Sanglier charge une promeneuse près de Morlaix


« Il s’est acharné sur moi » : un sanglier charge une promeneuse près de Morlaix
Une agressivité inattendue d’un sanglier pendant une promenade
Une promenade dominicale entre amis s’est transformée en cauchemar pour une jeune femme de 21 ans, Emma Martin, qui a été chargée par un sanglier près de Morlaix. Alors qu’elle se baladait paisiblement le long de la rivière Penzé, un bruit inquiétant a attiré son attention, signalant l’arrivée imminente d’un animal peu amical. En un clin d’œil, la situation a basculé.
Les premiers instants de la charge
C’est vers 10 h 30, le 22 mars, qu’Emma a été percutée au mollet par le sanglier. Projetée contre un arbre, elle s’est retrouvée au sol, totalement impuissante face à l’animal qui a poursuivi son attaque. « C’était interminable, je hurlais à l’aide tout le long », témoigne-t-elle, décrivant les cinq à six minutes où le sanglier s’est acharné sur elle. Il est difficile d’imaginer une telle détresse, et le poids de sa charge était tout simplement écrasant.
Un sauvetage opportin
Fort heureusement, l’intervention de son ami, alerté par ses cris, a mis fin à cet épisode terrifiant. Après avoir été évacuée chez ses parents, Emma a ressenti des douleurs grandissantes. Contrairement à ce qu’elle avait pensé, sa blessure était bien plus sérieuse que des contusions superficielles.
Un diagnostic inquiétant
Les urgences de Landerneau ont révélé une rupture du ligament scapho-lunaire, ce qui a entraîné deux mois de plâtre, suivis d’une longue rééducation. « Mon chirurgien m’a dit que, bien que ce soit très rare, il avait eu un autre cas similaire cette année », témoigne-t-elle, un mélange de soulagement et d’inquiétude dans la voix. À ce jour, Emma doit se préparer à une convalescence d’au moins un an, redoutant l’impact sur sa vie quotidienne.
Un appel à la prudence
Emma, désormais en arrêt maladie et ne pouvant plus souffler sur son piano ou conduire, encourage les autres à rester vigilants lors de leurs promenades en pleine nature, en rappelant que ce genre d’accident, bien qu’exceptionnel, peut se produire à tout moment. « Ça aurait pu être un enfant en bas âge ou quelqu’un de plus âgé, qui s’en remettraient certainement moins vite », conclut-elle, témoignant ainsi de l’importance de la sécurité en extérieur.
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Un siècle de chasse dans le Gers et la gestion des sangliers


Un siècle de chasse dans le Gers : la lutte audacieuse contre les sangliers
La célébration du centenaire de la Fédération des chasseurs du Gers a été marquée par une initiative novatrice visant à apaiser les tensions au sein de la communauté cynégétique, tout en luttant contre la prolifération des sangliers. L’assemblée générale tenue à Nogaro a attiré près de 500 participants, témoignant de l’importance de ce rassemblement pour les chasseurs du département.
Sangliers : le principal sujet de préoccupation
Le sanglier, considéré comme l’ennemi numéro un des cultures agricoles, a longtemps provoqué des tensions au sein des sociétés de chasse et entre ces dernières et la fédération. Lors de l’assemblée, Jean-Paul Dupré, président de la fédération, a souligné que la question des dégâts causés par ces animaux était cruciale. Pour répondre à ce défi, une solution a été mise en place en collaboration avec le monde agricole.
Un système de réponse rapide innovant
Désormais, lorsqu’un dégât est signalé, une « fiche navette » est immédiatement envoyée au président de la société de chasse concernée ainsi qu’au lieutenant de louveterie du secteur. Cela permet aux agriculteurs, aux présidents de société et aux lieutenants de s’accorder rapidement sur une intervention, qu’il s’agisse d’une battue ou d’approches ciblées. Par exemple, à Valence-sur-Baïse, des chasseurs ont abattu une douzaine de sangliers en une seule soirée.
Les agriculteurs ont accepté une contrepartie astucieuse : le premier dégât sur les semis ne sera plus indemnisé si la fédération intervient rapidement. Ce changement a eu un impact direct sur les indemnisations, allégeant ainsi la pression financière sur les sociétés de chasse.
