Braconnage de chamois élu condamné Alpes-Maritimes

Braconnage de chamois élu condamné Alpes-Maritimes

Braconnage de chamois dans les Alpes-Maritimes : un élu condamné

Un incident fâcheux pour la faune et la loi

Le tribunal de police de Nice a récemment tranché un dossier particulièrement épineux : trois chasseurs, dont un adjoint au maire de Venanson, ont été condamnés pour braconnage de chamois dans les Alpes-Maritimes. Les faits remontent à l’automne 2023, lorsque l’Office français de la biodiversité (OFB) a découvert l’abattage illégal d’un chevreau de chamois femelle, âgé de quelques mois, lors d’une battue orchestrée dans un secteur protégé.

Les agents de l’OFB ont été alertés par un signalement et ont été confrontés à une situation qui serait plus dignes d’un western que de la réglementation cynégétique : un chevreau, pesant à peine neuf kilos, tué avec l’aide d’un chien, une pratique strictement prohibée. Pour corser le tout, un garde particulier a été impliqué dans cette affaire, violant ainsi les règles en vigueur.

Des actions répétées et planifiées

Mais ce n’était pas un incident isolé. Les investigations ont révélé que ces actions illégales avaient un caractère répétitif et organisé. En octobre 2024, les inspecteurs de l’environnement ont mis au jour une nouvelle battue illégale dans le secteur des Claps, où plusieurs chasseurs s’étaient postés à des endroits stratégiques pour bloquer les passages du gibier, toujours aidés par un chien. Des tirs nourris, entendus sur une longue période, ne faisaient que renforcer les soupçons de braconnage organisé.

Des sanctions jugées clémentes

Le 5 janvier 2026, le tribunal a tranché. Les peines, bien que conséquentes, ont suscité des réactions mitigées. Les condamnés ont écopé d’amendes variant de 300 à 500 euros, de suspensions de permis de chasser allant de trois mois à un an, ainsi que de la confiscation de l’arme utilisée. En outre, les juges ont constaté un préjudice moral et écologique, condamnant les chasseurs à verser plusieurs milliers d’euros de dommages-intérêts à des associations de protection animale telles qu’One Voice et l’Association Stéphane Lamart.

Malgré ces mesures, les associations environnementales ont exprimé leur frustration face à ce qu’elles jugent comme des sanctions insuffisantes. La dispense d’inscription au bulletin n°2 du casier judiciaire a également été critiquée, considérée trop modérée pour des actions aussi graves, surtout quand elles sont perpétrées par des élus.

Alerte pour la biodiversité

Le préfet des Alpes-Maritimes n’a pas tardé à réagir en interdisant la chasse au chamois dans la commune pour la saison 2024-2025, évaluant que de telles pratiques compromettent l’état de conservation d’une espèce déjà vulnérable.

Cette affaire illustre les défis persistants du braconnage qui constitue une atteinte sérieuse à notre biodiversité, en particulier lorsque ceux qui en sont responsables occupent des postes d’autorité. Les organisations de protection de la faune sauvage continuent de plaider pour des sanctions plus strictes contre les infractions à la législation cynégétique.

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Suspicion maladie Aujeszky chiens de chasse

Suspicion maladie Aujeszky chiens de chasse

Suspicion croissante de la maladie d’Aujeszky chez les chiens de chasse

Des cas alarmants de la maladie d’Aujeszky touchent à nouveau des chiens de chasse en France, suscitant l’inquiétude des passionnés et des autorités sanitaires. Récemment, deux chiens sont décédés dans la Drôme et le Vaucluse, et d’autres décès ont été signalés en Bourgogne-Franche-Comté, incitant plusieurs Fédérations de Chasseurs à réagir.

