La diversité des loups et leurs sous-espèces


La diversité fascinante des loups : types et caractéristiques
Le loup est un animal légendaire occupant une place de choix dans l’imaginaire collectif. Que diriez-vous de plonger dans le fascinant monde des loups et d’explorer leurs différentes sous-espèces ? Avec pas moins de 40 classifications au sein du genre Canis lupus, découvrir ces prédateurs majestueux est une aventure captivante.
Le loup gris commun
Le loup gris commun (Canis lupus lupus), également connu sous les noms de loup eurasien ou loup européen, est semblable au loup des plaines d’Amérique du Nord. Selon sa localisation, sa taille varie : les loups du sud sont plus petits que ceux du nord, mesurant entre 100 à 130 cm de long pour les mâles, et pesant entre 30 et 80 kg. Les femelles, quant à elles, pèsent entre 23 et 55 kg. La fourrure de cette espèce va du blanc immaculé des populations arctiques à des mélanges de nuances de gris, brun et noir.
Le loup arctique
Aussi connu sous le nom de loup polaire (Canis lupus arctos), le loup arctique est de taille plus petite que son cousin gris, mesurant environ 90 cm de long et pesant jusqu’à 80 kg. Sa fourrure blanche lui permet de se camoufler dans les paysages enneigés. Adapté au froid extrême, il peut survivre à des températures allant jusqu’à -60°C et s’aventure parfois sur la banquise. On le trouve principalement en Amérique du Nord, notamment au Canada et en Alaska.
Le loup rouge
Classé en danger critique d’extinction depuis 2020, le loup rouge (Canis rufus) est l’un des canidés les plus rares au monde. Avec une taille intermédiaire entre le loup gris et le coyote, il mesure entre 95 et 120 cm de long et pèse entre 20 et 35 kg. Son pelage est souvent d’un ton cannelle ou fauve, mais peut se teinter de gris et de noir selon les saisons. Bonne nouvelle pour cette espèce : une portée de six louveteaux est née en 2022, offrant un souffle d’espoir pour sa survie.
Le loup d’Abyssinie
Également appelé loup d’Éthiopie (Canis simensis), cet animal est en danger d’extinction avec une population sauvage estimée à seulement 500 individus. Taille similaire au coyote, il mesure entre 84 et 100 cm de long et pèse entre 11 et 20 kg. Son corps est élancé et, bien que sa robe arbore des nuances de brun et de roux, des touches de blanc se distinguent au niveau de sa gorge et de ses pattes. Exclusivement présent dans la Corne de l’Afrique, ce loup vit principalement à plus de 3000 mètres d’altitude.
Le dingo
Originaire d’Australie, le dingo (Canis lupus dingo), ou warrigal, représente le retour à l’état sauvage de chiens domestiques. Sa taille varie entre 80 et 125 cm pour un poids de 10 à 20 kg. Sa fourrure présente une palette de roux et de beige, et bien que souvent perçu comme un chien sauvage, il peut également arborer des couleurs plus rares comme le noir ou le blanc. Présent dans diverses régions d’Australie, le dingo préfère les forêts, plaines et zones désertiques de l’Outback.
Ces profils diversifiés nous offrent une vue d’ensemble fascinante sur les différentes espèces de loups à travers le monde. Ces prédateurs continuent d’inspirer la curiosité et l’admiration des amoureux de la nature.
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Conseil d’État interdit la chasse au sanglier à poste fixe pendant les récoltes


Le Conseil d’État annule le droit de tirer le sanglier à poste fixe sur une parcelle en cours de récolte
Le Conseil d’État a récemment tranché sur plusieurs requêtes concernant un décret et un arrêté ministériel du 28 décembre 2023, qui abordent notamment la régulation des modes de destruction des animaux nuisibles. Bien que le Conseil ait rejeté plusieurs demandes de l’ASPAS, il a invalidé la possibilité de tirer les sangliers depuis un poste fixe sur des parcelles en cours de récolte.
