Coupe de France des meutes de chiens courants en Charente


Coupe de France sur sanglier : l’affrontement des meutes en Charente
Depuis le 12 février, la forêt charentaise devient le terrain de jeu des meilleures meutes de chiens courants de France, engagées dans la Coupe de France sur sanglier. Cet événement, attendu avec impatience, se déroule jusqu’au verdict final le 15 février, au sein de la magnifique forêt domaniale de la Braconne, au nord d’Angoulême. Organisée tous les quatre ans, cette compétition met en avant l’élite des chiens courants, sous l’égide du Club Français du Beagle, Beagle-Harrier et Harrier.
Douze meutes à l’assaut d’un titre prestigieux
Pour décrocher le titre tant convoité, douze meutes se confrontent dans un défi de taille. Chaque équipe bénéficie de deux heures pour retrouver la voie du sanglier et le mettre au ferme. Les hostilités ont commencé avec les meutes d’Anglo Français de Petite Vénerie, Griffon Fauve de Bretagne et Chien Courant Suisse Bernois qui ont ouvert le bal le jeudi 12 février. Le vendredi, le public a applaudi les Beagle-Harrier, Griffon Bleu de Gascogne et Grand Griffon Vendéen. Enfin, le samedi 14 février, le spectacle a été assuré par les Bruno Saint Hubert Français, Griffon Nivernais et Gascon Saintongeois, prouvant une fois de plus l’excellence des chiens courants français.
Le suspens atteint son paroxysme
Ce dimanche 15 février représente le point d’orgue de cette compétition. Les Chiens d’Artois, Briquet Griffon Vendéen et Porcelaine entrent en lice, marquant ainsi le moment crucial du verdict final. Pendant ce temps, les visiteurs peuvent profiter du village chasse, qui accueille le public de 8h30 à 18h30 à l’Aire de loisirs de la Combe à Roux, à Jauldes. Pour ceux qui souhaiteraient des informations, un numéro de contact est disponible : 06 16 80 39 56.
La Coupe de France sur sanglier ne se limite pas à la compétition; elle célèbre également la passion et le savoir-faire de ces chasseurs et de leurs fidèles compagnons à quatre pattes. Les chiens courants, véritables précieux alliés, sont en vedette, et leur performance durant ces jours de compétition sera sans aucun doute honorée.
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Arrêt de la chasse au chamois dans le Doubs par l’ASPAS


ASPAS réclame l’arrêt de la chasse au chamois dans le Doubs
En début février, la délégation du Doubs de l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) a lancé un appel pressant pour mettre fin à la chasse du chamois. Cette initiative n’est pas passée inaperçue, provoquant la réaction immédiate de la Direction départementale des territoires (DDT) qui défend sa position sur la régulation de l’espèce.
Jean Chapuis, délégué départemental de l’ASPAS, a exprimé son mécontentement concernant la rareté des chamois observés dans la région. Selon lui, la population de ces caprinés est en déclin, une situation qu’il attribue aux prélèvements excessifs prévus dans le cadre du plan de gestion cynégétique. Dans un post Facebook daté du 1er février, il a clairement exprimé son désaccord : « Il n’y a aucun intérêt à tuer des chamois ».
La frustration de Chapuis est palpable. « C’est scandaleux de se dire qu’on chasse encore des chamois dans le Doubs », a-t-il déclaré en critiquant la gestion de l’espèce par les autorités locales. D’après les chiffres fournis par l’ASPAS, il resterait entre 1 000 et 1 500 chamois dans le Doubs, et le quota d’abattage pour la saison 2025-2026 est d’entre 200 et 450 individus. Il estime que 300 chamois ont probablement déjà été abattus cette saison, tandis que 366 l’avaient été l’année précédente.
Chapuis fait également valoir que les chamois ne causent pas de dégâts significatifs à l’environnement. Pour lui, leur chasse est devenue une simple activité de loisir pour une minorité, soutenue par un lobby qui justifie sa nécessité par des arguments douteux de régulation. « C’est complètement démesuré », ajoute-t-il. Il conteste aussi l’idée que les chamois doivent être régulés, précisant que des prédateurs naturels comme le lynx et le loup jouent déjà ce rôle.