Une épidémie silencieuse parmi les sangliers

Les circonstances entourant ces décès ne semblent pas être un simple accident. La maladie d’Aujeszky, également connue sous le nom de pseudo-rage, est suspectée d’être la cause de ces tragédies. Bien que les analyses soient encore en cours, les symptômes observés chez les chiens décédés laissent penser qu’ils ont été en contact avec des sangliers porteurs du virus. La préfecture du Vaucluse a déclaré à La Provence que les signes cliniques ressemblent à ceux de la rage, ce qui complique le diagnostic initial. Vingt-four à une semaine après l’interaction avec les sangliers, les signes de maladie se manifestent, attirant une inquiétude croissante chez les chasseurs.

Attention aux précautions sanitaires

Face à cette situation préoccupante, les Fédérations Départementales de Chasse (FDC) conseillent les chasseurs de faire preuve d’une extrême vigilance. Voici quelques recommandations essentielles :

  • Éviter que les chiens mordent les sangliers.
  • Désinfecter soigneusement tout le matériel ayant été en contact avec les animaux.
  • Ne jamais nourrir les chiens avec les viscères ou la viande des sangliers.
  • Traiter rapidement toute plaie par désinfection.
  • Consulter un vétérinaire en cas de symptômes chez le chien.

Symptômes à surveiller chez les chiens

Les chiens infectés par la maladie d’Aujeszky peuvent développer des signes cliniques dans un délai de 2 à 6 jours après l’incubation. Les propriétaires doivent être attentifs aux changements de comportement tels que :

  • Un abattement notable ou une inquiétude excessive.
  • Des comportements agressifs.
  • Un prurit intense, souvent au niveau de la tête, pouvant mener à l’automutilation.
  • Des troubles de la déglutition et une hypersalivation.

La progression de la maladie peut rapidement mener à des troubles neurologiques, et malheureusement, la mort survient généralement dans les 48 heures suivant l’apparition des symptômes.

Les chasseurs sont donc appelés à rester vigilants et à respecter les consignes sanitaires pour protéger leurs compagnons à quatre pattes. Les résultats des analyses en cours apporteront sans doute plus de clarté sur cette situation inquiétante.

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Sangliers sur lA7 inquiétude croissante des automobilistes

Sangliers sur lA7 inquiétude croissante des automobilistes

Sangliers sur l’autoroute A7 : une préoccupation grandissante pour les automobilistes

Sur l’autoroute A7, une limitation de vitesse à 90 km/h est en vigueur sur plusieurs kilomètres, entre Montélimar sud et Bollène. Cette mesure a été instaurée à la suite d’un accident grave survenu la nuit du réveillon du nouvel an, impliquant un sanglier. Les automobilistes, inquiets de cette présence inattendue sur les voies, sont appelés à faire preuve de vigilance.

Des automobilistes inquiets face aux risques

Des panneaux signalent la présence d’animaux errants, exhortant les conducteurs à faire attention. Ramzy, frigoriste et utilisateur quotidien de cette portion d’autoroute, exprime son inquiétude. « C’est dangereux. Ça peut faire des dégâts. On risque beaucoup avec notre camionnette », indique-t-il, pointant du doigt la dangerosité potentielle d’une rencontre avec un sanglier à haute vitesse.

Pareillement, Tatiana, qui emprunte souvent cette route, partage ses craintes. « Un sanglier à 90 km/h, ça peut être mortel. Je vais lever le pied », déclare-t-elle, tout en suggérant que le rôle des chasseurs pourrait être crucial pour éviter de tels accidents.

Responsabilités partagées sur l’autoroute

Si la sécurité routière est une préoccupation pour tous, elle est également la responsabilité de Vinci, la société en charge de l’entretien des autoroutes. Philippe Douvre, technicien à la Fédération de chasse de la Drôme, précise que les chasseurs jouent un rôle de signalement en cas de sangliers près des routes. Deuxièmement, c’est Vinci qui doivent prendre les mesures nécessaires en cas de problème.

