Quand les Sangliers Deviennent un Vrai Problème de Société

Quand les Sangliers Deviennent un Vrai Problème de Société

Quand les Sangliers Deviennent un Vrai Problème de Société

Leur surpopulation est devenue de plus en plus préoccupante. Trop nombreux, causant de graves dommages aux cultures et errant sur les routes, les sangliers sont perçus par certains comme un fléau à éliminer. Les chasseurs s’efforcent tant bien que mal de réguler leur nombre.

Accidents et Prolifération

Le 15 septembre dernier, un accident sur la RN12 au nord de Rennes a fait deux blessés légers. Une voiture a percuté un fourgon de la Direction interdépartementale des routes ouest (Diro), stationné pour avertir de la présence de sangliers sur la chaussée. Ces animaux sauvages n’hésitent plus à traverser les routes pour se déplacer d’un champ à l’autre.

André Douard, président Bretagne de la Fédération régionale des chasseurs, explique que les sangliers sont partout : « Il n’y a pas une journée où on ne me parle pas des sangliers. Leur prolifération nous occupe beaucoup sur le terrain, tend les relations entre chasseurs et agriculteurs, et nous coûte énormément d’argent. »

Les Causes de cette Prolifération

Depuis les années 2000, la surpopulation des sangliers est due en partie au changement climatique. Les hivers étant moins rigoureux, les portées de laies survivent mieux : « Avant, une partie des portées ne survivait pas aux conditions climatiques difficiles. Désormais, la quasi-totalité des marcassins survit. » De plus, les laies se reproduisent plus jeunes, pesant parfois seulement 30 kilos.

Les Chasseurs en Baisse, mais Plus de Sangliers Abattus

Autrefois, les chasseurs bretons ciblaient principalement le petit gibier, comme les lapins. Avec leur raréfaction et l’augmentation du gros gibier, de nombreux chasseurs ont dû s’adapter. Cependant, les effectifs de chasseurs diminuent chaque année. En 2023, ils n’étaient plus que 37 600 en Bretagne.

Malgré cela, le nombre de sangliers abattus est en hausse. Plus de 20 000 ont été tués lors de la saison 2023-2024, contre 16 000 la saison précédente — une augmentation de 30 %. Les préfectures permettent désormais les tirs presque toute l’année, avec des dérogations préfectorales pour agir dans un cadre légal.

Des Dégâts dans les Cultures

Les transformations des milieux agricoles ont aussi un impact. Les cultures intensives, notamment le maïs, attirent les sangliers hors de leur habitat naturel. « En Ille-et-Vilaine, la plupart des dégâts se produisent dans un périmètre de 500 mètres à 1 km des bois, » précise André Douard.

Coût des Dédommagements

Les dégâts causés aux cultures par les sangliers pèsent lourdement sur les fédérations de chasseurs, qui sont légalement tenues de dédommager les agriculteurs. Parfois, ces indemnisations atteignent plusieurs milliers d’euros, menaçant les finances des fédérations départementales. « Si rien n’est fait, dans deux ans, une quinzaine de fédérations départementales seront en banqueroute, » avertit André Douard.

La marque financière des dégâts pour les fédérations bretonnes en 2022-2023 s’élève à 1 670 000 €, avec des tensions croissantes entre chasseurs et agriculteurs exaspérés par les dommages à leurs champs.

Alors que la prolifération des sangliers continue, les collectivités locales et préfectorales cherchent des solutions pour aider les chasseurs à réguler ces populations. Mais le défi reste de taille.

Pour plus d’informations sur la chasse et la gestion des populations de sangliers, visitez Caninstore.

Actuchasse pour Caninstore

Nouveau Fichier National du Permis de Chasser

Nouveau Fichier National du Permis de Chasser

Chasse : Tout Savoir sur le Nouveau Fichier National du Permis de Chasser

Un fichier national pour mieux encadrer la chasse

Le 4 septembre 2024 marque une date importante pour les chasseurs en France avec la création d’un fichier national regroupant les informations personnelles des titulaires de permis de chasser. Ce changement, visé par un décret du Premier ministre Gabriel Attal, vise à simplifier les contrôles tout en centralisant les données administratives et judiciaires relatives aux chasseurs.

