Raton Laveur et Parasite Intestinal : Précautions en Belgique et France


Raton Laveur : Attention Danger
Les Vers Intestinaux du Raton Laveur en Belgique
Les autorités wallonnes ont récemment lancé une alerte suite à la découverte de plusieurs ratons laveurs porteurs du ver Baylisascaris procyonis. Ce parasite peut entraîner une infection rare, la baylisascariose, chez l’être humain. Le ver se transmet principalement via les matières fécales des ratons laveurs, contaminant leur environnement immédiat et potentiellement d’autres animaux par ingestion accidentelle. Les larves du parasite traversent la paroi digestive et se propagent à travers le corps, causant des dommages irréversibles, notamment aux muscles, au système nerveux et au cerveau.
Situation en France
En France, la population de ratons laveurs est estimée à plusieurs dizaines de milliers d’individus. Bien que la majorité des populations de ratons laveurs du sud-ouest et du nord-est soient exemptes de B. procyonis, quelques cas ont été confirmés à la frontière belge et luxembourgeoise. En 2020, le parasite a même été détecté pour la première fois lors d’un criblage moléculaire de selles de loups, soulevant des questions sur son statut parasitaire en France.
Risques pour l’Homme
Contracter ce ver reste un risque faible mais présent, les conséquences sont potentiellement graves. Aux États-Unis, une trentaine de décès ont été attribués à ce parasite en 30 ans, affectant principalement les jeunes enfants qui ont tendance à porter des objets contaminés à leur bouche. Les cas rapportés incluent des atteintes neurologiques graves, comme l’encéphalite et des troubles oculaires.
Précautions à Prendre
- Éviter de toucher ou de s’approcher d’un raton laveur, qu’il soit vivant ou mort.
- Utiliser des gants jetables et un masque de protection si vous devez manipuler un raton laveur mort.
- Ne pas nourrir les ratons laveurs.
- Fermer les bacs à sable lorsqu’ils ne sont pas utilisés et surveiller les enfants pour éviter la consommation de terre.
- Bien se laver les mains après les activités de jardinage.
- Tenir les chiens en laisse dans les milieux forestiers, les vermifuger régulièrement et ramasser leurs excréments.
- Cueillir les baies sauvages à plus de 50 cm du sol, et laver systématiquement fruits et légumes avant consommation.
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Article rédigé par Actuchasse pour Caninstore
Le sanglier dans la culture gauloise et romaine selon Astérix et Obélix


Le sanglier selon Astérix et Obélix : au-delà du mythe
Le sanglier, roi des banquets ou légende urbaine des Gaulois ?
Tout le monde connaît Astérix et Obélix, même ceux qui n’ont jamais lu leurs bandes dessinées. Ces invincibles Gaulois sont célèbres pour leur amour du sanglier, qui apparaît dans presque tous les albums, généralement en tant que pièce maîtresse des festins. À première vue, il semble donc que le sanglier était le gibier favori des Gaulois. Mais qu’en est-il vraiment ? L’image est trompeuse : en réalité, cette représentation est loin de la vérité historique.
Le sanglier, une rareté dans l’alimentation gauloise
Pour la plus grande déception d’Obélix, les recherches archéozoologiques montrent que le sanglier n’était pas une priorité alimentaire pour les Gaulois. Ces derniers consommaient très peu d’animaux sauvages, préférant les animaux d’élevage. Selon certaines études, comme celles sur les « Gaulois d’Acy-Romance », les restes de gibier ne représentaient qu’environ 0,1 % des restes découverts dans les habitations de l’époque antique. Les Gaulois chassaient certes, mais principalement du petit gibier comme le lièvre, ou des cervidés tels que le cerf et le chevreuil.
Pourquoi cette image du sanglier s’est-elle imposée ?