Actuellement, aucun arrêté préfectoral n’a été émis pour organiser une battue visant à sécuriser l’autoroute A7. De plus, Vinci n’a pas répondu aux questions concernant l’état des clôtures pour éviter que les sangliers ne s’aventurent sur la route.

Entre inquiétudes des automobilistes et responsabilités des différents acteurs, la route nationale reste un point névralgique où il est impératif de rester vigilant face aux imprévus de la faune.

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Mobilisation massive pour réguler la population de sangliers en Aveyron

Mobilisation massive pour réguler la population de sangliers en Aveyron

Grosse mobilisation pour une battue géante contre les sangliers en Aveyron

Dans le nord de l’Aveyron, ce ne sont pas moins de 83 chasseurs et une cinquantaine de chiens qui se sont rassemblés pour une battue géante orchestrée par 21 sociétés de chasse. Le défi du jour ? Réguler une population de sangliers dont l’expansion n’est pas sans conséquences, notamment pour l’agriculture et la sécurité routière.

Une organisation rigoureuse pour une battue collective

Dès le matin, les participants ont fait le plein d’informations lors d’un briefing de sécurité avant de se répartir sur le terrain. Deux grandes traques ont ponctué cette journée, dirigées par des équipes de traqueurs chevronnés, le tout orchestré avec plusieurs meutes de chiens. Organiser une telle battue dans un vaste territoire requiert une logistique sans faille pour assurer la sécurité de tous tout en garantissant un déroulement optimal des opérations. La Fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron (FDC 12) a d’ailleurs salué l’enthousiasme et la coopération des associations locales, soulignant l’importance des efforts conjoints pour la régulation des populations de sangliers.

Un hommage émouvant et un moment de convivialité

Mais au-delà de l’aspect cynégétique, cet événement a également été marqué par des moments chargés d’émotion. En fin de traque, un hommage spécial a été rendu au doyen de la battue, âgé de 83 ans, qui a réussi à prélever un sanglier de 102 kg, devenant ainsi la vedette de la journée. Ce moment a été chaleureusement accueilli par tous les participants, un véritable symbole de passion et de transmission au sein de la communauté des chasseurs.

Réguler une espèce en pleine expansion

Ce type de battue répond à un défi bien présent dans le paysage aveyronnais : la prolifération des sangliers. Malheureusement, ces animaux, bien qu’attachants à leur manière, sont souvent responsables de dégâts sur les cultures et de collisions sur les routes. Les battues collectives continuent d’être un des moyens principaux plats sur lequel s’appuient les chasseurs pour contenir cette dynamique croissante. Pour les agriculteurs et les automobilistes, moins de sangliers sur les routes, c’est clairement moins de tracas et plus de sécurité.

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Chasse suspendue en raison de la tempête Goretti dans les Côtes-dArmor

Chasse suspendue en raison de la tempête Goretti dans les Côtes-dArmor

Chasse suspendue indéfiniment dans les Côtes-d’Armor

Une tempête nommée Goretti a pris d’assaut les Côtes-d’Armor, poussant le préfet à décréter l’interdiction de la chasse dans plusieurs communes, dont La Motte près de Loudéac. Ce vendredi 9 janvier 2026, un arrêté a été publié, visant à protéger les équipes d’Enedis qui travaillent sans relâche pour rétablir l’électricité. Avant de s’adonner à leur passion, les chasseurs devront faire preuve de patience.

Sécurité avant tout

Le préfet des Côtes-d’Armor a pris cette mesure pour garantir la sécurité des agents d’Enedis, qui doivent intervenir sur des lignes électriques parfois en pleine campagne. L’arrêté, publié en date du 9 janvier, précise que toutes les activités cynégétiques sont suspendues « jusqu’à nouvel ordre » dans les zones affectées par les opérations de remise en état.

Impact de la tempête Goretti

Sur le territoire de La Motte, la tempête n’a pas laissé de gros dégâts à déplorer. Seuls trois hameaux ont connu une coupure de courant : Quiballion, Les Broussettes et La Pierre à l’Âne. Bien que l’électricité ait été rétablie par les équipes d’Enedis dès la mi-journée du vendredi, l’interdiction de chasse demeure jusqu’à ce que toutes les interventions soient terminées.