Une genèse législative complexe

L’article L. 423-4 du code de l’environnement, élaboré suite à la loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019, avait déjà prévu un tel fichier. Toutefois, le décret d’application manquait à l’appel. Tout a changé après une décision du Conseil d’État, rendue le 13 novembre 2023 à la suite d’une requête de l’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages), qui a sommé le gouvernement de mettre en œuvre ce fichier.

De la théorie à la pratique

Le fichier national du permis de chasser combine les données du fichier central des titres permanents du permis de chasser, géré par l’Office français de la biodiversité (OFB), et celles du fichier central des validations et autorisations de chasser, géré par la Fédération nationale des chasseurs (FNC). Ces dispositions sont détaillées dans les articles D. 423-1-1 à D. 423-1-8 du code de l’environnement.

Quels objectifs pour ce fichier ?

Ce nouveau fichier vise plusieurs objectifs :

  • Consulter les informations sur les titulaires de permis de chasser, leurs autorisations et validations.
  • Suivre les refus de délivrance, retraits, suspensions des permis de chasser, et résiliations des contrats d’assurance chasse.
  • Réaliser un suivi statistique de ces données.

Quelles informations seront collectées ?

Le fichier contiendra des informations personnelles du titulaire, telles que l’état civil, adresse, nationalité, photographie, numéro de téléphone, date de délivrance et numéro du permis, validation, assurance, et historique des validations. De plus, il centralisera les mesures administratives ou judiciaires comme les retraits ou suspensions du permis et les inscriptions au FINIADA (Fichier national des interdits d’acquisition et de détention d’armes).

Durée de conservation des données

Les données personnelles seront conservées pour une durée allant jusqu’à 99 ans. Les informations sur les chasseurs accompagnés et les validations ne seront gardées que pendant six ans. Les mesures administratives ou judiciaires affectant le permis seront conservées jusqu’à la fin de leur effectivité.

Qui pourra accéder à ce fichier ?

Seuls les agents habilités de l’OFB et de la FNC auront un accès permanent à ce fichier pour des consultations strictement nécessaires. Également, sur requête individuelle, les inspecteurs de l’environnement, les agents des FDC, ONF, police nationale, gendarmerie, douanes, préfectures et les agents du SCAE pourront y accéder. Le droit d’opposition prévu par le RGPD est refusé pour ce fichier.

Impact et controverse

Ce fichier est conçu pour faciliter les contrôles sur le terrain et les enquêtes administratives, améliorant ainsi les mécanismes de régulation existants. Cependant, il suscite des interrogations sur l’accumulation des fichiers de données personnelles, notamment avec le Système d’information sur les armes (SIA) déjà en place depuis 2022. La centralisation accrue pourrait intensifier les contrôles administratifs et faciliter l’inscription des chasseurs au FINIADA.

En fin de compte, cette mesure vise à renforcer la sécurité et le contrôle de la circulation des armes, particulièrement en réponse aux préoccupations liées au risque terroriste.

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Article signé par Actuchasse pour Caninstore

France intensifie la surveillance de la peste porcine africaine dans le Nord-Est

France intensifie la surveillance de la peste porcine africaine dans le Nord-Est

La France renforce la surveillance de la peste porcine africaine

Surveillance accrue de la PPA dans le Nord-Est de la France

Le ministère de l’Agriculture a décidé d’intensifier les mesures de surveillance contre la peste porcine africaine (PPA) dans les départements de la Moselle et du Bas-Rhin. Cette initiative fait suite à la recrudescence de cas de PPA chez les sangliers en Allemagne, tout près de la frontière française.

Le 17 septembre 2024, le ministère a relevé la vigilance au niveau 2B, une mesure rendue nécessaire par la progression inquiétante du virus « à quelques dizaines de kilomètres de la France en Italie du Nord et, aux portes du Bas-Rhin et de la Moselle », selon les FDSEA de ces départements et la Fédération nationale porcine.

Objectif : Détection précoce du virus

Ce renforcement de la surveillance a pour but de détecter le plus tôt possible la présence de la PPA dans la faune sauvage. Le ministère collabore étroitement avec les chasseurs pour réguler de manière optimale la population de sangliers près de la frontière allemande. L’accent est mis sur l’augmentation des signalements de cadavres de sangliers, ainsi que leur collecte et leur analyse.

Bien que la France ait été épargnée jusqu’à présent, le risque d’introduction de la maladie reste élevé, notamment par le biais de viandes ou produits dérivés en provenance de pays infectés, ou via des sangliers sauvages porteurs du virus.

