacochère possède également d’impressionnantes canines supérieures qui poussent vers le haut, mesurant en moyenne près de 30 cm, et atteignant jusqu’à 60 cm pour les spécimens les plus âgés.
En revanche, le sanglier, plus imposant, peut peser jusqu’à 160 kg, alors que le phacochère mâle pèsera plutôt autour de 100 kg. En ce qui concerne la taille, le phacochère s’étire sur environ 160 cm de long tandis que le sanglier varie de 90 à 180 cm. Notons également que la fourrure du phacochère est moins dense, assortie d’une crinière de poils longs qui court de sa tête à son dos.
Habitat et Répartition
Les habitats du sanglier et du phacochère sont également très différents. Le sanglier évolue principalement en Europe et en Asie, tandis que le phacochère se plait exclusivement sur le continent africain, notamment dans des pays comme le Sénégal, le Congo, ou l’Éthiopie. On peut y distinguer deux sous-espèces : le phacochère commun, présent de l’Afrique centrale au sud-est, et le phacochère de Somalie, qui affectionne les étendues de ce pays ainsi que le Kenya.
Le phacochère trouve sa place dans tous les types de savanes, qu’elles soient tropicales ou semi-désertiques, et s’adapte sans hésitation à des environnements arides. Cela dit, le sanglier est un véritable champion de l’adaptabilité, pouvant vivre dans des forêts, des prairies, des marécages et même dans des zones urbaines, ce qui pourrait parfois causer quelques désagréments.
À la Découverte des Suidés
Le sanglier et le phacochère ne sont que deux exemples parmi une multitude d’espèces de porcins. Pour ceux qui souhaitent plonger plus profondément dans le fascinant monde des suidés, des articles supplémentaires sont disponibles. Vous découvrirez ainsi de nombreux autres « sangliers » évoluant dans des environnements divers à travers le globe.
Pour plus d’informations sur la chasse et ses activités passionnantes, n’hésitez pas à consulter notre site Caninstore.
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L’État condamné pour défaillances dans la gestion du grand gibier


L’État condamné à indemniser un exploitant pour des défaillances de plan de chasse
Des dégâts colossaux dus à une surpopulation de grand gibier
Depuis plusieurs années, les dégâts causés par le grand gibier suscitent de vives inquiétudes, tant parmi les agriculteurs que les propriétaires forestiers en France. Les sangliers et les cervidés semblent s’être donné le mot pour ravager les cultures et détruire les forêts. Dans ce contexte, les plans de chasse sont censés réguler les populations de gibier, mais ces derniers se sont souvent révélés insuffisants. Tel est le constat posé par la justice dans l’Orne, qui a jugé que l’État a failli à sa mission en ne mettant pas à jour ces plans pour atteindre un équilibre agro-sylvo-cynégétique.
Une lutte acharnée contre la nature pour les propriétaires forestiers
Les propriétaires de 650 hectares de forêt dans le secteur de Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois ont été confrontés à une situation alarmante. Depuis 2012, ces parcelles étaient la cible de cervidés qui, sans aucune contrainte, ont causé des pertes s’élevant à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les tentatives de régénération de la forêt se heurtaient inévitablement à la voracité des cervidés, qui saccageaient toute repousse. En 2019, un expert affirmait que « la végétation basse est systématiquement et méthodiquement ravagée ».
Une action judiciaire nécessaire après des années d’inaction
Malgré plusieurs sollicitations auprès de la préfecture dans le but d’adapter le plan de chasse, ce n’est qu’en 2024 qu’un mouvement a été amorcé pour redresser la situation. Face à tant d’inaction, les propriétaires ont enfin décidé de porter l’affaire devant la justice. Le 27 juin dernier, la Cour administrative d’appel de Nantes a rendu son verdict, condamnant l’État à verser 58.000 euros, auxquels s’ajoutent 13.000 euros de frais d’expertise et 1.500 euros de frais de justice.
Un verdict qui souligne des responsabilités partagées
La décision judiciaire a déterminé que la responsabilité des dégâts était à 66% attribuée à l’État pour son incapacité à gérer adéquatement la population de grand gibier, tandis que les exploitants se voyaient attribuer 34% des responsabilités. Ces derniers avaient effectivement privilégié des pratiques de chasse à l’affût ou à l’approche, alors que des battues auraient pu contribuer à disperser plutôt qu’à concentrer le gibier.
Cette affaire souligne l’importance d’une gestion proactive et efficace des ressources naturelles et de la nécessité d’une coopération entre les différents acteurs pour préserver l’équilibre et la santé de notre environnement. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et il est clair que la question de la régulation du grand gibier requiert une attention continue.
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Loire-Atlantique Alerte sur un animal potentiellement dangereux à Blain