En effet, l’ASPAS indique que 2 400 chamois ont été tués dans le Doubs au cours des cinq dernières années, entraînant une diminution de 50 % de leurs effectifs. Plusieurs études, dont celles réalisées par la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, confirment la baisse des populations de chamois et soutiennent l’idée de réduire encore les quotas de prélèvement.
Cette situation soulève une question cruciale : quels sont donc les véritables motifs qui justifient la chasse aux chamois en France ? Benoît Fabbri, directeur départemental des territoires, évoque que la chasse est permise par l’État. Au regard de la législation, le chamois est classé parmi les espèces de gibier pour lesquelles la chasse est réglementée. Toutefois, Fabbri reconnaît que cette situation ne fait pas l’unanimité, notamment auprès de l’ASPAS, qui continue de s’opposer à cette pratique.
Malgré tout, il souligne que le chamois n’est pas considéré comme une espèce menacée. En fait, il est classé en « préoccupation mineure » sur la liste rouge des mammifères de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). La DDT a d’ailleurs observé qu’après une présence essentiellement absente jusqu’en 1970, l’aire de présence des chamois a considérablement augmenté depuis cette date, bien que des signes d’un déclin apparaissent à nouveau ces dernières années.
En conclusion, la bataille entre défenseurs de la faune et partisans de la chasse continue de faire rage. Dans un contexte où le dérèglement climatique et ses impacts sur l’écosystème sont de plus en plus préoccupants, espérons que chaque partie puisse trouver un terrain d’entente. Car, après tout, la conservation de la biodiversité devrait être une priorité pour tous.
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Alerte à la maladie dAujeszky dans un élevage de sangliers en Haute-Marne


Élevage de sangliers en Haute-Marne : alerte à la maladie d’Aujeszky
La Haute-Marne fait face à un nouvel incident de santé animale avec la détection de la maladie d’Aujeszky dans un élevage de sangliers, situé près de Vaudrémont. Après les départements de l’Allier et du Cher, la préfecture a confirmé cette mauvaise nouvelle qui sème l’inquiétude parmi les éleveurs.
Restrictions sur les mouvements porcins : une décision nécessaire
Des suspicions avaient vu le jour ces derniers jours, et la confirmation est tombée hier : un foyer de maladie d’Aujeszky a été révélé. De ce fait, un arrêté a été pris pour interdire, « jusqu’à nouvel ordre », tout mouvement de porcins, qu’il s’agisse de sangliers ou de porcs, en provenance de la Haute-Marne. Cela inclut les déplacements vers d’autres élevages, des parcs extérieurs au département, ainsi que vers des enclos de chasse.
Une maladie virale à ne pas prendre à la légère
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec cette maladie, parlons un peu d’Aujeszky. Il s’agit d’une maladie virale très contagieuse, qui touche les suidés, allant des animaux domestiques aux sangliers sauvages. Bien que l’homme ne soit pas affecté par ce virus, il est important de noter qu’il peut atteindre accidentellement nos amis à quatre pattes, comme les chiens de chasse. Les symptômes peuvent ressembler à ceux de la rage, avec salivation excessive, grattages frénétiques, et des troubles nerveux, souvent mortels en moins de 48 heures.
Appel à la vigilance : éleveurs et chasseurs sur le qui-vive
La préfète de la Haute-Marne a lancé un appel à tous les éleveurs, chasseurs, et propriétaires d’animaux, les incitant à faire preuve de la plus grande vigilance. Toute suspicion d’infection doit être immédiatement signalée à un vétérinaire afin de contenir la propagation de la maladie et de protéger la faune sauvage ainsi que les animaux de compagnie.
Des précédents alarmants dans d’autres départements
Ce n’est pas la première fois que la maladie d’Aujeszky fait parler d’elle. Fin 2025, on a vu un premier foyer dans un élevage dans le Cher, suivi immédiatement par des abattages de 62 animaux. Il semblerait que la malchance ait frappé une fois de plus, avec un autre foyer décelé dans l’Allier où 160 sangliers ont été abattus également.