Des mesures de biosécurité rigoureuses

Trois départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, proches du nord de l’Italie, sont déjà soumis aux mêmes niveaux de vigilance depuis janvier 2022. Le ministère rappelle que le respect strict des règles de biosécurité est le seul moyen efficace de prévenir la propagation du virus entre les sangliers sauvages et les porcs domestiques.

En outre, des études sont en cours pour évaluer la possibilité de mettre en place des clôtures destinées à bloquer ou contenir la maladie.

Actuchasse pour Caninstore

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Des Sangliers Dévastent un Terrain de Football en Dordogne Comité Local en Péril

Des Sangliers Dévastent un Terrain de Football en Dordogne Comité Local en Péril

Des Sangliers Ravagent un Terrain de Foot en Dordogne: Une Catastrophe pour le Club Local

par Actuchasse avec notre partenaire à la une : Caninstore

Un Coup Dur pour le Club de Coulounieix-Chamiers

En Dordogne, les joueurs du club de football de Coulounieix-Chamiers ont vécu un choc en découvrant leur terrain transformé en véritable champ de bataille. Dans la nuit de lundi à mardi, une troupe de sangliers a décidé de transformer le terrain de foot en un vaste chantier, causant des dégâts considérables et perturbant l’activité du club.

Visite Inattendue des Sangliers

Il était environ minuit lorsque ces visiteurs nocturnes, des sangliers plutôt entreprenants, ont fait un véritable carnage sur le terrain principal du club. Ce même club, qui dénombre près de 300 licenciés, se retrouverait normalement à jouer sur trois terrains différents. Malheureusement, avec l’un des terrains en cours de réfection, il ne restait déjà plus que deux sites disponibles. Et c’était sans compter sur l’appétit destructeur de ces suidés.

La présidente du club, visiblement affectée par l’étendue des dommages, a comparé les lieux à un champ de ruines, avec des creux atteignant parfois les 50 centimètres de profondeur : « On dirait qu’on a été bombardé ».

Réorganisation Nécessaire

Pour ce club amateur, la situation est grave. Privés d’un terrain, les dirigeants doivent désormais revoir complètement l’organisation des entraînements et des matchs. Avec seulement un terrain disponible, la gestion des infrastructures devient un véritable casse-tête.

Mais heureusement, la solidarité entre clubs sportifs n’est pas un vain mot. Des clubs voisins comme celui de Chancelade ont offert leur aide en mettant à disposition leurs terrains pour accueillir certains des entraînements. De plus, pour les matchs officiels, des arrangements sont pris pour que ceux-ci puissent se dérouler à l’extérieur autant que possible.

Esprits Solidaires et Solutions en Vue

Malgré une situation qui semble désespérée, une once d’espoir subsiste. Le club de Coulounieix-Chamiers a demandé l’assistance de spécialistes pour restaurer le terrain au plus vite. Selon les estimations, il faudra au moins un mois avant que la pelouse soit de nouveau praticable. Pendant ce temps, les efforts collectifs et les gestes de solidarité continueront d’être cruciaux pour assurer la poursuite des activités du club de façon temporaire.

Un Avenir à Reconstruire

Il est indéniable que cet incident portera des contraintes non négligeables au club, affectant aussi bien les entraînements que la programmation des matchs. Toutefois, la mobilisation communautaire démontrée est réconfortante, soulignant les valeurs sportives d’entraide et de camaraderie. Les efforts pour remettre le terrain en état ne feront que renforcer la résilience et la détermination de ce club amateur à maintenir son activité.

Pour soutenir le club et suivre les derniers développements de cette histoire, n’hésitez pas à visiter Caninstore.

Les plus beaux oiseaux du monde partie 2 le geai bleu le diamant de Gould et le canard mandarin

Les plus beaux oiseaux du monde partie 2 le geai bleu le diamant de Gould et le canard mandarin

Voici les Plus Beaux Oiseaux du Monde (Partie 2)

Le geai bleu, le diamant de Gould, et le canard mandarin

Le geai bleu

Le geai bleu (Cyanocitta cristata) est un passereau appartenant à la famille des corvidés. Originaire d’Amérique du Nord, il est également présent au sud du Canada et dans le golfe du Mexique, préférant les forêts de feuillus et les bois épars. Ce magnifique spécimen est bruyant, opportuniste, chapardeur, mais aussi intelligent.