La patience des chasseurs mise à l’épreuve

Les chasseurs, bien que frustrés par cette parenthèse inattendue, montrent une compréhension exemplaire de la situation. Cette contrainte ne devrait pas durer éternellement, laissant espérer aux passionnés qu’ils pourront bientôt rechausser leurs bottes et retrouver les plaisirs de la nature.

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Dispositif anti-collision pour animaux sauvages en Haute-Vienne

Dispositif anti-collision pour animaux sauvages en Haute-Vienne

Sanglier, cerf, renard : un dispositif anti-collision prometteur sur les routes de Haute-Vienne

Chaque année, des milliers de sangliers, cerfs, et autres animaux sauvages trouvent une fin tragique sur les routes, victimes d’accidents souvent évitables. Pour remédier à cette problématique, le département de la Haute-Vienne a mis en place un dispositif de réflecteurs anti-collision, testé depuis maintenant un an sur une section de la route D941. Les résultats sont prometteurs et la sécurité des usagers de la route semble s’améliorer.

Des collisions mortelles, un risque à réduire

Les collisions entre véhicules et faune sauvage ont un impact significatif, non seulement sur les animaux, mais aussi sur la sécurité des conducteurs. La nuit, la visibilité réduite augmente le risque d’accidents. Afin de pallier cette situation, les réflecteurs anti-collision ont été adoptés aux abords de la commune de Saint-Just-Le-Martel.

Comment ça marche ?

Les réflecteurs fonctionnent simplement : en éclairant les animaux à proximité, ils les incitent à faire demi-tour plutôt qu’à traverser la route, favorisant ainsi leur retour vers les prés ou la forêt. Cette initiative a été confiée aux agents de la voirie, responsables de la maintenance de ces dispositifs afin d’assurer leur bon fonctionnement.

Des résultats encourageants

Selon Natacha Poirier, porte-parole de la fédération des chasseurs de la Haute-Vienne, l’introduction de ces réflecteurs a permis de réduire le nombre de collisions de manière impressionnante : « Depuis un an, nous avons observé une diminution de près de 75 % des accidents sur ces routes. » Auparavant, on relevait environ 30 collisions par an, preuve que cette mesure a véritablement un impact significatif.

Une initiative à coût modique

Pour un investissement de seulement 3 000 euros répartis sur cinq tronçons, ce bilan positif est indéniable. Stéphane Destruhaut, vice-président du conseil départemental, souligne l’importance de ces installations, évoquant les zones à fort passage de gibier : « Nous avons placé ces dispositifs là où les collisions étaient fréquentes. Désormais, la situation s’est nettement améliorée. » D’ailleurs, plus d’un an après leur installation, aucune collision n’a été signalée sur ces routes équipées.

Une extension du dispositif sur d’autres routes

Dans les prochaines semaines, de nouveaux réflecteurs seront installés sur la Nationale 141, entre Limoges et Verneuil-sur-Vienne, une zone où jusqu’à huit sangliers avaient été retirés après des collisions le même jour. Il devient essentiel de continuer d’assurer une cohabitation pacifique entre les usagers de la route et la faune sauvage, surtout à mesure que le trafic augmente.

Pour conclure, cette expérience en Haute-Vienne montre que des solutions innovantes peuvent agir efficacement contre les accidents impliquant des animaux sauvages. Que ce soit pour la sécurité routière ou la préservation de notre faune, des initiatives comme celle-ci méritent d’être soutenues et développées.