Un effort collectif qui porte ses fruits
Les résultats parlent d’eux-mêmes. Au cours de l’année cynégétique du 1er juin 2025 au 31 mars, 11 000 sangliers ont été prélevés par les sociétés de chasse du Gers, tandis que les lieutenants de louveterie ont abattu 1 400 animaux pendant les mois d’avril et mai 2025. Malgré cet effort significatif, Jean-Paul Dupré avertit que la population de sangliers reste élevée, et qu’une vigilance constante est cruciale pour maintenir le contrôle.
Revitalisation du petit gibier
Un autre axe de travail pour la fédération concerne le petit gibier. Auparavant limitée par une exigence de superficie minimale pour bénéficier d’aides, la politique a été assouplie. Désormais, les sociétés et les adhérents peuvent soumettre des projets pour obtenir des soutiens en fonction de leurs ambitions. Les territoires de chasse montrent un regain d’intérêt pour améliorer les conditions pour le petit gibier, indicatif d’un bouillonnement d’idées et d’initiatives nouvelles.
Une chasse adaptative pour un avenir durable
La chasse doit également s’adapter aux enjeux modernes. Un modèle de chasse « adaptative » a été introduit, nécessitant d’évaluer les populations de gibier avant l’ouverture des saisons de chasse. Par exemple, le quota de prélèvement de la caille est maintenant déterminé selon les effectifs observés via des applications numériques. La fédération s’engage à accompagner les chasseurs moins familiers avec ces nouvelles technologies pour assurer leur intégration.
À un siècle d’existence, la chasse gersoise se réinvente avec pragmatisme et en tenant compte des exigences environnementales et de la cohésion des acteurs. Le dialogue renouvelé entre agriculteurs et chasseurs, couplé à des innovations, laisse présager un avenir prometteur pour la pratique de la chasse dans le Gers.
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Chien en liberté nouvelles règles et sanctions à partir du 15 avril


Chien en liberté : nouvelles règles à partir du 15 avril et sanctions à connaître
À compter du 15 avril, les propriétaires de chiens doivent impérativement garder leurs compagnons en laisse lors de leurs balades en forêt, hors des allées. Cette obligation, souvent méconnue, vise à protéger la faune sauvage durant la saison de reproduction. Chaque printemps, la réglementation refait surface, accompagnée d’une série de réactions sur les réseaux sociaux, où certains contestent fermement cette mesure.
Des commentaires tels que « mon chien ne sera pas en laisse, je suis en montagne ! » ou encore « on les éduque plutôt que de s’appuyer sur des lois » montrent que la sensibilisation reste un défi. Pourtant, cette règle, qui s’applique strictement dès le 15 avril, a pour objectif d’éviter les perturbations pour les animaux sauvages, particulièrement vulnérables au printemps.
Un arrêté historique pour la protection de la biodiversité
Cette obligation date d’un arrêté de 1955, toujours en vigueur. Entre le 15 avril et le 30 juin, période critique pour la reproduction d’espèces variées, il est crucial que les chiens soient tenus en laisse dès qu’ils quittent les voies forestières. Les oiseaux nichent au sol, et de nombreux mammifères mettent bas à cette époque. La présence d’un chien, même bien dressé, peut déranger et nuire à la survie des jeunes animaux.
Contrôle strict en dehors des allées
En dehors de cette période, le degré de liberté accordé aux chiens dépend du contrôle exercé par leur maître. Un chien peut être détaché, mais il doit rester sous surveillance constante. S’il s’éloigne de plus de 100 mètres ou ne répond plus aux ordres, il est considéré en état de divagation. Dans un tel cas, le propriétaire peut être tenu responsable des dommages causés, notamment en cas d’atteinte à la faune.
Des sanctions lourdes pour les contrevenants
Laisser son chien vagabonder peut avoir de sérieuses répercussions. Si un chien est surpris en train de chasser du gibier, cela constitue un acte de chasse illégal, et peut entraîner une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 euros. De plus, certaines communes peuvent appliquer des règles encore plus strictes, rendant la laisse obligatoire toute l’année dans des zones particulières, voire interdisant l’accès aux chiens.
Ainsi, il est impératif pour les propriétaires de chiens de se conformer à ces règles afin de préserver la biodiversité et éviter les sanctions. La prochaine fois que vous vous apprêtez à partir en forêt avec votre compagnon, n’oubliez pas : la laisse est de mise !
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Chasse nocturne à Guidel pour réguler les sangliers


Chasse nocturne autorisée à Guidel pour contrer les sangliers
La préfecture a pris une décision marquante en autorisant des opérations de chasse nocturne à Guidel, plus précisément dans la réserve du Loc’h. Cette mesure vise à pallier la problématique croissante des sangliers, dont la présence causent des dommages significatifs, notamment aux exploitations agricoles voisines.