Facilement identifiable par son plumage éclatant, le geai bleu arbore principalement des teintes de bleu, avec du bleu clair et du blanc sur la poitrine et le ventre. Sa tête est ornée d’une crête distinctive (ou petite huppe) qui change de forme selon son humeur. Les motifs noirs et blancs sur ses ailes et sa queue complètent ce tableau coloré.

Un fait amusant? La couleur bleu azur de son plumage n’est qu’une illusion créée par la lumière. En réalité, la pigmentation bleue n’existe pas chez les animaux; elle est dûe à la structure nanométrique des plumes. Autre curiosité : le geai bleu adore les bains de fourmis, un comportement appelé formicage, qui l’aide à éliminer les parasites grâce à l’acide formique sécrété par les fourmis lorsqu’elles se défendent.

Le diamant de Gould

Le diamant de Gould (Erythrura gouldiae) est un autre petit passereau découvert durant une expédition française en Australie. Importé pour la première fois en France en 1896, il est aujourd’hui prisé comme oiseau domestique. Son calme, sa sociabilité et ses couleurs éclatantes en font un favori des amateurs d’oiseaux exotiques.

Mesurant entre 13 et 15 cm, le diamant de Gould est un véritable arc-en-ciel vivant. Femelle et mâle arborent un manteau coloré, celui de la femelle étant légèrement plus doux. La tête peut varier en couleur (noire, rouge, orange ou blanche), tout comme la poitrine (violette, bleue, blanche ou lilas) et le dos (vert, jaune, bleu ou argenté). Diverses mutations génétiques offrent une myriade de combinaisons de couleurs, rendant chaque individu unique.

Notons que le diamant de Gould n’obtient ses couleurs qu’à l’âge adulte, au bout d’environ quarante jours. Les jeunes, eux, ont une tête grise, une poitrine et un ventre beiges, et un dos vert bouteille.

Le canard mandarin

Originaire d’Asie de l’Est, le canard mandarin (Aix galericulata) est souvent qualifié de plus beau canard au monde. On le trouve en Sibérie, à Sakhaline, au nord-est de la Chine, au Japon, à Taïwan et en Corée. Quelques populations se sont aussi établies en Europe, issues d’évasions d’individus captifs.

Le mâle est particulièrement reconnaissable par la forme unique et les couleurs vives de ses ailes, ressemblant à des ailerons en période de reproduction. Son plumage présente un contraste saisissant de vert et de roux sur la tête, avec une bande blanche au-dessus de chaque œil et une touffe de plumes orange à l’arrière du cou, le tout parsemé de motifs blancs et noirs.

Il existe diverses variations de coloris selon les sous-espèces, comme le canard mandarin blanc ou blond. Symbole de fidélité en Asie, ce canard est souvent offert aux jeunes mariés en Chine et en Corée, une tradition ancrée dans la croyance que le couple choisi reste ensemble pour la vie.

Ces trois oiseaux témoignent une fois de plus de la magnificence de la faune aviaire. Espérons que cette deuxième partie vous a aussi inspiré et émerveillé !

Actuchasse pour Caninstore

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La Suède prévoit l’élimination de 20 pour cent de sa population d’ours bruns

La Suède prévoit l'élimination de 20 pour cent de sa population d'ours bruns

La Suède et l’élimination de 20 % de sa population d’ours bruns : enjeux et controverses

Les chercheurs s’inquiètent du sort de l’ours brun suédois, qui pourrait suivre le chemin de la population d’élans ayant diminué de 60 % depuis la fin du siècle dernier. Actuellement, un plan prévoyant de réduire de 20 % la population totale d’ours bruns en Suède ramènerait leur nombre à environ 2 000. Cela représente une diminution de près de 40 % par rapport à 2008, année où leur nombre était estimé à 3 300 individus.

Permis de chasse supplémentaires délivrés

A partir de ce lundi, des permis de chasse supplémentaires ont été accordés en Suède pour abattre près de 500 ours bruns, ce qui équivaut à 20 % de la population actuelle. Magnus Orrebrant, président de l’Association suédoise des carnivores, a critiqué cette décision dans « The Guardian », soulignant que « la gestion de la faune en Suède consiste à tuer des animaux au lieu de les préserver du mieux que nous pouvons ».