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Recrutement de Louvetiers en Corrèze pour la Sécurité Publique

Recrutement de Louvetiers en Corrèze pour la Sécurité Publique

Recrutement de Louvetiers en Corrèze : La Mission des Chasseurs au Service de la Sécurité Publique

La préfecture de Corrèze recrute des lieutenants de louveterie, ces chasseurs spécialisés dans la gestion des populations animales proches des routes et des habitations. Cette fonction, enracinée dans nos traditions depuis le Moyen Âge, revêt aujourd’hui une importance cruciale face à la montée des espèces nuisibles.

Un groupe de louvetiers en action

Armés de leurs fusils et vêtus de vestes orange fluo, une dizaine de louvetiers sont postés près de la D1089, à Ussac. Leur mission ? Aider à débusquer une bande de sangliers, connus pour causer des dégâts aux agriculteurs et aux riverains. Comme l’explique Pierre Marleix, un louvetier engagé depuis 2004, ces sangliers peuvent provoquer des accidents en traversant la route. « Nous avons été missionnés par le préfet pour encadrer cette battue », précise-t-il.

Une mission d’intérêt public

Les louvetiers, agents de l’État bénévoles, détiennent le permis de chasse depuis au moins cinq ans et sont nommés par le préfet. « Nous intervenons pour des raisons de sécurité publique car ces animaux traversent souvent les routes », souligne Marleix. Irrémédiablement, les sangliers sont devenus un casse-tête pour les autorités et les habitants de la Corrèze.

Une évolution des missions

À l’époque, le terme « louvetier » évoquait principalement la protection contre les loups. Aujourd’hui, leurs compétences s’étendent à toutes les espèces susceptibles de causer des nuisances. La préfecture de Corrèze rappelle que les louvetiers sont également assermentés, habilités à constater les infractions à la police de la chasse et à organiser les battues administratives sous leur responsabilité.

Un besoin urgent de nouveaux louvetiers

Actuellement, la Corrèze compte 25 louvetiers. Cependant, avec l’augmentation des espèces classées comme nuisibles, notamment en raison de la présence accrue du loup sur le plateau de Millevaches, la préfecture a lancé un appel à candidatures jusqu’au 15 janvier. Lors de la battue du samedi 10 janvier, les louvetiers ont réussi à abattre un sanglier, preuve de leur efficacité.

Un engagement qui demande du temps

Malgré la nécessité d’un renfort, peu de chasseurs sont prêts à endosser ce rôle. Axel Manière, un des chasseurs présents à Ussac, explique qu’il a des contraintes de temps, ce qui rend difficile son engagement en tant que louvetier. « Il faut être disponible en journée, et avec mon travail, ce n’est pas facile », confie-t-il.

Dans un contexte où la sécurité publique est en jeu, le recrutement de nouveaux louvetiers est essentiel pour garantir un équilibre entre la faune et la sécurité des citoyens. N’attendez plus pour contribuer à cette noble cause !

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Drame lors d’une battue aux sangliers avec deux chiens tués et cinq blessés

Drame lors d'une battue aux sangliers avec deux chiens tués et cinq blessés

Drame lors d’une battue : un sanglier tue deux chiens de chasse et en blesse cinq autres

Fin décembre, la régulation des sangliers prend une tournure tragique lors d’une battue organisée par la société de chasse de Maillé. Deux chiens de chasse perdent la vie, et cinq autres sont blessés, soulevant des questions sur la sécurité lors de ces opérations.

Un bilan tragique suite à une battue aux sangliers

Au cours de cette battue, deux sangliers, dont l’un pesait 134 kg et affichait un comportement jugé dangereux, ont été abattus. Toutefois, la traque a coûté cher aux compagnons canins engagés. Selon les rapports, sept chiens auraient été blessés, et malheureusement, deux n’ont pas survécu à leurs blessures.

Une facture salée pour les chasseurs

Pour soigner les chiens blessés, des vétérinaires ont été appelés à la rescousse, engendrant des frais de traitement s’élevant à environ 1 700 euros. Cette somme considérable a été répartie entre la société de chasse et les dépenses personnelles des chasseurs. Pour alléger cette charge, une collecte a été mise en place, permettant de récolter près de 500 euros supplémentaires pour soutenir les membres de la communauté touchés par cet incident.