Une victoire pour les chasseurs, mais pas sans épine
Si certaines mesures contestées ont été balayées par le Conseil d’État, les chasseurs peuvent se réjouir de plusieurs victoires. En effet, le Conseil a validé des points essentiels : le principe de prélèvement raisonnable ne doit pas être opposé aux espèces nuisibles, et la recherche d’un équilibre agro-sylvo-cynégétique est plutôt présentée comme un objectif que comme une obligation. Cela confère au Gouvernement une marge de manœuvre pour gérer la chasse au sanglier et la mise en place de dispositifs de dissuasion.
En outre, le juge a écarté les recours liés aux perturbations causées aux espèces protégées par le dérangement de leurs habitats durant les battues. Ainsi, l’extension de la période de chasse pour le sanglier ne viole pas le principe de non-régression environnemental.
Un agrainage accepté, mais sous conditions
La Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) a également précisé que l’agrainage, une méthode visant à concentrer les populations de sangliers pour éviter les dégâts aux cultures, n’est pas une pratique prohibée, à condition qu’elle soit incluse dans les Schémas Départementaux de Gestion Cynégétique (SDGC). Cependant, cette approche pourrait continuer d’être contestée localement, provoquant potentiellement des tensions supplémentaires entre agriculteurs et chasseurs.
Les agriculteurs en première ligne
La principale ombre au tableau reste l’interdiction de tirer les sangliers depuis un poste fixe lors des récoltes. En France, la chasse à proximité de machines agricoles est prohibée, considérée comme une méthode de rabattage mécanique. Les chasseurs, par le passé, utilisaient cette mesure pour aider les agriculteurs à gérer les populations de sangliers dans leurs cultures. Malheureusement, malgré les efforts de la FNC, le Conseil d’État a tranché en faveur de la norme légale, créant ainsi une nouvelle source de frustration pour les agriculteurs.
Ce tournant dans la législation pourrait inévitablement attiser les tensions entre les agriculteurs et la communauté des chasseurs, tous deux touchés par cette décision. Les enjeux de la gestion des sangliers et des cultures agricoles demeurent ainsi au cœur des préoccupations, appelant à un dialogue constructif.
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Louve suivie par collier GPS franco-suisse


Une louve franco-suisse scrutée à la loupe
En 2024, la fondation suisse Kora a pris l’initiative fascinante de doter une louve d’un collier GPS, permettant un suivi minutieux de ses déplacements. Dans le cadre du projet Wolves and Cattle, cette fondation s’occupe de marquer des loups et des lynx afin d’étudier leur comportement et leur interaction avec l’environnement. L’un des faits les plus surprenants dans cette histoire est que cette louve passe la majorité de son temps en France, tandis que les données recueillies sont partagées avec les autorités françaises. Un contraste intéressant, surtout lorsque l’on sait que la transparence est de mise chez nos voisins helvètes, alors qu’en France, la communication sur le loup semble plutôt « silencieuse », un peu comme une armée en mission secrète.
Suivi scientifique dans le sud du Jura vaudois
Depuis le 30 octobre, cette louve, identifiée par le matricule F259, est surveillée de près. Équipée d’un collier GPS, elle se déplace principalement dans le sud du Jura vaudois. Chaque position est enregistrée toutes les quatre heures, fournissant ainsi une série de localisations toutes les deux jours. Les équipes de terrain se rendent périodiquement sur les sites où la louve a passé du temps pour rechercher des proies et collecter d’autres informations pertinentes.
Ce suivi a également permis de constater que la louve a été observée plusieurs fois en compagnie d’un mâle, élargissant ainsi nos connaissances sur sa dynamique sociale. Son territoire en France couvre une superficie de 480 km², révélant ses déplacements impressionnants.
Un comportement migratoire actif
Au mois de mars et avril, les données indiquent que la louve a exploré une zone d’environ 300 km². Grâce au suivi de ses traces dans la neige et à l’utilisation de pièges photographiques, les chercheurs ont pu documenter ses habitudes alimentaires et ses parcours. Le projet ne se limite pas uniquement à la louve ; une collaboration fructueuse avec l’Agence Régionale de la Biodiversité Bourgogne Franche Comté est également en cours.