Jean-Yves, un éleveur dont la famille a été touchée, témoigne de la dure réalité de cette situation : « Mon père est à l’origine du premier parc d’élevage de sangliers en France. Travaillant pendant des décennies à la sélection d’animaux de haute qualité, il est difficile d’accuser le coup d’un tel incident. » Son parcours témoigne de l’engagement et des efforts déployés dans l’élevage, rendant la situation d’autant plus accablante.
Face à la menace persistante que représente la maladie d’Aujeszky, la vigilance s’impose. En tant que communauté, il est de notre responsabilité de rester attentifs et de collaborer pour protéger nos élevages et nos précieuses espèces.
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Conflit agricole en Ardèche autour du piégeage des sangliers


Sangliers : Un piège illégal au cœur d’un conflit agricole en Ardèche
En Ardèche, le débat autour des méthodes de gestion des sangliers prend une tournure inattendue. Récemment, une agricultrice a été condamnée pour avoir piégé illégalement quatre sangliers sur sa propre exploitation. La sentence ? Une amende de 1 163 euros, prononcée le 21 janvier 2026 par le tribunal d’Aubenas. La raison de cette discorde ? La commune de Beaumont, dont elle est maire, ne figure pas parmi les 55 communes autorisées à pratiquer le piégeage des sangliers dans le département.
Agnès Audibert, la protagoniste de cette affaire, ne cache pas son désarroi : « Je savais que c’était interdit, mais sur le moment, je n’ai pas trouvé d’autres moyens pour protéger ma récolte. » La situation semble d’autant plus injuste pour elle qu’elle souffre de pertes significatives sur ses châtaigniers précoces, qui sont particulièrement vulnérables à cette période de l’année où la faim des sangliers est pressante.
Alors que les dégâts causés par ces animaux étaient de plus en plus fréquents, Agnès a activé son piège en septembre 2024, mais s’est finalement fait prendre par l’OFB (Office français de la biodiversité). Les chasseurs locaux, partie civile lors du procès, ont commenté : « Nous n’en serions pas là si la commune de Beaumont avait été piégeable », souligne Nathan Crain, élu de la chambre d’agriculture de l’Ardèche.
Le climat se tend encore davantage lorsque l’on sait que la chambre d’agriculture ainsi que plusieurs syndicats agricoles plaident pour que le piégeage soit étendu à l’ensemble du département. Cependant, la fédération départementale des chasseurs (FDC) s’oppose fermement à cette demande, d’où la complexité de la situation.
Il est intéressant de noter qu’une semaine après la condamnation d’Agnès, la préfecture de l’Ardèche a annoncé l’extension du piégeage à 13 nouvelles communes, mais Marseille ne fait toujours pas partie de la liste. Face à cette décision, Agnès ironise : « Les montants d’indemnisation remboursés par la fédération des chasseurs ne sont sûrement pas assez importants. » Elle a d’ailleurs décidé de faire appel de la décision de justice.
Ce conflit entre agriculteurs et chasseurs reflète les tensions croissantes sur la gestion de la faune sauvage et les moyens de protéger les récoltes. Il reste à voir comment cette affaire évoluera et si cela amènera à des changements concrets dans les pratiques autorisées au niveau départemental.
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Tensions sur la taxe à lhectare dans les Côtes-dArmor


Côtes-d’Armor : tensions croissantes sur la taxe à l’hectare parmi les acteurs de la chasse
Dans les Côtes-d’Armor, l’instauration d’une nouvelle taxe à l’hectare par la Fédération départementale des chasseurs pour financer le fonds d’indemnisation des dégâts causés par le grand gibier, principalement les sangliers, alimente des débats vifs au sein de la communauté cynégétique locale. Cette mesure, bien qu’indispensable face à l’explosion des populations de gibier et des dégâts qu’elles engendrent, met en avant des tensions significatives, particulièrement parmi les ACCA et sociétés de chasse du secteur de Lannion.