La régulation des sangliers : une nécessité risquée

La régulation des sangliers est cruciale pour limiter les dommages aux cultures agricoles, réduire le risque de collisions sur les routes et protéger certains écosystèmes. Cependant, cette pratique n’est pas sans danger. Les sangliers, particulièrement les grands mâles comme celui abattu à Maillé, sont connus pour leur force et peuvent réagir violemment lorsqu’ils se sentent acculés ou blessés.

Les dangers en milieu boisé

Les battues se déroulent souvent dans des zones boisées, où la visibilité est limitée et le terrain peut s’avérer accidenté. Ces conditions rendent les interventions encore plus difficiles et augmentent les risques d’accidents. Chaque saison, des incidents tragiques impliquant des chiens blessés, voire tués, sont enregistrés, et il n’est pas impossible que des chasseurs soient également victimes de telles situations.

La sécurité lors des battues doit rester une priorité, afin de préserver à la fois les chasseurs et leurs fidèles compagnons à quatre pattes.

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Règles de sécurité essentielles à la chasse

Règles de sécurité essentielles à la chasse

Chasse : Quelles sont les règles de tir pour garantir la sécurité ?

La pratique de la chasse est soumise à un cadre réglementaire strict, particulièrement renforcé depuis 2023. Le respect de ces règles est crucial pour éviter des accidents, comme celui survenu le 6 janvier 2026, lorsque la balle d’un chasseur a traversé la fenêtre d’une maison près de Rouen. Bien que cet incident ne ait pas causé de blessures, il sert d’illustration pour les dangers potentiels de la chasse irresponsable. En saison 2024-2025, le Réseau national de sécurité à la chasse a enregistré 100 accidents, dont 11 mortels.

Connaître l’angle de tir : Une règle essentielle

Parmi les règles à suivre, l’angle de tir de 30° est désormais une obligation, introduite par le Plan sécurité à la chasse. Les chasseurs doivent effectuer leurs tirs uniquement lorsque le gibier a sauté l’allée et au-delà de cet angle, garantissant ainsi la sécurité des personnes se trouvant à proximité. Pour matérialiser cet angle, la méthode est simple : effectuer 5 pas vers la droite, puis 3 pas perpendiculairement, et répéter le processus de l’autre côté. À l’issue de ces mesures, un repère doit être placé pour délimiter la zone de tir sécurisée.

Il est important de noter que tout tir effectué dans cet angle engage la responsabilité du chasseur en cas d’accident. De plus, les armes doivent être chargées uniquement dans des zones définies et après le signal de début de battue.

Zones interdites : Savoir où ne pas tirer

Les règles concernant les zones de tir sont également strictes. Les chasseurs doivent éviter de tirer dans plusieurs directions, notamment :

  • Vers ou au-dessus des personnes sur des routes, chemins, voies ferrées ou lieux de réunion publique.
  • Vers des habitations, y compris caravanes et abris de jardin.
  • Vers des véhicules terrestres, aériens ou maritimes.
  • Vers des lignes de transport électrique et leurs supports.
  • Vers des animaux domestiques.

Depuis 1982, des arrêtés de sécurité publique, présents dans chaque département, interdisent formellement l’usage d’armes à feu sur les routes et voies publiques pour prévenir les accidents.

Des précautions avant le tir

Pour garantir la sécurité de tous, les chasseurs doivent également pratiquer un tir fichant, qui exige que la balle se fiche dans le sol à une distance rapprochée de l’animal tiré. En cas de doute, il est crucial de ne pas tirer.

Avant de charger leur arme, les chasseurs doivent toujours vérifier l’absence d’obstruction dans le canon. De plus, il est prohibé de poser une arme chargée sur un arbre ou au sol. Le port de l’arme doit se faire avec le canon dirigé vers le ciel, et il est désormais requis de porter des vêtements fluos pour améliorer la visibilité.