Des bovins sur le radar
Pour mieux comprendre les interactions entre cette louve et le bétail, des bovins seront prochainement équipés de colliers GPS avec accéléromètres. Ces dispositifs permettront de suivre leurs déplacements et de mieux analyser leurs comportements. Des émetteurs de proximité seront installés dans les pâturages, et lorsqu’un bovin sera en présence de la louve, le collier de celle-ci enregistrera plusieurs positions GPS. Cela devrait fournir des données précieuses sur la fréquence des visites de la louve dans ces zones et sur ses interactions avec les animaux d’élevage.
Kora : un acteur clé de la faune sauvage
La Fondation Kora joue un rôle essentiel dans l’étude des grands carnivores en Suisse. Elle se consacre à la préservation d’espèces comme le lynx, le loup, l’ours, et même le chacal doré, récemment aperçu. Kora analyse les écosystèmes et évalue l’impact de ces prédateurs dans un monde souvent dominé par l’homme. Contrairement à certaines associations pro-loups en France qui sont parfois critiques, Kora adopte une approche pragmatique, reconnaissant que le retour des grands prédateurs se fait dans un environnement fortement influencé par l’activité humaine.
En somme, la recherche de la fondation Kora permet d’élaborer des stratégies pour favoriser une coexistence harmonieuse entre les grands carnivores et les humains, tout en apportant des informations précieuses tant aux autorités qu’au public.
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Démantèlement d’un réseau de trafic international d’oiseaux protégés


Un réseau international de trafic d’oiseaux protégés démantelé
Un trafic d’oiseaux sauvages capturés illégalement vient d’être mis à jour par les agents de l’OFB dans le Lot. En avril 2015, les inspecteurs de l’environnement du service départemental de l’ONCFS déclenchent une enquête sur la détention illégale d’espèces protégées. Très vite, l’investigation fait émerger un vaste réseau de trafic international, impliquant des acteurs des deux côtés de la frontière.
Une investigation révélatrice
Au fur et à mesure que l’enquête progresse, une commission rogatoire est délivrée à l’automne 2016, mobilisant non seulement les inspecteurs de l’environnement mais aussi la brigade de gendarmerie de recherche de Cahors. Pendant près de 2 ans, ils effectuent une surveillance discrète autour d’un gérant d’oisellerie en Belgique, étroitement associé à un éleveur du Lot. Ces deux compères orchestrent la capture, le transport et la vente de milliers d’oiseaux sauvages prélevés dans la nature par des braconniers rémunérés. Une véritable machinerie bien huilée!
Des espèces menacées dans le collimateur
Les braconniers s’attaquent à des milliers d’oiseaux dans diverses régions, touchant une variété d’espèces, souvent rares et protégées. Les oiseaux, tels que des rapaces comme des faucons et des éperviers, mais aussi des passereaux comme des chardonnerets et des rossignols, sont ensuite « blanchis » par le biais de faux documents. Une fois la traçabilité obscurcie, ils se retrouvent sur le marché, alimentant un réseau de clients, allant de particuliers à des zoos du Sud de la France. Ces captures répétées aggravent le déclin de populations d’oiseaux déjà menacées.
Un coup de filet impressionnant
En février 2017, l’opération coordonnée entre les autorités françaises et belges aboutit à une série de 30 perquisitions simultanées. Le résultat est saisissant : plus de 400 oiseaux vivants saisis, 142 pièges illégaux, 5 véhicules de transport, ainsi qu’une somme conséquente de 600 000 € en avoirs criminels et de nombreux documents compromettants. L’enquête dévoile que ce trafic durait depuis plus de 20 ans, exhibant les conséquences écologiques, sanitaires et économiques de cette criminalité, avec des risques élevés de mortalité des oiseaux et de propagation de maladies en période de grippe aviaire.