Une taxe justifiée par la réalité des dommages agricoles
Depuis l’été dernier, cette taxe a été mise en place pour faire face à une problématique grandissante : les indemnités versées aux agriculteurs pour les dommages causés par le gibier, qui entrainent une pression financière croissante sur les budgets locaux. La question se pose donc : comment financer efficacement un mécanisme d’indemnisation qui protège les exploitants tout en permettant aux chasseurs de poursuivre leur mission bénévole ? Les sociétés de chasse subissent par ailleurs des charges en constante augmentation, intégrant assurances, sécurité et formation.
Les préoccupations des ACCA face à une taxe jugée lourde
Sur le terrain, la réaction des sociétés de chasse, notamment dans le Pays de Lannion, se fait sentir. Beaucoup jugent la taxe illisible et financièrement pesante pour les structures bénévoles. Certaines ACCA rapportent des augmentations de contributions dépassant 100%, amplifiant l’incompréhension et la sensation de surcharge. Ce mécontentement se traduit par des courriers adressés à la fédération, le lancement d’une pétition et l’organisation de réunions visant à rétablir un dialogue. Les ACCA ne réclament pas seulement des apparitions financières mais également une plus grande participation dans la gouvernance et les décisions stratégiques qui affectent leur quotidien.
Vers une dynamique constructive : dialogue et transparence
Ce qui transparaît des revendications locales n’est pas tant une confrontation frontale qu’un appel à la transparence et au dialogue. Plutôt que de se livrer à des tensions acrimonieuses, chasseurs et fédération devraient collaborer sur des points concrets. Cela inclut notamment la clarification des méthodes de calcul de la taxe et la gestion des recettes. Le développement de mécanismes de régulation adaptés aux réalités locales pourrait également s’avérer bénéfique. Plus impliquer les représentants des ACCA dans les prises de décision pourrait renforcer la légitimité des actions menées.
Réconcilier défis économiques et unité cynégétique
Les échanges récents autour de la taxe à l’hectare dans les Côtes-d’Armor illustrent bien la nécessité d’une chasse qui allie responsabilité collective et respect des réalités locales. Une taxe, pour qu’elle soit efficace, doit être comprise et acceptée par tous les acteurs concernés. Afin de conserver son rôle moteur dans la vie rurale, la chasse doit chercher un équilibre entre les nécessités financières et la solidarité territoriale, ce qui lui permettra aussi de renforcer son image au près du grand public.
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Battue administrative et don de viande aux Restos du Coeur


Une battue administrative transformée en don de viande de sanglier aux Restos du Cœur
Le 9 février, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Somme a fait preuve d’une belle solidarité en redistribuant une partie de la venaison issue d’une battue administrative. C ette initiative a permis d’offrir des morceaux de sanglier aux Restos du Cœur ainsi qu’à plusieurs familles du département. Un bel exemple d’alliance entre gestion de la faune et soutien aux plus démunis !
Une battue pour la régulation et la solidarité
Le 2 février, une battue administrative, organisée par la préfecture, s’est tenue dans la réserve naturelle nationale de la Baie de Somme. L’objectif ? Maîtriser les populations de sangliers et de mouflons. À l’issue de cette opération, pas moins de trente animaux ont été prélevés, parmi lesquels neuf sangliers ont été spécifiquement destinés aux Restos du Cœur. Hubert Séréré, porte-parole de la Fédération, a souligné que ce geste de solidarité est désormais une pratique courante, car il est important de redistribuer la venaison qui dépasse les besoins des chasseurs, au profit des familles en difficulté.
Un protocole rigoureux pour un don irréprochable
La redistribution de la venaison ne se fait pas au petit bonheur la chance. Chaque pièce de viande est soumise à des analyses vétérinaires pour garantir sa qualité. Ensuite, un réseau de bouchers bénévoles, souvent des retraités passionnés, se charge de découper la viande. Les portions, soigneusement emballées sous vide, sont accompagnées de recettes pour ceux qui découvrent cette viande atypique.