Dégâts estimés à plus de 70 000 euros
Les fermiers de la région subissent des pertes conséquentes, avec des dégâts évalués à plus de 70 000 euros. Face à cette situation alarmante, les autorités ont choisi d’agir pour protéger les cultures et éviter d’autres dégradations.
Tirs nocturnes encadrés et sécurisés
Pour maîtriser la population de sangliers, ces tirs de nuit seront menés de manière strictement contrôlée. L’objectif est de garantir la sécurité des riverains tout en menant à bien cette régulation. Des protocoles de sécurité seront en place pour minimiser les risques pendant ces opérations nocturnes.
Interventions jusqu’au 20 mai
Les actions de régulation s’étendront jusqu’au 20 mai, avec l’ambition de réduire les nuisances causées par ces animaux et de protéger les cultures agricoles locales. Cette initiative pourrait offrir une solution durable aux troubles rencontrés par les agriculteurs.
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Chiens en laisse et chasse les clarifications nécessaires


Chiens en laisse : clarification sur les exemptions pour la chasse
L’ASPAS a récemment publié un article affirmant que les chasseurs disposent d’une exemption à la règle du chien en laisse au printemps. Toutefois, cette assertion mérite d’être nuancée. L’exception légale ne dépend pas de l’identité du chasseur, mais plutôt de la situation précise d’action de chasse. En dehors de cette période, l’action de chasse n’existe pas. Ainsi, tous les chiens ne sont pas soumis aux mêmes règles selon les lieux et les périodes.
Les règles de la laisse du 15 avril au 30 juin
Entre le 15 avril et le 30 juin, il est obligatoire de tenir son chien en laisse dans les espaces naturels, sauf dans les allées forestières. Cette règle vise à protéger la faune sauvage pendant les périodes sensibles de nidification et de mise bas, et s’applique à tous les propriétaires de chiens, quels que soient leur usage ou leur pratique.
L’exception prévue par la loi
L’article L. 211-23 du code rural introduit une exception : les chiens utilisés au cours de l’action de chasse ne sont pas soumis à l’obligation de laisse. Il est crucial de souligner que cette exception concerne l’action de chasse elle-même, et non le statut de chasseur. Par conséquent, un chasseur qui promène son chien un dimanche d’avril pour une simple promenade n’est pas en action de chasse, mais simplement un propriétaire de chien qui se balade.
Débat ou manipulation ?
Le texte de l’ASPAS transparaît comme une tentative de créer une dichotomie entre les propriétaires de chiens ordinaires et les chasseurs, laissant entendre que les chasseurs bénéficieraient d’un droit permanent de laisser leurs chiens courir où d’autres ne le peuvent pas. Cette approche amalgame deux concepts distincts : l’identité sociale du chasseur et la qualification juridique de la situation. L’ASPAS semble négliger de répondre à la question centrale : un chasseur qui promène son chien hors saison est-il soumis à la règle ? La réponse est un franc oui.
Un ressentiment à l’égard des chasseurs
Cette polémique soulève des questions sur le traitement des chasseurs dans le discours public. L’article de l’ASPAS pourrait être perçu comme une tentative de susciter du ressentiment envers cette communauté, en s’appuyant sur des omissions stratégiques. En d’autres termes, il inscrit le débat non pas dans le champ du droit, mais dans celui de l’identité communautaire et des préjugés.
Ainsi, il est important de clarifier que l’ASPAS agit plus comme un intermédiaire de propagande que comme une source d’information objective sur ce sujet.
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Chasse en Haute-Vienne pertes record et déséquilibre financier


Haute-Vienne : Une saison de chasse marquée par des pertes record dues aux grands gibiers
Chaque année, les fédérations départementales de chasseurs se réunissent au printemps pour faire le bilan de la saison de chasse écoulée. Cette année, en Haute-Vienne, le constat est alarmant et souligne une situation préoccupante. Entre l’augmentation des dégâts agricoles causés par les sangliers et un déséquilibre financier grandissant, le système de chasse actuel montre des signes de fatigue, après plus de cinquante ans de service.