La compétence des inspecteurs de l’environnement à l’honneur
Cette affaire met en lumière le rôle essentiel des inspecteurs de l’environnement, qui, grâce à leur expertise, leur discrétion, et leur rigueur, ont réussi à démanteler cette organisation criminelle bien huilée. Dans un contexte où la biodiversité est de plus en plus menacée, il est crucial de rappeler que le code de l’environnement prohibe la capture, la détention et le commerce de toutes espèces protégées. Les sanctions encourues pour le trafic d’espèces protégées en bande organisée s’élèvent à 7 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende.
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Saison de chasse 2025-2026 dans le Lot enjeux de sécurité et régulation


Saison de chasse 2025-2026 : sécurité, régulation et cohabitation dans le Lot
Préparatifs d’une saison sous tension
La saison de chasse 2025-2026 dans le Lot approche à grands pas, mais elle ne s’annonce pas sans défis. Avec une explosion du nombre de sangliers, des dégâts agricoles croissants et une sécurité à renforcer, les acteurs du territoire doivent trouver un équilibre entre régulation et cohabitation.
Une commission départementale active
Claire Raullin, préfète du Lot, souligne que la chasse est rigoureusement encadrée. « Chaque autorisation repose sur trois critères : la sécurité des personnes, la nécessité de régulation et la protection des cultures agricoles », précise-t-elle. La commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, qui réunit chasseurs, agriculteurs, Office Français de la Biodiversité (OFB), Office National des Forêts (ONF) et associations écologiques, joue un rôle clé dans l’élaboration des règles de la saison. Michel Bouscary, président de la Fédération Départementale des chasseurs, ajoute : « Nous parvenons toujours à un consensus, même si les débats peuvent être animés. »
Comptages pour des prélèvements ajustés
La gestion des espèces telles que le cerf et le chevreuil commence par des comptages nocturnes effectués depuis plus de 30 ans. « Ces données nous aident à définir le nombre d’animaux à prélever », explique Michel Bouscary. Pour la saison actuelle, 345 cerfs ont été attribués, et environ 10 000 cervidés, incluant un tiers des chevreuils estimés, seront prélevés.
Hausse significative des sangliers
Depuis la pandémie de Covid-19, le nombre de sangliers prélevés a pratiquement doublé, passant de 4 900 à plus de 10 000 par an. En réponse à cette explosion démographique, les responsables ont décidé d’élargir les périodes de chasse, y compris en août, afin de protéger les cultures de maïs. Les dégâts causés par les sangliers représentent une lourde charge pour les chasseurs, qui doivent désormais faire face à des coûts en constante augmentation.
Une facture salée pour les chasseurs
Dans le Lot, les chasseurs indemnisent jusqu’à 800 000 euros par an pour les dégâts causés par le gibier sur les cultures. En plus de cela, environ 100 000 euros sont investis dans la mise en place de clôtures protectrices. Avant, l’État apportait son aide, mais maintenant, ce sont principalement les fédérations qui assument cette charge financière.
La sécurité, une priorité
Avec la chasse en battue très répandue dans le Lot, la sécurité est une préoccupation majeure. « Les contrôles sont renforcés durant la saison pour garantir le respect des règles et des bonnes pratiques », affirme la préfète. Michel Bouscary insiste : « Notre priorité, c’est la sécurité. Aucun gibier ne mérite un tir hasardeux, aussi beau soit-il. » Près de la moitié des 6 000 chasseurs du département a déjà suivi une formation obligatoire sur la sécurité.
Cohabitation avec les autres usagers
Une autre question se pose : comment cohabiter avec les autres usagers de la nature ? Michel Bouscary mentionne une convention signée avec la Fédération Départementale de Randonnée, facilitant le partage de l’espace. De plus, la préfète rappelle que certaines décisions, comme le calendrier de chasse pour les cerfs, ont été prises afin de respecter la faune et le public.