Des dons qui réchauffent les cœurs
À Fressenneville, pas moins de 59 familles ont reçu 130 parts de sanglier, totalisant environ 39 kilos de viande. Des distributions similaires ont eu lieu à Gamaches, Abbeville, Roye et Albert. De plus, pour répondre aux besoins des étudiants d’Amiens, parfois en manque d’équipement de cuisine, la Fédération a même concocté des terrines prêtes à consommer. Une belle façon de s’assurer que tout le monde peut profiter de ce généreux don !
Une viande à découvrir
François Dirringer, responsable de l’antenne de Fressenneville, a souligné que pour certains, c’était la première fois qu’ils goûtaient cette viande. Beaucoup la considèrent comme une savoureuse alternative aux steaks hachés habituels. Au-delà de l’aspect nutritif, cette initiative illustre aussi l’engagement social des chasseurs, prouvant qu’ils sont non seulement des gestionnaires de la faune, mais aussi des piliers de la communauté.
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Duo de Chasseurs à Travers les Générations


Un Duo Intergénérationnel : La Chasse à Travers les Âges
90 ans les séparent… Paul et Paul, deux grands passionnés de chasse
Un enfant de 11 ans passionné par la chasse et un doyen de 101 ans qui souhaite transmettre ses connaissances, c’est l’un des plus beaux duos que l’on puisse rencontrer dans le milieu cynégétique de Saône-et-Loire. Cette rencontre entre curiosité et mémoire vivante s’articule autour de la transmission des gestes, des valeurs et d’une culture ancestrale.
Paul Gueugnon, 101 ans : un doyen au parcours exceptionnel
Né en 1925, Paul Gueugnon est le doyen des chasseurs de Saône-et-Loire. Sa vie est un véritable kaléidoscope d’expériences professionnelles, puisqu’il a travaillé dans divers domaines : création de laveries automatiques, exploitation d’un bar PMU, et même élevage d’animaux. Également actif dans la municipalité de Gourdon, il a occupé des postes significatifs jusqu’en 1982.
Sportif dans l’âme, Paul a multiplié les loisirs : marche, vélo, judo, haltérophilie, musique et chant. Son épouse Ginette, à ses côtés depuis 76 ans, a toujours soutenu ses ambitions. Cependant, c’est dans la nature que Paul a trouvé sa véritable vocation. La chasse, et notamment la traque, est rapidement devenue sa passion. « Le sanglier, c’est quand même quelque chose. Quand je les levais, je ne suivais pas les chiens, j’allais dans le dur », se remémore-t-il avec une lueur d’excitation dans les yeux.
Des Chasseurs d’Hier et d’Aujourd’hui
Bien que n’étant plus en mesure de traquer activement, Paul demeure impliqué dans le monde de la chasse, préférant désormais participer aux battues tout en restant en place. Les saisons 2021/2022 et 2022/2023 ont été marquées par des souvenirs mémorables, incluant un chevreuil, un sanglier et un renard. Paul est un observateur averti des évolutions de la réglementation cynégétique et de la faune, mettant en avant l’importance des nouvelles technologies comme le GPS pour surveiller ses chiens.
Paul Jandot, 11 ans : la nouvelle génération à l’œuvre
A Savigny-sur-Seille, Paul Jandot, un jeune garçon de 11 ans, partage également cette passion pour la chasse. Timide mais enthousiaste, il accompagne son père, son papi et sa mamie dans leurs expéditions cynégétiques. « Être dans la nature, c’est ce que j’adore », déclare-t-il. Suivant les traces de grands gibiers comme les faisans et lièvres, il apprend également l’importance de la régulation des espèces nuisibles comme les sangliers, que son père lui explique en soulignant les enjeux de sécurité et environnementaux.
Son souvenir favori ? Le moment où son chien arrête un gibier, parfois se révélant imprévisible, comme lorsqu’un lièvre s’élance à la place d’un faisan attendu. « Il y a toujours des imprévus, mais j’aime ces bons moments passés avec mon papa », confie-t-il avec un sourire.