Une facture en constante augmentation
La saison 2024-2025 s’annonce comme un véritable tournant avec des indemnités dépassant les 600 000 euros pour les dégâts causés par le grand gibier. Si l’on inclut l’ensemble des espèces concernées, ce chiffre pourrait atteindre les 800 000 euros. Cette somme colossale pèse lourd sur une fédération départementale qui doit assumer seule ces charges financières. Plus de 600 dossiers de sinistres ont été traités cette saison, une augmentation significative par rapport aux années précédentes. Ce phénomène entraîne un déficit structurel inquiétant, estimé à près d’un demi-million d’euros, mettant en péril les réserves de la fédération qui pourraient ne plus couvrir que deux exercices budgétaires.
Des sangliers toujours plus envahissants
Étonnamment, cette flambée des dégâts se produit alors même que les prélèvements nationaux de sangliers atteignent des records. En effet, près de 880 000 sangliers ont été abattus lors de la saison passée, un chiffre qui représente le double de celui d’il y a vingt ans. En Haute-Vienne, le nombre de sangliers prélevés a aussi considérablement augmenté, grimpant au-dessus de 6 000 individus par saison, contre environ 3 500 il y a quinze ans.
Cependant, malgré les efforts déployés par les chasseurs, plusieurs obstacles rendent cette tâche ardue. Les zones urbanisées, les espaces protégés et le refus de chasse sur certains territoires favorisent une tranquillité malheureuse pour les populations de gibiers. Par ailleurs, les sangliers continuent de trouver dans les cultures agricoles, notamment le maïs, une ressource alimentaire inépuisable, aggravant ainsi les dommages causés.
Un système d’indemnisation en difficulté
Mise en place en 1968, la structure actuelle attribue aux fédérations de chasseurs la responsabilité exclusive d’indemniser les dégâts causés par le grand gibier. À l’époque, ce modèle était adapté à des populations animales bien moins importantes. Aujourd’hui, les chasseurs dénoncent la disproportion des charges financières qui reposent uniquement sur eux. De plus, le déclin du nombre d’adhérents est frappant : d’environ 9 000 chasseurs en 2010, on n’en dénombre plus que 7 000 actuellement, soit une baisse de 22 à 25 % en l’espace de quinze ans.
La situation actuelle appelle donc à la réflexion sur le futur de la chasse en Haute-Vienne et dans toute la France, alors que les ressources et les moyens de gestion du grand gibier semblent de plus en plus inadaptés à la réalité d’aujourd’hui.
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Chasse au Québec : Équilibre entre Tradition et Modernité


Chasse au Québec : Tradition Renaissante et Modernité Apaisée
En 2025, la chasse au Québec se réinvente avec l’arrivée de 63 000 nouveaux certifiés. Ce phénomène témoigne d’un véritable engouement pour une activité souvent perçue comme en déclin en Europe. À présent, ce n’est pas seulement un loisir pour les Canadiens : la chasse s’ancre dans un cadre culturel riche, combinant gestion responsable de la faune, transmission familiale et quête d’autonomie alimentaire. Pendant que les débats en France autour de la chasse s’intensifient, le modèle québécois intrigue par sa stabilité et son acceptation sociale.
Un Accès Public et Stratifié
Les différences entre le Québec et la France sont frappantes, en particulier en ce qui concerne l’accès aux territoires de chasse. Au Québec, une grande partie des terres appartient à l’État, connues sous le nom de « terres de la Couronne », et accessibles aux chasseurs sous certaines conditions. Le territoire est organisé autour de plusieurs types de zones, comme les zones d’exploitation contrôlée (ZEC), qui sont publiques et gérées par des organismes à but non lucratif. Les pourvoiries, quant à elles, sont des entités privées offrant des services de chasse, souvent ciblées pour l’orignal ou l’ours. Enfin, il y a des réserves fauniques gérées par l’État, où la chasse est strictement réglementée. Ce système hybride assure un accès démocratique à la chasse tout en permettant une gestion efficace des ressources.
Règles et Formation pour une Pratique Sécurisée
La chasse au Québec se caractérise par un encadrement rigoureux. Pour obtenir un permis de chasser, les aspirants chasseurs doivent suivre le Cours canadien de sécurité dans le maniement des armes à feu (CCSMAF) et obtenir une formation spécifique selon l’équipement (arme à feu, arc ou arbalète). Un certificat officiel est requis, en plus d’acheter des permis selon les espèces ciblées, tout en respectant des quotas et des périodes de chasse spécifiques. Ces règles strictes contribuent à professionnaliser la pratique, tout en renforçant la légitimité des chasseurs auprès de la société.