Pour cette nouvelle saison, la collaboration entre tous les acteurs semble essentielle pour assurer une chasse responsable et sécurisée, tout en préservant l’environnement et les activités humaines.
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Retour des faucons pèlerins à Bordeaux


Retour triomphal des faucons pèlerins à Bordeaux
Une naissance rarissime dans un cadre urbain
C’est une première dans le ciel bordelais : pour la toute première fois, un couple de faucons pèlerins a donné naissance à deux petits au sein de l’église Sainte-Marie, sur l’avenue Thiers. L’annonce a été faite par une association de protection de la faune le mardi 13 mai 2025, célébrant ainsi le retour de ce rapace emblématique après une longue absence.
Un retour attendu
Le faucon pèlerin, roi des cieux, semblait avoir disparu des horizons urbains. Pourtant, le 21 février dernier, un couple a été repéré près de l’église Sainte-Marie, dans le quartier de la Bastide. Les bénévoles d’une association locale ont alors pris l’initiative de suivre leur comportement. Rapidement, après quelques jours d’observation, un accouplement est confirmé, et la femelle s’installe dans une cavité sur le bâtiment religieux pour couver leurs œufs.
Le 18 avril 2025, deux petites boules de plumes font leur apparition, marquant un moment rare et émouvant au cœur de l’agitation urbaine. Les fauconneaux, nourris par leurs parents, grandissent rapidement. Leur envol est prévu d’ici fin mai ou début juin, après quoi ils resteront encore deux mois dans les parages pour parfaire leur autonomie avec l’aide de leurs protecteurs.
Célébration de la nature
Pour célébrer cette belle naissance, une journée d’observation a eu lieu le 17 mai, à l’église Sainte-Marie. Le public a pu profiter de longues-vues mises à disposition, tandis que des bénévoles passionnés partageaient l’histoire fascinante de ce retour inattendu et sensibilisaient à la préservation de cette espèce encore vulnérable.
Un écosystème en péril, une victoire à célébrer
Cette naissance ne doit rien au hasard, mais résulte de plusieurs décennies d’efforts de préservation. Dans les années 1960, le faucon pèlerin avait quasiment disparu en France à cause de la pollution, du braconnage et de la destruction de son habitat. Son retour dans un milieu urbain comme Bordeaux est considérée comme une victoire majeure.
Le faucon pèlerin est un prédateur clé pour l’écosystème, maintenant l’équilibre des populations d’oiseaux comme les pigeons et les étourneaux. Reconnaissable à son plumage bleu-gris et à sa fameuse « moustache » noire, cet oiseau est le plus rapide du monde, capable de piquer à des vitesses dépassant les 300 km/h.
Conclusion
La naissance de ces deux poussins rappelle que la nature peut toujours nous surprendre, même en milieu urbain. Le faucon pèlerin, discret mais héroïque, continue d’impressionner par son agilité et sa capacité d’adaptation.
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Accès restreint pour les randonneurs face à la loi sur l’engrillagement


Accès restreint : Les randonneurs face à la loi sur l’engrillagement
La loi sur l’engrillagement, récemment adoptée, a suscité des débats animés entre randonneurs, propriétaires fonciers et écologistes. Cette législation, soutenue par plusieurs associations, vise à limiter l’installation de grillages qui entravent la circulation du gibier et gâchent le paysage naturel.
Des grillages qui gênent la nature
Ces grillages, en poussant sur de nombreuses parcelles, ont soulevé l’ire des promeneurs, tout particulièrement en Sologne. Nombreux sont ceux qui déplorent que ces infrastructures perturbent non seulement la faune, mais aussi l’accès à des chemins de randonnée historiques. La loi impose désormais des normes strictes concernant la délimitation des propriétés privées, offrant ainsi une réponse à un problème croissant.
Les nouvelles règles : entre protection et restriction
Avec la nouvelle législation, les propriétaires fonciers ne peuvent plus clôturer leurs terrains comme bon leur semble. En contrepartie, ils ont l’obligation d’indiquer les limites de leurs propriétés par des panneaux signalétiques clairs. Cependant, cette restriction sur l’accès à la nature fait grincer des dents. Si un randonneur est surpris sur une propriété privée sans autorisation, il risque une amende pour non-respect des droits de propriété.
