Côtes-d’Armor : tensions croissantes sur la taxe à l’hectare parmi les acteurs de la chasse

Dans les Côtes-d’Armor, l’instauration d’une nouvelle taxe à l’hectare par la Fédération départementale des chasseurs pour financer le fonds d’indemnisation des dégâts causés par le grand gibier, principalement les sangliers, alimente des débats vifs au sein de la communauté cynégétique locale. Cette mesure, bien qu’indispensable face à l’explosion des populations de gibier et des dégâts qu’elles engendrent, met en avant des tensions significatives, particulièrement parmi les ACCA et sociétés de chasse du secteur de Lannion.

Une taxe justifiée par la réalité des dommages agricoles

Depuis l’été dernier, cette taxe a été mise en place pour faire face à une problématique grandissante : les indemnités versées aux agriculteurs pour les dommages causés par le gibier, qui entrainent une pression financière croissante sur les budgets locaux. La question se pose donc : comment financer efficacement un mécanisme d’indemnisation qui protège les exploitants tout en permettant aux chasseurs de poursuivre leur mission bénévole ? Les sociétés de chasse subissent par ailleurs des charges en constante augmentation, intégrant assurances, sécurité et formation.

Les préoccupations des ACCA face à une taxe jugée lourde

Sur le terrain, la réaction des sociétés de chasse, notamment dans le Pays de Lannion, se fait sentir. Beaucoup jugent la taxe illisible et financièrement pesante pour les structures bénévoles. Certaines ACCA rapportent des augmentations de contributions dépassant 100%, amplifiant l’incompréhension et la sensation de surcharge. Ce mécontentement se traduit par des courriers adressés à la fédération, le lancement d’une pétition et l’organisation de réunions visant à rétablir un dialogue. Les ACCA ne réclament pas seulement des apparitions financières mais également une plus grande participation dans la gouvernance et les décisions stratégiques qui affectent leur quotidien.

Vers une dynamique constructive : dialogue et transparence

Ce qui transparaît des revendications locales n’est pas tant une confrontation frontale qu’un appel à la transparence et au dialogue. Plutôt que de se livrer à des tensions acrimonieuses, chasseurs et fédération devraient collaborer sur des points concrets. Cela inclut notamment la clarification des méthodes de calcul de la taxe et la gestion des recettes. Le développement de mécanismes de régulation adaptés aux réalités locales pourrait également s’avérer bénéfique. Plus impliquer les représentants des ACCA dans les prises de décision pourrait renforcer la légitimité des actions menées.

Réconcilier défis économiques et unité cynégétique

Les échanges récents autour de la taxe à l’hectare dans les Côtes-d’Armor illustrent bien la nécessité d’une chasse qui allie responsabilité collective et respect des réalités locales. Une taxe, pour qu’elle soit efficace, doit être comprise et acceptée par tous les acteurs concernés. Afin de conserver son rôle moteur dans la vie rurale, la chasse doit chercher un équilibre entre les nécessités financières et la solidarité territoriale, ce qui lui permettra aussi de renforcer son image au près du grand public.

Actuchassse pour Caninstore

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