Comment expliquer cette image erronée de Gaulois avides de sanglier, créée par Goscinny et Uderzo ? Il s’avère que les Celtes entretenaient en effet une relation spéciale avec cet animal, mais pas culinaire. Le sanglier avait une symbolique forte, incarnant l’agressivité et la virilité, des qualités très prisées à l’époque. Le sanglier représentait donc la force brute et la fureur guerrière. Cet aspect symbolique se manifeste notamment à travers le carnyx, une trompe de guerre souvent ornée d’une tête de sanglier.
Les Romains, véritables amateurs de sanglier
Dans les bandes dessinées, les Romains n’ont pas de grand intérêt pour la chasse au sanglier, ce qui renforce encore le mythe des Gaulois amateurs de ce gibier. En réalité, les Romains estimaient grandement le sanglier, qu’ils considéraient comme un gibier noble. Contrairement aux Gaulois, ce gibier n’était pas un plat populaire mais une spécialité réservée aux banquets aristocratiques, où il était parfois la pièce maîtresse d’un véritable spectacle culinaire.
Le sanglier, un mets de choix à l’époque romaine
Pour s’en convaincre, il faut lire le festin de Trimalcion dans le Satyricon de Pétrone. Ce texte, bien que satirique, dépeint le sanglier comme le centre d’attention des banquets. Apicius, un auteur romain du Ier siècle, propose même dix façons différentes de cuisiner le sanglier dans son Art culinaire, montrant ainsi l’engouement de l’époque pour ce mets.
En conclusion, bien que les Gaulois ne consommaient pas vraiment de sanglier, cet animal restait symboliquement important pour eux. Par contre, les Romains ont su mettre à l’honneur ce magnifique suidé dans leurs festins de haute société. Rendez hommage à cette tradition en découvrant nos nombreuses recettes de sanglier.
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Tiques et idées reçues à démentir


Tique : Débunkons les idées reçues
Les tiques : Parasites tenaces et sources de nombreuses idées fausses
Les tiques sont des parasites externes hématophages qui posent de sérieux problèmes pour nos animaux domestiques, notamment les chiens et les chats. Mais que sait-on vraiment sur ces acariens ? Il est temps de séparer le vrai du faux.
Seule la tique femelle est dangereuse ?
Première idée reçue : Il n’y a pas que les tiques femelles qui soient dangereuses pour les animaux. En effet, les tiques mâles et femelles effectuent un repas sanguin. Même s’il est plus important pour la femelle, permettant ainsi la maturation de ses œufs, les tiques mâles peuvent également être problématiques. Cependant, dans certaines espèces comme l’Ixodes ricinus, le repas sanguin du mâle est totalement absent, ce dernier vivant sur les réserves accumulées au stade de larve et de nymphe. Conclusion : Faux.
La tique ne meure pas quand on l’arrache de la peau du chien ?
Il ne suffit pas d’enlever une tique pour qu’elle meure. C’est pourquoi, les tiques enlevées doivent être tuées, car elles risquent de se fixer sur un nouvel hôte. Il est recommandé de ne pas enlever une tique à la main mais d’utiliser un dispositif spécifique (tire-tique). Une action manuelle peut ne pas suffire pour retirer le rostre de l’acarien qui restera dans le derme et pourra provoquer un abcès cutané. La manipulation d’une tique peut également générer un stress entraînant une augmentation de la salive vectrice potentielle d’agents pathogènes. À la différence des adultes, les larves et nymphes de tiques peuvent mourir si elles sont enlevées avant la fin de leur repas. Alors, vrai et faux.
La tique est immunisée contre les maladies qu’elle véhicule ?
Contrairement à cette idée répandue, la présence d’agents pathogènes peut causer des lésions tissulaires chez la tique, allant même jusqu’à sa mort. La transmission d’agents pathogènes à l’hôte n’est pas systématique, car toutes les tiques ne sont pas infectées. Leur taux de contamination est relativement faible et varie selon plusieurs facteurs comme l’espèce de tique, la région et l’agent pathogène. Il est aussi possible qu’une même tique soit co-infectée par plusieurs agents pathogènes. Conclusion : Faux.