Une atteinte à la liberté pour certains
La réaction des communautés de randonneurs est claire : ils voient dans cette loi une « atteinte à la liberté ». Cette question alimente des discussions passionnées, révèlent les intervenants d’une vidéo récente, où se mêlent préoccupations écologiques et envies de liberté de circulation. Ces randonneurs, qui autrefois circulaient sans entrave, se sentent désormais comme des intrus dans des espaces qu’ils considéraient comme accessibles.
Face à cette situation complexe, il est essentiel de trouver un équilibre entre la protection de la nature et la liberté de profiter des richesses qu’elle offre. Comment les passionnés de nature et les défenseurs des droits de propriété pourront-ils coexister ? Un dialogue sera certainement nécessaire pour éviter que la nature ne devienne un champ de bataille juridique.
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Chasseurs du Bassin minier vers un avenir durable avec un centre de formation et la gestion des sangliers


Chasseurs du Bassin minier : Vers un avenir apaisé grâce à un centre de formation et à la gestion du sanglier
L’association des chasseurs du Bassin minier fête cette année son 80e anniversaire, un jalon important qui soulève des questions sur l’image du chasseur en France. En dépit de leur contribution à la société, un sondage IFOP révèle que 55 % des Français se montrent hostiles à la chasse. Cette réalité met en lumière le besoin pressant pour les chasseurs d’améliorer leur communication et d’établir un dialogue constructif avec le public.
Un centre de formation au Magny : une réponse stratégique
Pour contrer cette perception négative, la construction d’un nouveau centre de formation à Magny, soutenu par la ville de Montceau-les-Mines et la communauté urbaine, est en bonne voie. Ce projet se veut doublement bénéfique : il permettra de former de nouveaux chasseurs tout en servant d’outil éducatif pour les plus jeunes à travers un sentier pédagogique. Comme l’a noté Vincent Augagneur, directeur de la Fédération des chasseurs en Saône-et-Loire, ce lieu bien situé devrait également bénéficier d’un entretien régulier par les chasseurs.
Le sanglier : un invité indésirable
Lors de l’assemblée générale de l’association, un sujet brûlant a émergé : la prolifération des sangliers. Ce dernier est devenu un véritable fléau pour les agriculteurs, les collectivités et même pour les particuliers. Récemment, le golf municipal de Montceau a été victime des fouilles assorties de ce quadrupède particulier. De plus, la montée de leurs populations entraîne des accidents fréquents sur la route, ajoutant une note de danger au tableau déjà noir.
Pourquoi chasser le sanglier toute l’année ?
Contrairement à d’autres espèces, le sanglier peut être chassé presque toute l’année, une mesure pour tenter de réguler sa population. Cependant, certaines zones, notamment les 48 hectares près de la RCEA, échappent toujours à cette gestion, le président de l’ACBM, Alain-Philippe Bruliard, déplorant l’absence d’autorisation pour intervenir.
Le débat et l’urgence d’agir
Un débat sur la question s’impose, selon Marie-Claude Jarrot, qui a proposé d’ouvrir les échanges au sein de la communauté urbaine. Alain-Philippe Bruliard a également souligné que la situation s’aggrave. Sans actions concrètes, la cohabitation devient de plus en plus difficile. Il propose que la CUCM et les chasseurs trouvent un compromis pour limiter le nombre de sangliers, tout en rappelant que leur association dispose déjà de 1 600 hectares pour la chasse.
Les coûts des dégâts et la nécessaire collaboration
Les conséquences sur l’agriculture se chiffrent en milliers d’euros, ayant conduit la Fédération à débourser 450 000 € d’indemnisations récemment, un montant qui pourrait atteindre 700 000 € d’ici 2025. Certes, l’État a prévu un soutien financier, mais celui-ci est appelé à diminuer. La nécessité d’une action collective et efficace ne peut donc plus être ignorée.