Loire-Atlantique : Alerte sur un loup aperçu à Blain
Dans la commune de Blain, une photographie floue a récemment suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, relayant des informations sur un potentiel loup aperçu le 26 juin 2025.
Un événement qui attire l’attention
Un post sur Facebook a mis en garde les habitants avec ce message : « Vu sur Blain ce jour. Faites attention et ne pas intervenir. Si vu, prenez une photo et prévenez l’OFB ou le DDTM et la mairie ». Les commentaires ont vite afflué, d’autres internautes signalant des apparitions similaires dans divers secteurs de Blain, ainsi qu’à La Chevallerais. A première vue, de quoi susciter quelques frissons dans cette paisible région !
Précisions sur la mystérieuse créature
Pourtant, l’inquiétude a rapidement trouvé un antidote. Une agricultrice de Blain a partagé la photo avec des experts de l’Office français de la biodiversité (OFB), qui ont rapidement conclut : « Ce n’est pas un loup ». Certains observateurs ont même évoqué l’hypothèse d’un chien-loup tchèque, une espèce dont l’apparence peut prêter à confusion.
Rassurance et expertise
Pour en savoir plus, notre équipe a contacté Nicolas Jean, directeur adjoint de la direction des grands prédateurs terrestres à l’OFB. Sa déclaration a confirmé ce que beaucoup espéraient : « À ce jour, aucune présence de loup n’a été signalée dans le secteur de la Loire-Atlantique ». Les habitants peuvent donc continuer leur quotidien sans la peur d’une rencontre inattendue avec un loup.
En conclusion, si l’esprit d’aventure vous pousse à explorer les mystères de la nature, n’oubliez pas de garder un œil averti sur les vérités et les rumeurs qui circulent dans nos campagnes.
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Tensions entre science et politique sur la chasse des oiseaux migrateurs


Chasse des oiseaux migrateurs : tensions entre science et décisions politiques
Depuis 2021, la Commission européenne a mandaté des experts pour évaluer la durabilité de la chasse des populations aviaires en Europe. Alors que les conclusions scientifiques attendues pour l’avril 2025 pointent trois espèces à surveiller, la France veut d’ores et déjà restreindre ou suspendre la chasse de neuf d’entre elles. Cette réaction rapide soulève des questions sur l’utilisation des données scientifiques dans un contexte politique tendu.
Des recommandations controversées sur les espèces migratrices
Au fil des quatre dernières années, des scientifiques ont analysé 33 espèces d’oiseaux migrateurs, en étudiant leurs caractéristiques démographiques et migratoires à l’aide de modélisations mathématiques. Malgré un travail rigoureux, la Commission européenne a proposé en novembre 2024 des recommandations discutables, rejetées par la plupart des États-membres après une consultation. Cependant, la réunion du 1er avril 2025 a mis en lumière un nouveau consensus : une gestion adaptative pour le fuligule milouin, la caille des blés et le canard siffleur, aucune d’entre elles ne justifiant un moratoire immédiat.
La France à contre-courant des décisions scientifiques
Sur le terrain, la France semble ignorer cet appel à la patience et s’engage dans des restrictions, en préconisant un moratoire sur le fuligule milouin et en réduisant les périodes de chasse pour plusieurs autres espèces. Cette décision, dépourvue de fondements scientifiques solides, interpelle les acteurs du milieu qui s’interrogent sur la nécessité d’une telle précipitation. D’autant plus que la coordination européenne aurait dû être privilégiée, les migrateurs étant le fruit d’un écosystème transfrontalier.
Un revirement politique en question
Le revirement du ministère de la Transition écologique, dirigé par Agnès Pannier-Runacher, est un sujet de discorde. Des espèces qui n’ont même pas été évaluées par la Commission, comme le lagopède alpin, figurent désormais sur la liste des restrictions. Les critiques affirment que les motivations derrière ces décisions sont plus politiques qu’écologiques, semblant participer à une volonté de ‘greenwashing’ au détriment d’une approche fondée sur la science.
Un appel à l’unité et à la réactivité
Le président de la Fédération nationale des chasseurs, Willy Schraen, a exprimé sa profonde consternation face à cette situation et appelle les chasseurs à rester vigilants et unis. Selon lui, les décisions du ministère reflètent une tendance inquiétante à ne pas respecter les résultats scientifiques au profit d’une agenda politique. Il exhorte donc la communauté cynégétique à s’opposer fermement à ce qu’il décrit comme une menace directe contre la passion de la chasse et les valeurs qui y sont associées.
Face à ces enjeux complexes, il est crucial pour les acteurs de la chasse de se mobiliser et d’exiger une réelle prise en compte des données scientifiques avant toute décision qui pourrait compromettre l’avenir de la pratique.
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Chien de chasse sous menace de malveillance


