Les variétés de morilles : toutes comestibles ou pas ?

En France, la mycologie nous révèle un monde fascinant avec environ trente espèces de morilles à découvrir. Cependant, deux grandes familles se démarquent, les morilles blondes et les morilles brunes (ou noires). Si quelques personnes arrivent à les cultiver, la plupart préfèrent l’excitation de la recherche. Et pour vous éviter de revenir les mains vides, suivez nos conseils anti-bredouille pour maximiser vos chances de récolte ! N’oubliez toutefois pas que même si toutes les morilles sont comestibles une fois cuites, une confusion avec le gyromitre, un champignon toxique, peut avoir des conséquences fâcheuses.

Les morilles blondes

La morille commune (Morchella esculenta)

Cette espèce est l’une des premières à pointer le bout de son chapeau, souvent dès la fin de l’hiver, et parfois même en mars. Son chapeau, arrondi puis oblong, présente un aspect d’éponge irrégulière, teinté de brun clair à jaunâtre. Les alvéoles, profondes et inégales, abritent une chair blanche et délicate. On la trouve principalement dans les lisières des bois de feuillus, près des ormes, des frênes et dans les jardins cultivés. Mieux vaut ne pas la manquer !

La morille ronde (Morchella esculenta var. rotunda)

Ressemblant à sa cousine commune, elle se distingue par un chapeau plus arrondi et peut atteindre des tailles impressionnantes. Tardive, elle se dévoile en mai et juin, principalement sous les pommiers et autres arbres fruitiers.

La morille d’Amérique (Morchella americana)

Cette variété, populaire en Amérique et en Europe, est identifiables par sa couleur claire et son chapeau allongé. Un vrai délice à rechercher !

Les morilles brunes

La morille conique (Morchella conica)

Prenant domicile dans les montagnes du Jura et d’Isère, cette morille apparaît dès la fonte des neiges. Sa forme conique et pointue, accompagnée de côtes allongées, la rend facile à identifier. Son goût, bien qu’il ne soit pas aussi fort que les morilles blondes, mérite d’être exploré.

La morille élevée (Morchella elata)

Prisée des gourmets, cette espèce montagnarde se rencontre rarement en plaine. Elle prospère principalement dans le Jura, principalement sous les résineux. Un vrai trésor pour ceux qui en découvrent un spécimen.

Attention à la toxicité des morilles

Il est essentiel de rappeler qu’aucune variété de morille ne doit être consommée crue. En effet, elles renferment une toxine nommée hémolysine, capable de nuire gravement à la santé. La bonne nouvelle, c’est que cette toxine est détruite après 20 minutes de cuisson. De même, les morilles séchées doivent être cuites, même après six mois de séchage. Une consommation excessive est à éviter, car des cas d’intoxication neurologique ont été signalés. Il est donc sage de se limiter à quelques morilles (moins de 10) par repas.

Un ennemi insoupçonné : le gyromitre

Le gyromitre mérite une mention spéciale, car il peut facilement être confondu avec les morilles par les néophytes. Autrefois considéré comme comestible, il est désormais jugé mortel. Il pousse sous les pins, et sa forme, bien qu’attrayante, peut s’avérer très trompeuse. Son chapeau lobé, de couleur brune, est à éviter à tout prix. Si jamais vous en croisez un, laissez-le tranquille !

Pour conclure, les morilles sont une délicieuse aventure à la fois dans les bois et à la cuisine, mais avec une vigilance accrue. Prêts à partir à la chasse aux morilles ?

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