Laver son chien à grande eau suffit à faire tomber la tique ?
La tique est un parasite extrêmement résistant, et un simple lavage de l’animal ne suffira pas à la tuer. En fait, l’immersion dans l’eau induit un réflexe chez la tique qui lui permet de survivre. Il est donc inefficace de croire qu’un bain pourrait déparasiter votre chien. Conclusion : Faux.
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La sécurité au cœur de la chasse au sanglier à Pietracorbara


« Le maître-mot, c’est la sécurité » : les premières battues au sanglier commencent à Pietracorbara
La saison de la chasse au sanglier débute sous haute vigilance en Haute-Corse.
La saison de la chasse au sanglier, animal en forte prolifération en Haute-Corse, a démarré officiellement le 15 août. Très encadrée pour éviter les accidents, cette activité reste cependant risquée. Les chasseurs de Pietracorbara ont saisi leurs fusils dès l’aube, avec une quinzaine de participants et leurs fidèles chiens de chasse.
La popularité de cette activité est indéniable sur l’île: environ 14 000 permis ont été délivrés cette saison, représentant près de 4% de la population locale, une proportion deux fois plus élevée que la moyenne nationale. Entre 5 000 et 6 000 chasseurs se concentrent sur le sanglier en Haute-Corse.
Un cadre sécuritaire strict
Eric Vitali, président de la société de chasse de Pietracorbara, souligne l’importance de la sécurité, surtout en période touristique. « Nous sommes habillés en orange et avons installé des panneaux pour avertir les randonneurs », précise-t-il. La sécurité est renforcée depuis un arrêté ministériel rendant obligatoire le port de vêtements fluorescents, la signalisation des chasses et une formation à la sécurité tous les dix ans.
Moins d’accidents, mais davantage de blessures auto-infligées
Selon l’Office Français de la Biodiversité, les accidents de chasse ont diminué de 42 % en 20 ans et les accidents mortels de 77 %. Cependant, le nombre total d’accidents a augmenté la saison dernière, notamment les blessures auto-infligées.
Des drames continuent de survenir, comme le décès d’un chasseur de 85 ans à Prunelli-di-Fiumorbo en janvier dernier. D’autres incidents incluent des blessures graves, et parfois mortelles, survenues au cours des chasses, soulignant encore l’importance des règles de sécurité en vigueur.
Des sangliers qui prolifèrent en Haute-Corse
Le sanglier est l’espèce principale chassée sur l’île, représentant 70% du gibier prélevé. Cependant, leur nombre ne cesse d’augmenter, causant des dégâts aux cultures et jardins. Cette augmentation est principalement due à la disparition des prédateurs naturels, le recul des espaces agricoles et le changement climatique.
Le CNRS a également constaté que la modernisation de l’agriculture a conduit à la disparition du petit gibier, obligeant les chasseurs à se tourner vers le sanglier, souvent hybridé avec des porcs domestiques pour accroître sa capacité reproductive.
Alors que la populace augmente en Haute-Corse, les sangliers se raréfient en Corse du Sud, conduisant à une demande pour avancer la date de fermeture de la chasse.
Pour plus d’informations sur les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse, visitez le site de la Federazione di i Cacciatori di Corsica.
Actuchasse pour Caninstore
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Dampierre-les-Bois Opération contre les Sangliers au Bois Fallot


Dampierre-les-Bois : Opération Commando au Bois Fallot, les Sangliers Filent Entre les Mailles
Les dégâts causés par les sangliers, un casse-tête pour les chasseurs et agriculteurs
À Dampierre-les-Bois, un groupe de chasseurs a récemment organisé une battue à grande échelle dans le bois Fallot pour contrer la prolifération des sangliers. Bien que ces animaux puissent provoquer un sourire par leur ruse, les dommages qu’ils causent aux parcelles agricoles ne font rire ni les agriculteurs, ni les chasseurs qui doivent souvent mettre la main au portefeuille pour dédommager les pertes.