Chasse : Des actes malveillants visent les chiens de chasse
À l’approche de l’ouverture généralisée de la chasse au sanglier le 15 août, un vent d’inquiétude souffle sur le Lot-et-Garonne. La passion des chasseurs, d’ordinaire réjouissante, se teinte désormais d’appréhension face à un phénomène inquiétant : les chiens de chasse sont de plus en plus pris pour cibles. À Penne-d’Agenais et à Salles, deux communes rurales, les anecdotes se multiplient, et les histoires rocambolesques de malveillance ne manquent pas.
Nicolas Soulier, 26 ans, président de la société de chasse de Salles, témoigne : « C’est la première année que ça dégénère comme ça. » Avec une trentaine de membres, soit 10 % des habitants, il défend la pratique de la chasse comme un élément essentiel à la régulation de la population de sangliers, nécessaire pour éviter des dégâts dans les champs et sur les routes. Mais face à une recrudescence de violence, il s’exclame : « On essaie de tuer nos chiens. »
À quelques kilomètres, Robin Rivaillé, également président d’une société locale de chasse, partage un vécu similaire. Sa première expérience d’agression remonte à 2024, où une voiture a manqué de l’écraser, lui et ses chiens. Le conducteur a été condamné à trois mois de prison avec sursis, mais ce n’était que le début. En 2025, une nouvelle agression a ciblé ses chiens. « Cette personne nous a attaqués avec un piquet en bois », explique-t-il, déplorant un climat d’animosité grandissant.
Les attaques ne s’arrête pas là. Pendant l’hiver, alors qu’il longe une parcelle rachetée par des Hollandais, Nicolas et son équipe se sont heurtés à une propriétaire qui tentait de faire fuir les chiens avec une faux. « Elle lui a mis un coup de faux dans l’abdomen », raconte-t-il, heureusement sans gravité pour l’animal. Les enjeux ne se limitent pas à ces incidents isolés ; Robin observe une tendance inquiétante : « Depuis 2 ans, les incivilités se généralisent au niveau national. » Les jeunes chasseurs, inquiets, doivent redoubler de vigilance et éviter certains secteurs, au grand dam des agriculteurs qui espèrent une régulation pour protéger leurs cultures.
La situation soulève des interrogations sur la cohabitation entre passion et respect des pratiques de chasse. En cette période pré-ouverture, les chasseurs se mobilisent pour alerter. Leur souhait est clair : protéger leurs animaux et continuer à exercer leur passion sans crainte de violences inutiles. La solidarité s’érige face à la menace, dans l’espoir de préserver cette tradition ancrée dans la culture du Sud-Ouest.
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Chasse au sanglier validation du plan gouvernemental par le Conseil d’Etat


Chasse au sanglier : Validation du plan gouvernemental par le Conseil d’État
Dans deux arrêts rendus récemment, le Conseil d’État a validé presque intégralement le décret et l’arrêté ministériel datés du 28 décembre 2023, confirmant ainsi les engagements pris dans le cadre d’un accord tripartite entre l’État, la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) et les organisations agricoles. L’objectif de ces textes est de renforcer l’efficacité des prélèvements de sangliers afin de limiter les dégâts agricoles croissants. L’association ASPAS, qui avait saisi la juridiction administrative suprême, plaidait pour l’annulation totale de ces textes, arguant que la régulation cynégétique favorise la prolifération du grand gibier, avec des impacts potentiellement négatifs sur le plan écologique.
Clarification des arguments
Le Conseil d’État a d’abord écarté les critiques concernant la régularité formelle des textes, précisant que la note de présentation publique attachée aux projets de décret vise non pas à convaincre, mais à expliquer le cadre général et les mesures proposées. Sur le fond, les principaux arguments d’ASPAS ont tous été rejetés :
- Le principe de prélèvement raisonnable n’est pas opposable à une espèce reconnue comme capable de causer des dégâts, tel que le sanglier.
- L’objectif d’équilibre agro-sylvo-cynégétique n’impose pas d’obligation stricte mais oriente les politiques publiques, laissant une marge d’appréciation au Gouvernement concernant les moyens employés.
- L’argument relatif à une perturbation intentionnelle de la faune protégée, notamment les oiseaux, a également été écarté, puisque le décret ne régit pas la chasse de ces espèces.
- Enfin, l’élargissement de la période de chasse du sanglier ne constitue pas une atteinte au principe de non-régression en matière environnementale, selon le juge.
Regard sur l’agrainage et mesures annulées
Concernant l’agrainage, assimilé par l’ASPAS à une méthode de nourrissage interdite, le Conseil d’État a affirmé que le décret visait à encadrer cette pratique, renvoyant aux schémas départementaux de gestion cynégétique le soin d’en préciser les modalités. Les contestations devront ainsi être portées à un niveau local.
Enfin, une seconde décision relative à l’arrêté ministériel a abouti à l’annulation d’une seule mesure : celle autorisant le tir de sangliers depuis des postes fixes autour de parcelles agricoles en cours de récolte. Le Conseil d’État a jugé que cette disposition contrevenait à l’interdiction d’utiliser un véhicule comme moyen de rabat.
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