Depuis novembre 2022, une nouvelle loi, soutenue par les pro-chasse, donne aux associations locales plus de pouvoir de gestion des grands prédateurs, tels que les lynx, les loups et les ours. Toutefois, des membres de la communauté de chasseurs comme Anders Nilsson, basé à Norrland dans le nord de la Suède, s’inquiètent également du nombre d’ours tués.

Critiques des défenseurs de l’environnement

Les défenseurs de l’environnement estiment que le nombre de permis de chasse accordés est trop élevé, dénonçant une pratique de la « chasse au trophée pure et dure ». Ils affirment que ces quotas de chasse sont contraires aux droits de l’Union européenne, qui considère l’ours brun comme une « espèce strictement protégée ».

Historique de la population d’ours bruns

Dans les années 1920, l’ours brun d’Europe du Nord était menacé d’extinction en raison de la chasse intensive. Heureusement, une révision des politiques a permis un retour progressif de ces plantigrades dans les forêts suédoises, culminant en 2008 avec 3 300 individus. Cependant, le nombre d’ours chassés augmente depuis, avec une accélération notable ces cinq dernières années. En 2023, 722 ours ont été abattus. Depuis janvier, des permis de chasse ont été délivrés pour 486 animaux, et d’autres pourraient encore être ajoutés.

Certains justifient cette chasse en arguant que les ours constituent une menace pour l’élevage.

Actuchasse pour Caninstore

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Aigle royal les secrets d’un prédateur suprême

Aigle royal les secrets d'un prédateur suprême

L’aigle royal, un chasseur hors pair

Le roi des cieux et son arsenal redoutable

Parmi les oiseaux, les rapaces se distinguent par leurs compétences de prédation inégalées. Ces maîtres des airs possèdent une force et une agilité qui en font de véritables fléaux pour leurs proies. L’aigle royal, en particulier, incarne toute la puissance et la majesté des grands prédateurs aériens. Voyons en détail les caractéristiques qui font de ce rapace un chasseur sans égal.

Les caractéristiques principales de l’aigle royal

L’aigle royal (Aquila chrysaetos) appartient à la famille des Accipitridés, et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi il est si redouté. Sa taille impressionnante varie entre 66 et 100 cm de longueur, avec une envergure pouvant atteindre de 1,8 à 2,34 m. Les femelles sont légèrement plus grandes que les mâles, pesant autour de 6,5 kg contre 4 kg pour ces derniers. Leur plumage brun foncé, rehaussé de teintes brun-roux clair ou brun jaunâtre sur la tête, leur a valu le surnom d’aigle doré.

Leur bec grisâtre est surmonté d’une cire jaune, tandis que leurs serres, très puissantes, leur permettent de chasser et de dépecer leurs proies. L’ongle du pouce, ou avillon, peut mesurer entre 6 et 7 cm et est particulièrement efficace pour transpercer les poids.

Les yeux de l’aigle royal, bien que de taille similaire à ceux des humains, sont huit fois plus perçants et possèdent deux centres de mise au point, permettant de voir devant et sur les côtés en même temps. Ce rapace perçoit cinq couleurs primaires, contre trois pour l’homme, et son odorat est également très développé, consolidant son statut de prédateur aérien ultime.

L’aigle royal, un prédateur à nul autre pareil

Avec de telles caractéristiques, il n’est pas surprenant que l’aigle royal soit un chasseur redoutable. Très territorial, il peut défendre un domaine allant jusqu’à 150 km², qu’il parcourt chaque jour en quête de nourriture. Ce rapace peut apercevoir une proie à plus d’un kilomètre de distance et plonger en un bref piqué pour s’en emparer, que ce soit au sol ou en plein vol. En piqué, il atteint des vitesses vertigineuses allant jusqu’à 320 km/h, tandis qu’en vol régulier, il se déplace à une vitesse comprise entre 50 et 130 km/h.

Un animal territorial et protecteur

L’aigle royal est avant tout un opportuniste, se nourrissant d’une grande variété de proies de petite ou de moyenne taille telles que les lapins, marmottes, écureuils, et plus grands mammifères comme les renards, chats sauvages et domestiques, ou encore les jeunes chèvres de montagne, bouquetins et cervidés. En hiver, il peut consommer des charognes et des reptiles lorsque les proies vivantes se font rares.