Une passion transmise de génération en génération
Avec l’enthousiasme d’un jeune qui rêve de faire carrière dans le domaine cynégétique, Paul Jandot montre que la passion pour la nature et la chasse se transmet de génération en génération. Alors que son avenir se dessine encore, il envisage de prendre part à la chasse accompagnée et d’élever un chien qui deviendra son fidèle compagnon.
Ces deux Paul, l’un centenaire ayant l’expérience de plusieurs décennies, l’autre enfant s’émerveillant à chaque pas en forêt, nous rappellent que la chasse est bien plus qu’un loisir : c’est un art de vivre qui unit les âges.
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Sanglier visite inopinée à la gendarmerie


Un sanglier fait une halte inédite à la gendarmerie
Mercredi 4 février, le centre-ville du Vigan a été le théâtre d’une scène pour le moins insolite : un sanglier du poids respectable de 80 kg a décidé de s’offrir une petite escapade matinale en pleine rue. Attention, ce n’était pas un animal en quête de tranquillité, mais bel et bien un aventurier à la recherche de nourriture qui a traversé la ville comme s’il s’agissait d’un parcours de santé.
À la recherche de glands ou de châtaignes, notre hôte inattendu a commencé son périple en passant devant la Maison de Pays et le magasin de fruits et légumes de Blandine. Les passants ont eu la surprise de voir le rugissant porc sauvage zigzaguer à travers les rues sans le moindre stress, croisant même la police municipale avec un aplomb déconcertant.
Son trajet étonnant l’a mené jusqu’au parc des Châtaigniers, où le sanglier a continué sa course effrénée. Après un détour par le parvis de l’Auditorium, il a pris un chemin peu conventionnel en s’engouffrant dans un portail ouvert… qui, par chance ou par malheur, se révélait être l’entrée de la gendarmerie du Vigan.
Ce qui aurait pu être un simple moment de grande frayeur ou d’amusement s’est rapidement transformé en situation cocasse lorsque les gendarmes, ébahis, ont décidé de mettre notre ami à quatre pattes en « garde à vue » pour quelques instants, le temps de prévenir les chasseurs locaux. L’hilarante aventure s’est finalement terminée sur une note joyeuse, avec le sanglier relâché sans incident majeur. En somme, une visite qui prouve que même les animaux peuvent trouver des refuges atypiques dans les moments de détresse !
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Ramasseurs de champignons piégés lors d’une battue aux sangliers


Deux ramasseurs de champignons pris au piège lors d’une battue aux sangliers
Dans un incident pour le moins inattendu, deux amateurs de champignons se sont retrouvés en pleine battue de sangliers, dans le Var, plongeant dans une situation délicate. Fort heureusement, aucun blessé à déplorer.
Raphaël et son acolyte, tous deux Toulonnais, ont décidé de profiter d’une matinée d’hiver pour cueillir des chanterelles sur les hauteurs de Bormes-les-Mimosas. À l’aube, armés de leur passion pour les champignons et de gilets fluorescents pour assurer leur visibilité, ils s’enfoncent sans le savoir dans le cœur d’une battue aux sangliers. Leurs attentes de cueillette paisible se sont transformées en une expérience effrayante, ponctuée de détonations.
“Champignons, champignons !” se mettent-ils à crier tout en se couchant à plat ventre pour éviter les balles. Étrangement, les chasseurs ne les ont ni vus, ni entendus. Ce moment de tension ne s’est révélé être qu’un anecdote comique après coup, les ramasseurs racontant avoir partagé un verre avec les chasseurs plus tard dans la matinée, exposant leurs trouvaille avec le sourire.
Cependant, cette situation n’est pas sans rappeler un tragique précédent. En 2024, un père de famille de 38 ans a été gravement blessé au même endroit, nécessitant une amputation après avoir été confondu avec un sanglier par un chasseur de 82 ans. Cette actualité rappelle les risques inhérents à la chasse et souligne l’importance de la sécurité et de la signalisation durant ces activités.