En guise de conclusion, la situation actuelle nécessite une approche pragmatique et collaborative. Qui sait, peut-être que le sanglier en terrine pourrait devenir une recette emblématique de la région si rien n’est fait pour réguler cette population prolifique !
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Piquets Rétroréfléchissants pour la Sécurité Routière dans le Puy-de-Dôme


Des Piquets Anti-Gibier pour Sauver des Vies dans le Puy-de-Dôme
Une révolution silencieuse de la sécurité routière
Les routes du Puy-de-Dôme accueillent de nouveaux sentinelles : des piquets rétroréfléchissants qui, bien que discrets, ont un impact évident sur la sécurité routière. En effet, ce dispositif astucieux a été mis en place pour éviter les accidents souvent tragiques entre véhicules et gros gibier tels que chevreuils, cerfs ou sangliers. En parallèle, le département, qui possède le troisième plus grand réseau routier de France, bénéficie d’une réduction significative des collisions.
Un dispositif simple mais efficace
Ces piquets, souvent appelés « yeux de chat », sont équipés d’un œil réfléchissant qui capte la lumière des phares des véhicules pour créer une illusion lumineuse perturbante pour les animaux. En les dissuadant de traverser au mauvais moment, ce système permet de réduire drastiquement le nombre d’accidents. Dominique Busson, président de la Fédération départementale des chasseurs, affirme que cette solution, mise en place il y a trois ans, a permis d’enregistrer une chute de 80 % des accidents dans certaines zones.
Des résultats impressionnants
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le nombre d’accidents corporels liés à la faune sauvage a chuté de plusieurs en 2022-2023 à… zéro en 2024. En tout, près de 7 000 piquets ont été installés sur environ 100 kilomètres de routes, avec un plan d’ajout de 1 000 nouveaux piquets dans les deux prochaines années. Cela montre l’ampleur de l’engagement envers la sécurité des automobilistes et la préservation de la faune.
Un effort collectif pour la sécurité
Cette initiative fait partie d’un partenariat entre le conseil départemental, la Fédération des chasseurs et la Région. Le financement de l’opération est partagé, avec 50 % couvert par le département, 30 % par la Région, et le reste pris en charge par la Fédération des chasseurs, qui s’occupe de l’achat, de la pose et de l’entretien des piquets.
Un impact sur la faune et la route
Au-delà de la sécurité routière, ces dispositifs jouent également un rôle dans la protection de la faune sauvage. En signalant les zones à risque, ils limitent la mortalité des animaux sur ces routes qui traversent leurs habitats naturels. Les élus locaux espèrent que cette expérience du Puy-de-Dôme incitera d’autres départements à emboîter le pas.
Pour sauver des vies — humaines comme animales — il suffira parfois d’un simple piquet.
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Vaches en danger face au retour du loup à Millevaches


Les vaches meuglent à la mort : Millevaches confronté à la résurgence du loup
Alors que les attaques se multiplient contre les brebis et même quelques bovins, une meute de loups fait son retour sur le haut plateau corrézien, marquant une première en Nouvelle-Aquitaine.
Perchés au milieu de forêts denses et de landes sauvages, les habitants de cette région se remémorent avec incertitude le temps où le loup n’était qu’un souvenir. Certaines voix parlent d’une disparition survenue dès 1927, d’autres évoquent plutôt la fin de la Seconde Guerre mondiale. Quoi qu’il en soit, cette disparition fût vécue comme une libération pour des générations d’éleveurs. Michelle Courteix, 85 ans, se souvient de l’exécution du dernier loup, une action qui avait apaisé des années d’angoisse au sein de sa famille. « Nos chiens portaient encore des colliers piquants long après », raconte-t-elle, illustrant la crainte persistante face à cette espèce jadis tant redoutée.