Ce rapace n’est pas partageur en ce qui concerne son butin. Lorsqu’un intrus s’approche de sa prise, l’aigle royal n’hésite pas à attaquer pour défendre son festin. Ce comportement territorial et protecteur renforce encore son image de prédateur redoutable.

En avril dernier, un incident notable a eu lieu lorsqu’un parachutiste a été attaqué par un aigle royal, probablement en train de protéger son nid. L’attaque a causé des blessures nécessitant huit points de suture.

Si vous avez trouvé cet univers fascinant, découvrez notre article sur les oiseaux les plus dangereux du monde pour en apprendre davantage sur d’autres prédateurs aériens fascinants comme la harpie féroce, l’aigle couronné, le Grand-duc d’Amérique ou encore le casoar à casque.

Signé : Actuchasse pour Caninstore

Vidéo des loups sautant les clôtures au parc national Hoge Veluwe

Vidéo des loups sautant les clôtures au parc national Hoge Veluwe

Vidéo : des clôtures qui n’arrêtent pas les loups

Les loups bravent les barrières du parc national Hoge Veluwe

Installer des clôtures pour se protéger des loups n’est peut-être pas aussi efficace qu’on pourrait le croire. Dans ces vidéos, découvrez l’incroyable faculté des loups pour sauter des clôtures, même les plus hautes.

C’est très certainement la vidéo la plus impressionnante. Elle provient d’une caméra du parc national Hoge Veluwe, l’un des plus grands parcs nationaux des Pays-Bas. Ce parc, qui s’étend sur 54,5 km² de dunes et forêts, abrite des paysages uniques. Bien que clôturé, il constitue l’un des grands noyaux du réseau écologique néerlandais.

Le loup y est arrivé en 2021. À l’époque, le parc expliquait qu’un loup avait fait son entrée suite à des vandalismes sur le grillage. D’abord une louve, puis un mâle, et depuis, le couple s’est reproduit. En 2022, un jeune loup s’était approché d’une famille se promenant à vélo, une affaire qui avait fait la une des médias néerlandais. Depuis, les loups se sont durablement installés dans le parc.

Dans cette vidéo, le parc explique : « cette vidéo montre des loups défendant leur territoire de chaque côté de la grille entre le parc national De Hoge Veluwe et Planken Wambuis ».

Des loups athlètes, aux Pays-Bas et ailleurs

Cette fois la clôture est beaucoup moins haute, ne posant aucun problème pour les deux adultes. Pour le plus jeune, c’est moins évident, mais il ne lui faut que quelques minutes pour comprendre comment faire. Ces autres vidéos, dont on ne connaît pas la provenance, montrent encore l’extraordinaire puissance de l’animal.

Découvrez davantage de contenus sur la faune sauvage et la chasse sur notre site Caninstore. Suivez-nous pour plus d’actualités captivantes sur les loups et autres animaux sauvages.

Actuchassse pour Caninstore

Sangliers à Nîmes : la ville renforce la sécurité et la régulation

Sangliers à Nîmes : la ville renforce la sécurité et la régulation

Sangliers : la Ville de Nîmes mobilisée face aux risques

Convention renouvelée pour gérer les sangliers et la sécurité des battues

La Ville de Nîmes se prépare à renouveler prochainement sa convention avec la Fédération des chasseurs pour le Clos Gaillard. Cette démarche vise à rappeler certaines règles essentielles pour lutter contre la prolifération des sangliers et garantir la sécurité durant les battues. Chantal May, Adjointe déléguée à la Végétalisation, aux parcs et jardins, insiste sur l’importance de sensibiliser les Nîmois aux dangers que représentent les sangliers et sur la nécessité de ne pas les nourrir.

Pourquoi ne jamais nourrir les marcassins

Un marcassin, même une fois adulte, reviendra toujours là où il a trouvé de la nourriture. Il est donc crucial de ne rien laisser traîner. Les habitants des garrigues nîmoises sont encouragés à demander des bacs d’ordures ménagères avec verrou auprès de Nîmes Métropole pour éviter d’attirer ces animaux.

Signalisation renforcée pour les battues aux sangliers

Actuellement, la signalisation durant les battues est jugée insuffisante par la Ville. Pour assurer la sécurité des usagers du Clos Gaillard, celle-ci souhaite renforcer ces mesures. Les agents municipaux sur place seront chargés de faire respecter ces nouvelles règles.