Perception Sociologique : Une Image Positives
La perception sociologique de la chasse au Québec diffère grandement de celle en France. Alors que ce sport suscite souvent des tensions en Europe, il bénéficie d’une image largement positive au Canada. Cette acceptation se base sur un héritage culturel fort, associé aux traditions des populations rurales et autochtones. La chasse est perçue comme un acte légitime, avec une finalité alimentaire. Les formations obligatoires et les campagnes de sensibilisation participent à apaiser les craintes de la population. Les femmes (29 %) et les jeunes (23 %) s’impliquent de plus en plus, redéfinissant l’image du chasseur. De plus, le vaste territoire québécois limite les conflits, réduisant ainsi les tensions entre chasseurs et autres usagers de la nature. En effet, avec près de 300 000 pratiquants et un nombre record de nouveaux chasseurs, le Québec prouve qu’il est possible de concilier tradition et modernité sans fracture sociale.
La chasse québécoise pourrait inspirer un modèle de réflexion plus apaisée en France, fondé sur l’équilibre entre accès, rigueur des règles et adhésion collective.
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Lapins de garenne : Nuisibles et gibiers dans le Nord


Lapins de garenne : De nuisibles à précieux gibiers dans le Nord
Dans le Nord, la Fédération départementale des chasseurs (FDC59) a lancé une initiative originale depuis le printemps 2026 : la capture de lapins de garenne là où leur population prolifère pour les réintroduire dans des zones où ils ont disparu. Ce projet illustre comment, selon les terres qu’ils arpentent, un même animal peut passer du statut de nuisible à celui de gibier convoité. En effet, des zones industrielles, des talus d’autoroutes et les abords de voies ferrées abritent parfois de vastes colonies de ces lapins, devenus ingérables et indésirables pour les riverains et agriculteurs.
Face à ce défi, les agents de la FDC59, en collaboration avec des chasseurs locaux, appliquent une méthodologie différente. Plutôt que d’opter pour le traditionnel tir, souvent difficile à mettre en œuvre dans ces lieux, ils répondent aux appels des agriculteurs et riverains. Leur équipement ? Des filets placés à l’entrée des terriers, des bourses pour bloquer les sorties, et des furets habilités à déloger les occupants. Cette approche ancestrale, efficace et discrète, permet de gérer les populations où d’autres méthodes sont rendues difficiles par des réglementations de plus en plus strictes.
Une fois attrapés, ces lapins ne sont pas destinés à l’abattage, mais à une nouvelle vie. Ils sont relâchés dans des territoires soigneusement choisis, où ils sont en déclin et non classés comme espèces susceptibles d’occasionner des dommages. En 2026, seulement 56 communes du département du Nord remplissent ce critère. Dans ces secteurs, agriculteurs, habitants et chasseurs collaborent pour offrir un refuge aux lapins, leur permettant ainsi de retrouver leur place dans l’écosystème local.
Ce programme met en lumière un paradoxe intéressant : alors que les lapins de garenne sont considérés comme indésirables dans certaines zones, ils se transforment en une ressource inestimable à quelques kilomètres de là. La FDC59 joue un rôle central en accompagnant les communes dans les démarches administratives, en favorisant les concertations avec les acteurs agricoles, et en tentant de faire évoluer le statut du lapin, le faisant passer de nuisible à gibier. Cette gestion équilibrée se présente comme une opportunité pour à la fois la biodiversité et la chasse, transformant un défi en une solution constructive.
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Aujeszky et protection des chiens de chasse


Aujeszky : Comprendre la maladie pour mieux protéger ses chiens
Les propriétaires de chiens de chasse sont en émoi face à la menace de la maladie d’Aujeszky. Cette préoccupation légitime découle des craintes selon lesquelles les instances responsables négligeraient la question. Mais qu’en est-il vraiment ? La maladie d’Aujeszky est souvent associée à une mortalité élevée des chiens, bien qu’elle soit moins meurtrière que des infections telles que la parvovirose ou la piroplasmose. Néanmoins, sa gravité ne doit pas être sous-estimée. Voici un état des lieux concernant cette triste affliction.
État des connaissances sur la maladie d’Aujeszky
Malgré son ancienneté, la recherche a longtemps été centrée sur les porcs domestiques, les principaux affectés. Ce n’est que récemment que l’attention s’est portée sur les sangliers et, par extension, sur les chiens. Ce virus herpès semble se propager majoritairement sans conséquence visible chez les sangliers adultes, qui peuvent être porteurs sains. Cependant, la mortalité chez les jeunes porcs peut atteindre 100 % dans les deux premières semaines de leur vie, incitant à la mise au point de plusieurs vaccins et plaçant la France au rang « indemne de la maladie en élevage » depuis 2008.