Signaler les chasses en cours

Le nouveau Plan de sécurité impose également d’indiquer les chasses en court par des panneaux de signalisation appropriés. Ces mesures permettent non seulement de protéger les chasseurs, mais aussi les personnes vivant à proximité des zones de chasse.

La sécurité dans la pratique de la chasse est l’affaire de tous. En suivant ces règles, les chasseurs peuvent réduire significativement les risques d’accidents.

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Desespoir d un eleveur de sangliers face a la maladie daujeszky

Desespoir d un eleveur de sangliers face a la maladie daujeszky

Témoignage poignant : le désespoir d’un éleveur de sangliers face à la maladie d’Aujeszky

Le 8 janvier 2026, l’éleveur de sangliers Jean-Yves Badier a dû se résoudre à abattre 62 de ses animaux à Sancoins, dans le Cher, à cause de la maladie d’Aujeszky. Cette décision constitue un coup dur pour un homme qui consacre sa vie à l’élevage, renforcé par une expertise de 40 ans. Mais cette tragédie ne s’arrête pas là. En effet, la contamination menace également les 160 sangliers que son père élève à quelques kilomètres, amplifiant un désespoir qui va bien au-delà de la perte d’animaux.

Un abattage inévitable dû à la maladie d’Aujeszky

Contrairement à d’autres problèmes sanitaires comme la dermatose nodulaire, la maladie d’Aujeszky requiert un dépeuplement total de l’élevage en cas de contamination. Jean-Yves Badier a récemment annoncé à la préfecture du Cher : « À la suite de la confirmation d’un foyer de maladie d’Aujeszky dans un élevage de sangliers, une opération sanitaire a été conduite. » Les conséquences de cet abattage sont pour lui « horribles », tant sur le plan émotionnel que financier. « C’est écœurant, décourageant », déclare-t-il, se sentant désemparé face à cette perte immense.

Les dangers cachés de la prolifération des sangliers sauvages

La France se veut « indemne de la maladie d’Aujeszky dans ses élevages porcins », mais comment expliquer que deux sangliers de l’élevage Badier aient contracté la maladie ? « La maladie est bien présente chez les sangliers sauvages et, avec leur prolifération, le risque de contamination a été multiplié », souligne Jean-Yves. Malgré ses efforts soutenus pour éviter tout contact avec les animaux sauvages, il se heurte à la réalité de la nature.

Un héritage menacé par la crise sanitaire

Les conséquences financières de cette tragédie ne sont pas négligeables. Éleveur de bovins à l’origine, Jean-Yves a diversifié son activité en s’attaquant à l’élevage de sangliers. Or, ces derniers ne représentent plus que 20% de ses revenus, une part qui pourrait s’effondrer avec la future loi d’engrillagement qui rendrait les enclos de chasse inaccessibles aux nouveaux animaux introduits. « Nous ne pourrons plus vendre nos animaux », déclare-t-il, la tristesse dans la voix.

Un abattage lourd de conséquences psychologiques

Au-delà de la perte matérielle, Jean-Yves révèle que cet abattage ne concerne pas seulement des animaux : « Ce ne sont pas que des bêtes qu’on abat, on est mentalement détruit. » L’attachement qu’il ressent pour ses sangliers est indéniable, même si les liens avec les bovins sont plus forts. Premier éleveur de sangliers en France, son père a consacré sa vie à la sélection de races de qualité, un héritage qu’il voit aujourd’hui menacé.

Ce témoignage met en lumière les enjeux tragiques qui touchent les éleveurs de gibier. Au-delà des statistiques et des procédures, la réalité est celle d’hommes et de femmes confrontés à des choix déchirants dans la gestion de leurs élevages. En tout cas, ce cas rappelle combien la santé animale et humaine est un sujet complexe et sensible qui mérite toute notre attention.

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