Les sangliers : entre biodiversité et danger

Bien qu’ils fassent partie intégrante de la biodiversité nîmoise, les sangliers représentent également un risque pour la population, notamment par les accidents de la route (23 chocs routiers comptabilisés en 2023). D’où la nécessité de réguler leur nombre par des battues, mais aussi de cibler des lieux sûrs pour ces opérations.

Stratégies efficaces et nouvelles technologies

Des cages ont été installées dans des zones non accessibles au public, comme au Bois des Espeisses et au Mas d’Escattes, et ont prouvé leur efficacité. La Ville a également collaboré avec le CNRS pour équiper certains sangliers de colliers connectés, permettant d’analyser leurs déplacements. Ces données aideront à optimiser la gestion des battues et à poser les cages de manière stratégique.

2023 en chiffres

  • Total des sangliers abattus :
    • Clos Gaillard : 23
    • Lauzières : 47
    • Vallongue : 51
    • Camp des garrigues : 130
  • Cages posées dans des lieux non accessibles au public :
    • Bois des Espeisses: 11 sangliers attrapés
    • Escattes : 10 sangliers attrapés en deux semaines
  • Chocs routiers avec les sangliers : 23

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La Justice Autorise de Nouveau la Chasse au Blaireau dans le Puy-de-Dôme

La Justice Autorise de Nouveau la Chasse au Blaireau dans le Puy-de-Dôme

Chasse au Blaireau dans le Puy-de-Dôme : Les Juges Tranchent en Faveur des Chasseurs

Après deux années suspendues, les chasseurs du Puy-de-Dôme obtiennent gain de cause

La tension montait dans le Puy-de-Dôme. Depuis deux ans, la chasse complémentaire du blaireau était mise en pause, principalement dû à la pression des associations anti-chasse. Ces dernières, armées de leurs arguments habituels et de quelques victoires en justice, pensaient avoir solidifié leur position. Mais cette année, le vent a tourné en faveur des chasseurs.

Des Dossiers Solides pour une Décision Inédite

En effet, cette saison, les chasseurs et agriculteurs sont arrivés devant les tribunaux avec des preuves concrètes et bien documentées. Ils ont présenté des études détaillées sur les dégâts causés par les blaireaux et des recensements précis des populations. Des arguments de poids qui ont permis aux juges de comprendre l’ampleur de la situation et de rendre un verdict en faveur de la chasse.

Les Antagonistes sur la Défensive

Les militants anti-chasse, habitués à leurs succès passés, ont eu du mal à digérer cette décision. Leur stratégie, soutenue par des arguments répétitifs et la conviction que les juges allaient maintenir les suspensions, s’est heurtée à la rigueur des faits apportés par les chasseurs du Puy-de-Dôme. Lorsqu’ils furent interrogés par les médias locaux, ils ont ressorti leurs arguments classiques : les petits blaireaux sont encore dans leurs terriers et le blaireau contribue à l’écosystème en consommant certaines espèces nuisibles pour les cultures.

Une Consultation Publique Décisive

Cependant, ce débat n’a pas seulement opposé les associations et les chasseurs. La procédure devait également inclure l’avis du public. Une consultation menée auprès des habitants a révélé des résultats surprenants : sur 880 réponses, plus de 500 se sont prononcées en faveur de la chasse complémentaire, contre à peine 250 voix opposées. Ce soutien massif a sans doute pesé dans la balance judiciaire.

Un Précédent pour les Fédérations Départementales

Cette décision pourrait bien servir de modèle pour d’autres départements. Les Fédérations départementales de chasse et les préfectures devront peut-être revoir leurs approches et leurs stratégies. Cette victoire démontre que, lorsque des preuves solides sont présentées, la justice peut trancher en faveur des chasseurs, même face à des associations bien organisées.

Conclusion

La chasse complémentaire du blaireau est une pratique controversée, mais dans le cas du Puy-de-Dôme, les chasseurs ont montré que la préparation et les preuves sont essentielles pour influencer les décisions judiciaires. Ce jugement marque une nouvelle étape dans la lutte entre pro-chasse et anti-chasse, avec des implications potentielles pour d’autres régions du pays.

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Article rédigé par Actuchasse avec notre partenaire à la une : Caninstore

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