Dans le contexte de ces événements, se pose la question : est-il vraiment possible d’améliorer l’information et la sécurité lors des battues ? Les associations de chasse pourraient-elles mettre en place des mesures plus strictes pour prévenir de telles situations ? Un débat qui mérite d’être considéré par les acteurs du secteur.
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Protéger les sangliers de la maladie d’Aujeszky


Protection des sangliers face à la maladie d’Aujeszky : Un défi pour les éleveurs
La maladie d’Aujeszky, également appelée « pseudo-rage », est un véritable casse-tête pour les éleveurs de sangliers, surtout quand la santé de leurs animaux est en jeu. Transmise par les sangliers et les porcs, cette pathologie mortelle pose un risque sérieux, notamment pour nos amis à quatre pattes, les chiens de chasse, qui n’ont aucune chance de survie s’ils s’aventurent à mordre un suidé contaminé. À Saint-Lary, dans le Gers, un éleveur, Philippe Badbadian, œuvre sans relâche pour écarter cette menace de son élevage.
Une caverne d’Ali Baba… et de risques
Dans le congélateur de Philippe, les saucisses fraîchement préparées rivalisent avec les jambons suspendus, tout en se disputant l’espace avec les cochons sauvages qui se retrouvent dans son enclos chaque soir. Mais cette tranquillité apparente pourrait s’évaporer du jour au lendemain. Le spectre de la maladie d’Aujeszky hante l’élevage, alors que Philippe, éleveur depuis 36 ans, mène sa barque en évitant les pièges tendus par ce virus.
Une menace omniprésente
Bien que non transmissible à l’homme, la maladie d’Aujeszky peut avoir des conséquences désastreuses sur les chiens de chasse. Philippe s’inquiète de voir ses sangliers entrer en contact avec des sangliers sauvages porteurs du virus : « Ici, ils naissent sur l’élevage, je les élève et, au bout d’un an, je les vends pour qu’ils entraînent les chiens de chasse. » Avec des cas répertoriés dans la région il y a deux ans, le risque est bien réel, mais heureusement, pas de flambée épidémique à signaler… pour l’instant.
Des mesures rigoureuses en place
La vigilance est donc primordiale. L’éleveur a mis en place diverses mesures pour maintenir ses sangliers à l’écart des suidés sauvages. Sa clôture impressionnante d’1,80 mètre, renforcée par un système électrique, est un bon début. Chaque deux jours, il effectue une ronde sur les 900 mètres de grillage qui le sépare de la nature indomptée. Des caméras installées autour de son parc l’aident aussi à surveiller toute intrusion soudaine.
La chasse en tas de problèmes
Le problème s’aggrave avec la surpopulation des sangliers en France. Avec seulement 24 lieutenants de louveterie chargés de réguler leur nombre dans le Gers, Philippe souligne l’insuffisance des moyens : « Ils peuvent parcourir des dizaines de kilomètres pour tirer un seul sanglier, ce n’est vraiment pas normal. » Il propose donc une initiative pour rehausser l’efficacité de la lutte contre les sangliers sauvages, suggérant que chaque société de chasse du département forme deux chasseurs pour avoir un pouvoir similaire aux louvetiers. Une idée simple, mais qui pourrait changer la donne.
Une filière dédiée au grand gibier ?
En plus de ces propositions, Philippe Badbadian souhaite établir une filière dédiée à la gestion du grand gibier. Avec les quantités considérables prélevées chaque année, l’éleveur prône une valorisation de la venaison issue de la chasse française, mettant ainsi fin à l’importation de viande étrangère. Selon lui, plus de sangliers pourraient être prélevés si les chasseurs ne s’arrêtaient pas dès que leurs congélateurs étaient pleins.
Ainsi, à travers ces anecdotes, mesures, et réflexions, Philippe Badbadian montre comment la passion pour l’élevage et la chasse peut être teintée de prudence et de responsabilité. La santé de ses animaux et la sécurité des chiens de chasse en dépendent. Actuchassse pour Caninstore
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