Le rendez-vous matinal des chasseurs
Ce samedi, il est encore tôt lorsqu’un groupe de chasseurs se réunit à la cabane de chasse du Gros Pré. À peine l’aube est-elle aux premières loges que Jean-Claude Dominguez, le garde-chasse, commence son briefing. L’objectif de la journée est clair : attraper les sangliers et réduire les dégâts qu’ils causent dans les champs.
Chasse musclée et sangliers malins
Malgré une organisation méticuleuse et un déploiement important, les sangliers ont réussi à contourner les traqueurs. Ces derniers ont donc passé une partie de la journée à jouer au chat et à la souris avec les animaux, sans grand succès. La battue, bien que précoce cette année, n’a pas eu l’issue espérée.
Conclusion
Cette nouvelle escapade infructueuse des chasseurs de Dampierre-les-Bois démontre à quel point la lutte contre la prolifération des sangliers peut être complexe. Les efforts sont là, mais la ruse des animaux impose une réévaluation constante des stratégies de battue pour espérer réduire les dommages agricoles à long terme.
Actuchassse pour Caninstore
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Les sangliers menacent les vignes à Caunettes-en-Val


Caunettes-en-Val : les sangliers s’attaquent aux vignes
Les vignobles sous la menace constante des sangliers
À Caunettes-en-Val, la présence des sangliers dépasse celle des habitants. Une situation exacerbée par l’exode rural, l’enfrichement, la rétractation du vignoble et l’extension des bois méditerranéens peu exploités.
Avec les vendanges imminentes, les raisins mûrissants attirent les suidés dans les vignes. Les chasseurs, infatigables défenseurs de la viticulture, opèrent aux marges du territoire des viticulteurs pour réguler le gibier envahissant.
Clôtures et grillages : les vignes, un fort retranché
Mais cette bataille contre les sangliers ne se gagne pas uniquement avec des fusils. Les viticulteurs, se battant pour sauver leurs récoltes, ont érigé des frontières bien visibles. Auparavant, des clôtures électriques reliées à des batteries faisaient office de barrière. Désormais, alors que le vignoble se réduit, des grillages métalliques d’un mètre de haut et de larges mailles, solidement ancrés, protègent les rangs de vignes.
Cette transformation des paysages agricoles en camps retranchés accentue le conflit entre viticulture et la pression croissante des bois alentours. Les viticulteurs, descendants des paysans d’antan, clament leur besoin impératif des chasseurs pour protéger leur activité et maintenir leurs revenus.
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Actuchassse pour Caninstore.
Var sangliers urbains et cohabitation estivale


Var: coquillages et sangliers !
Sangliers urbains : une cohabitation inattendue
Nous voici plongés dans le Var, un département où la vie humaine et la faune sauvage s’entrelacent de manière inattendue. D’un côté, de vastes forêts denses, où la présence humaine est assez limitée, et de l’autre, un littoral animé par les activités touristiques, des parcours de golf, des villas de luxe et… nos amis les sangliers !
Une colonisation urbaine progressive
Depuis les années 80, nous avons pu observer une véritable invasion des zones urbaines par les sangliers. Leur population n’a cessé de croître régulièrement depuis cette époque, attirée par la diversité des ressources alimentaires. Tandis que les suidés profitent abondamment des glands et des châtaignes dans le Massif des Maures entre septembre et mars, ils n’hésitent pas à s’aventurer plus près des villes littorales lorsque l’été arrive.
L’été : une saison critique
Avec la montée des températures estivales, les sangliers et leurs petits troquent la forêt pour les zones urbaines, appâtés par de nouvelles sources de nourriture issues de l’activité humaine. Nos collègues de France 3 région ont rapporté que les campings deviennent des points de rencontre privilégiés pour ces visiteurs imprévus. Par exemple, au camping de la Pierre Verte à Fréjus, la faune sauvage fait désormais partie intégrante des vacances !