Le 12 avril dernier, après avoir décimé près de 200 brebis sur le plateau de Millevaches depuis l’été précédent, le loup a élargi ses cibles : un jeune veau est tombé sous ses crocs à proximité du hameau de Fournol. « Égoïstement, on pensait qu’il ne toucherait pas à nos bovins », confient son fils et sa petite-fille, Pascal et Clémence. Hélas, deux mois plus tard, la peur règne au sein de leur exploitation ; le sommeil se fait rarissime, perturbé par des visions inquiétantes d’images de vidéosurveillance. « On entend nos vaches meugler à la mort. Parfois, on dirait même qu’elles essaient de charger », s’inquiète Clémence.
Les attaques de bovins, bien que rares, viennent compliquer un tableau déjà sombre. Marjolaine Merens, éleveuse à Meymac, évoque ce printemps, censé être une saison de repos, devenu un véritable carnage. « Je pensais être en sécurité avec mon troupeau dans un enclos fermé, mais le loup a sauté par-dessus la clôture », se lamente-t-elle, évoquant la perte de plusieurs de ses bêtes.
Réactions locales et montée de la colère
La tension monte sur le plateau. « Le loup me rend malade. J’essaie de tout apprendre pour me protéger », confesse Marjolaine. La situation semble intenable pour des éleveurs dont les vaches, d’une race native de la région, sont exposées à un prédateur redoutable. Jean-Baptiste, un voisin, raconte avoir subi plusieurs attaques malgré la présence de chiens patous. « Six bêtes tuées, 29 autres euthanasiées », témoigne-t-il, résumant la désolation du moment.
Les récentes observations de l’Office français de la biodiversité et de l’association pro-loup Carduelis indiquent clairement qu’une meute s’est bien installée sur le plateau, unie par des lignées diverses : un mâle de souche germano-polonaise et une louve italo-alpine. Dans un pays où la majorité des loups se trouvent dans les Alpes et la Provence, cette union montre à Millevaches que l’animal s’adapte et prolifère.
« Ce plateau est un garde-manger extraordinaire, mais c’est surtout grâce au gibier sauvage », estime une naturaliste. Elle met en lumière le fait que les loups ne ciblent pas uniquement le bétail, mais qu’ils se nourrissent également de gibier, et ce, parfois à proximité des troupeaux, signalant une possible malprotection des animaux domestiques.
Légendes et rumeurs persistantes
En cette période troublée, des rumeurs circulent à propos de réintroductions intentionnelles de loups sur le plateau. Dans les années 1980, des théories similaires avaient vu le jour, comme l’idée de vipères lâchées par hélicoptère. Ces légendes renvoient à une méfiance durable envers la faune sauvage.
Marjolaine, bien qu’écologiste dans l’âme, ne se retrouve pas dans le discours qui idéalise le prédateur. « Éradiquer une espèce pour des raisons personnelles est absurde, mais il faut comprendre que ces ‘jolies peluches’ sont des superprédateurs », argue-t-elle. Des points de vue sont aussi évoqués par des historiens attestant que la culture populaire a largement humanisé l’image du loup, le transformant en créature a priori inoffensive.
À la fin du mois de juin, le préfet a annoncé que le plateau serait classé en « cercle 1 », ce qui devrait entraîner des aides pour la protection du bétail. En attendant, des éleveurs comme Marjolaine agissent déjà, ayant investi dans des chiens de protection, tout en intégrant des méthodes de défense. Les propriétaires de vaches pourraient prochainement avoir la possibilité d’utiliser le tir de défense, à condition de détenir un permis de chasse.
« Croyez-vous vraiment que j’aurai la force de veiller chaque nuit avec mon fusil après des journées harassantes ? », se questionne Pascal Courteix. Paradoxalement avide de rencontrer cette fameuse bête, il se déclare inquiet de son absence prolongée, ainsi que de la possibilité que la femelle ait récemment mis bas. « Mes vaches ont encore leurs cornes, et j’espère qu’elles sauront défendre nos terres », conclut-il, tout en scrutant les images des caméras de surveillance. « On devient fous. »
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