Transmission du virus : quel est le risque pour les carnivores ?
La complexité de la transmission du virus chez les carnivores reste un sujet de recherche immense. Actuellement, on estime que 20 à 40 % des sangliers dans les zones touchées sont porteurs du virus. Cependant, la proportion d’animaux excréteurs reste faible et mal documentée, rendant difficile une évaluation précise du risque.
Mesures de précaution pour protéger vos chiens
Face à ces incertitudes, la prudence est de mise. La Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) a mis en œuvre des actions de sensibilisation pour informer les chasseurs sur les précautions à prendre. Il est conseillé, par exemple, de ne pas mettre le sanglier dans le coffre avec les chiens et de l’envelopper dans une couverture de survie pour réduire les risques de morsures. Évitez également de nourrir vos compagnons canins avec de la viande de sanglier.
La vaccination : un domaine en évolution
Actuellement, le seul vaccin disponible, destiné aux porcs, n’est plus commercialisé en France. Bien qu’il ait été utilisé par certains éleveurs de manière inappropriée, il est crucial de ne pas utiliser de vaccins vivant atténués sur les chiens, car cela pourrait leur être fatal. Le seul protocole en cours nécessite l’utilisation du vaccin AUSKIPRA BK, dont l’acquisition se fait via un laboratoire sous autorisation temporaire d’utilisation. Bien que des effets secondaires graves n’aient pas été observés jusqu’à présent, ce protocole doit encore être affiné pour maximiser son efficacité.
Que faire en cas d’infection suspectée ?
Les signes d’infection chez un chien incluent des démangeaisons intenses, surtout autour du point d’entrée du virus, généralement au niveau de la tête. La maladie est souvent confondue avec la rage, d’où son surnom de « pseudo rage ». Pour confirmer un diagnostic, il est impératif de consulter un vétérinaire, qui peut recommander l’envoi d’échantillons au prestigieux institut Pasteur pour analyse.
C’est un vrai parcours semé d’embûches pour les chasseurs, dont la FNC milite pour que les frais liés à ces recherches soient pris en charge par les autorités. Pour renforcer la protection de vos compagnons à quatre pattes, restez informé et préparé.
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Chasse à l’Arc et Connexion à la Nature


La Chasse à l’Arc : Précision et Respect au Coeur de la Nature
Une Discipline Ancestrale Réinventée
La chasse à l’arc est à la fois une tradition millénaire et une pratique moderne, savamment codifiée. Ce sport exige une maîtrise technique élevée, une éthique irréprochable et une connaissance approfondie des comportements du gibier. En Saône-et-Loire, cette discipline attire plusieurs passionnés, dont une cinquantaine sont actifs dans la région, notamment à Romenay et Viré.
Un Engagement Total
Cette méthode de chasse requiert un investissement physique et mental conséquent. Pour ceux qui s’y adonnent, la chasse à l’arc est plus qu’un simple loisir ; elle est souvent décrite comme une expérience immersive, où le chasseur, à l’affût, doit se fondre dans son environnement. Cette technique est particulièrement prisée en milieu périurbain, surtout à Chalon-sur-Saône, où la régulation des populations de chevreuils et de sangliers devient une nécessité.
Une Formation Riguoureuse
Avant de rejoindre ce cercle restreint des archers, il est essentiel de suivre une formation rigoureuse. Les Journées de Formation au Tir à l’Arc (JFOA) sont obligatoires pour s’assurer que chaque pratiquant respectera les normes de sécurité et d’éthique. Jean-Paul Voisin, un archer émérite et secrétaire général de la fédération départementale des chasseurs, participe activement à ces formations, partageant ainsi son savoir-faire et sa passion.
Un Retour aux Sources
Au-delà de la technique, c’est la connexion avec la nature qui distingue la chasse à l’arc des autres formes de chasse. En étant plus proche du gibier, les archers établissent un lien fondamental avec leur environnement, faisant de chaque sortie une aventure inoubliable où respect et tradition se rencontrent. Cela soulève la question : qui ne souhaiterait pas vivre une telle expérience, alliant sports et nature, tout en contribuant à la préservation de l’équilibre faunique ?
En somme, la chasse à l’arc se profile comme une activité qui allie technique, respect de la faune et immersion dans la nature. Pour ceux qui souhaitent découvrir cet art fascinant, la route commence par une formation appropriée et une passion pour l’aventure en plein air.
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