La population de sangliers augmente de manière homogène sur l’ensemble du territoire varois. Cependant, dans les zones côtières urbanisées, leur présence devient plus marquante et pose des défis. Si voir des poubelles renversées et des tentes fouillées peut prêter à sourire, les risques de collisions routières représentent un danger réel. Les Louvetiers locaux travaillent sans relâche pour gérer cette population et maintenir un équilibre acceptable.
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Article signé par Actuchassse pour Caninstore.
Chasse à Le Vigan Nouvelles Règles pour 2024-2025


Chasse à Le Vigan : Les Nouvelles Règles pour la Saison 2024-2025
Dates d’Ouverture et de Fermeture
La Fédération Nationale des Chasseurs informe que l’ouverture générale de la chasse à Le Vigan se fera le dimanche 8 septembre 2024 au matin. La saison prendra fin le 28 février 2025 au soir, comme fixé par décret ministériel.
Mutualisation des Territoires
Une convention a été conclue entre les présidents des chasses « Diane de Prouilhac Gourdon », dirigée par M. Caminade, et « l’amicale des propriétaires et chasseurs de Peyrès Lavayssière ». Cet accord concerne la chasse en battue du grand gibier et du sanglier, avec une mutualisation et réciprocité des territoires de chasse.
Nouvelles Règles de Chasse
En plus du respect strict de la législation en vigueur, des mesures spécifiques ont été adoptées à l’unanimité par les chasseurs et propriétaires de Peyrès et Lavayssière :
- Interdiction de toute chasse en battue le dimanche, sauf décision contraire de l’association.
- Interdiction d’utiliser des carabines autres que les fusils de chasse traditionnels de calibres 12, 16 ou 20 type Brennecke.
- Interdiction de chasser à moins de 150 mètres des habitations, sauf demande explicite des propriétaires.
Ces règles sont applicables immédiatement, et tout manquement entraînera des poursuites devant les tribunaux compétents.
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Battue Affinitaire Une Réponse Innovante à la Surpopulation de Sangliers dans l’Indre


La « Battue Affinitaire » : Un Nouveau Concept pour la Régulation des Sangliers dans l’Indre
Un Contexte de Surpopulation
La prolifération des sangliers pose de sérieux problèmes aux agriculteurs de l’Indre, provoquant des dégâts considérables sur les cultures. Face à ce défi, les chasseurs sont appelés à intervenir de manière plus fréquente et innovante pour protéger les terres agricoles.
Un Nouveau Dispositif Validé par le Préfet
Pour répondre à cette situation alarmante, un nouveau dispositif de régulation a été approuvé par le préfet de l’Indre : la battue affinitaire. Contrairement à la battue administrative, traditionnellement orchestrée par les autorités sous la direction d’un lieutenant de louveterie, la battue affinitaire permet aux propriétaires terriens de prendre les rênes de l’organisation.
Organisation et Fonctionnement
Le principe est simple. Les propriétaires peuvent organiser la battue affinitaire eux-mêmes, en sélectionnant les chasseurs qui y participeront. Ce type de battue doit toutefois respecter les territoires et les dates validées par le préfet.
Le rôle de l’administration se limite à une vérification par le lieutenant de louveterie, qui s’assure que tout est conforme aux réglementations en vigueur. De cette manière, agriculteurs et chasseurs disposent d’une plus grande flexibilité pour intervenir rapidement lorsque des dégradations sont constatées.
Battue Affinitaire vs. Battue Administrative
La battue affinitaire offre une alternative plus réactive par rapport à la battue administrative. Pour rappel, celle-ci est longue à mettre en place et ne correspond pas toujours aux besoins réels des agriculteurs, puisque les animaux peuvent facilement se déplacer et les dégâts être déjà faits avant l’intervention.
Si une demande de battue affinitaire n’aboutit pas dans un délai de 15 jours auprès de la Fédération des chasseurs, la battue administrative reprend alors le contrôle des opérations. Cela assure une certaine continuité dans la gestion des populations de sangliers.
Les Attentes et les Perspectives
En théorie, ce dispositif devrait permettre une meilleure réactivité et une réduction efficace des dégâts causés aux cultures. Cependant, il faudra du temps pour évaluer ses véritables impacts. Les agriculteurs et chasseurs locaux espèrent que cette nouvelle approche les aidera à maintenir une pression suffisante sur les populations de sangliers, limitant ainsi les préjudices subis.
Avec l’introduction de la battue affinitaire, l’Indre se dote d’un outil supplémentaire pour gérer la surpopulation de sangliers. Reste à voir si cette innovation portera ses fruits et deviendra une référence en matière de régulation cynégétique.
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Le grand hamster d’Alsace une espèce menacée


Le grand hamster d’Alsace : un petit bijou naturel menacé
Morphologie du grand hamster d’Alsace (Cricetus cricetus)
Le grand hamster d’Alsace, également connu sous les noms de hamster commun, hamster d’Europe, marmotte de Strasbourg ou encore cochon de seigle, est la seule espèce de hamster sauvage en France. Ce rongeur se distingue par son dos brun roux, son ventre noir et ses taches blanches sur les flancs. Mesurant entre 20 et 27 cm de long et pesant entre 220 et 460 g, il dispose d’une queue courte et sans poils. Les mâles sont généralement plus grands que les femelles. Leur caractéristique notable : des abajoues extensibles pour transporter la nourriture.
Habitat : la plaine agricole
Le grand hamster d’Alsace préfère les plaines agricoles avec un sol meuble et bien drainé, idéal pour creuser ses terriers. On le trouve rarement au-dessus de 650 m d’altitude et il évite les zones humides ou boisées. Son environnement doit offrir une diversité de couverts agricoles pour lui procurer abri et nourriture tout au long de l’année. Les céréales à paille d’hiver et la luzerne sont ses favoris, contrairement au maïs qui ne fournit pas une couverture suffisante en avril-mai.
Régime alimentaire omnivore
Ce petit rongeur est principalement végétarien, consommant environ 80 à 85 % de blé, luzerne, orge, graines et coquelicots. Les 15 à 20 % restants de son alimentation se composent d’insectes, de vers de terre et de petits rongeurs. Anticipant l’hiver, il stocke de la nourriture dans son terrier. La quantité et la composition exacte de ces réserves restent inconnues en raison de la difficulté à les analyser sans perturber l’animal.
Vie amoureuse mouvementée
Les hamsters ne se rencontrent que pour se reproduire entre mars-avril et août-septembre. Les mâles, émergeant plus tôt de l’hibernation, recherchent activement des femelles avec lesquelles ils peuvent s’accoupler plusieurs fois. La gestation dure environ 20 jours, après quoi la femelle met bas dans son terrier. Une portée comprend généralement 5 à 7 petits, qui sont sevrés en trois semaines. À un mois, les jeunes sont soit chassés par leur mère, soit elle les quitte pour refaire une portée ailleurs. Ils atteignent leur maturité sexuelle à 2-3 mois, mais ne reproduisent que rarement cette première année.
Le déclin inquiétant du grand hamster d’Alsace
Depuis les années 80, les populations de grand hamsters d’Alsace ont considérablement diminué, mettant l’espèce en danger critique d’extinction. Les facteurs de ce déclin sont multiples : monocultures, développement industriel, réchauffement climatique et pollution lumineuse, cette dernière affectant particulièrement la reproduction. Là où une femelle produisait plus de 20 petits par an au 20e siècle, ce chiffre est aujourd’hui tombé à 5-6.
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