Réforme incontournable de l’indemnisation pour les chasseurs


Réforme nécessaire de l’indemnisation pour les chasseurs
La Fédération nationale des chasseurs (FNC) met en lumière un besoin crucial : une réforme intégrale du financement des indemnisations destinées aux agriculteurs. Avec la pression financière grandissante sur les chasseurs, leur président, Willy Schraen, tire la sonnette d’alarme.
Des difficultés croissantes à financer le dispositif actuel
Lors d’un congrès tenu en mars dernier, Willy Schraen a exprimé sa préoccupation quant aux complications rencontrées par les chasseurs pour soutenir le dispositif d’indemnisation en place. Malgré l’accompagnement de l’État depuis 2023, il reste un manque conséquent de financements, évalué à au moins dix millions d’euros sur deux ans.
Les propositions de loi prometteuses
Willy Schraen a également salué les initiatives législatives élaborées pour moderniser le régime d’indemnisation des dommages causés par le grand gibier, auxquelles ont contribué le sénateur Burgoa et la députée Galzy. Ces propositions visent à créer un cadre plus adapté aux besoins actuels.
Une diminution inquiétante du nombre de chasseurs
Malheureusement, la situation est d’autant plus préoccupante avec une baisse de 25 000 chasseurs cette année. Cette diminution exacerbée de la population de chasseurs intensifie la pression financière sur ceux qui demeurent actifs dans cette pratique.
Les enjeux sont clairs : sans une reforme significative, la pérennité du financement des indemnisations et, par extension, la viabilité de la chasse, restent en jeu.
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Défis de la chasse et enjeux environnementaux en France


Les défis de la chasse : entre écologie, réglementation et passion
Assemblée générale des chasseurs : une occasion de faire le point
Samedi 12 avril, la Fédération départementale de la chasse a organisé son assemblée générale dans les arènes de Pontonx-sur-l’Adour. Cet événement a permis à Jean-Luc Dufau, président des chasseurs des Landes, d’aborder des sujets cruciaux pour l’avenir de la chasse dans le département. Un constat s’impose : la situation est tendue pour les chasseurs en France, en raison de la pression croissante des lobbies environnementaux qui cherchent à restreindre leurs droits.
Une inquiétude partagée sur les effectifs des chasseurs
Malgré une certaine féminisation de la pratique avec 3 % de femmes parmi les chasseurs dans le département, les chiffres restent préoccupants. La France a perdu 14 000 permis de chasse en un an, et les Landes ne sont pas en reste, avec une diminution de 440 permis entre 2024 et 2023, faisant passer le total sous la barre des 17 000. Dufau reste cependant optimiste quant à l’importance des chasseurs, qu’il considère comme des acteurs incontournables du territoire.
Activisme environnemental et pressions réglementaires
Dufau souligne la pression exercée par certains lobbies qui adoptent une approche radicale en faveur d’une écologie « hors sol », c’est-à-dire déconnectée des réalités du terrain. L’objectif de ces groupes semble clair : réduire la pratique cynégétique. La Commission européenne a également mis dans son collimateur la chasse traditionnelle aux palombes, menaçant ainsi une pratique emblématique des Landes.
Les effets du dérèglement climatique et de l’agriculture sur la faune
La migration des palombes, qui se divise désormais entre populations migratrices et sédentaires, témoigne également de l’impact du dérèglement climatique sur la faune. D’après les observations, la diversité agricole a permis aux oiseaux de trouver de la nourriture toute l’année, mais cette situation soulève des questions sur les pratiques de chasse.
La chasse aux alouettes : un enjeu de recherche et de survie
Concernant la chasse aux alouettes, des tentatives d’interdiction de la capture à des fins scientifiques ont été contrées par la fédération qui a remporté des victoires judiciaires. En 2023 et 2024, un suivi a ainsi pu être mené, avec la capture et la relâche de 1 000 alouettes, sans aucune prise accidentelle.
Les prélèvements de sangliers : un travail de longue haleine
Les prélèvements de sangliers ont stagné, et les bénévoles ressentent une fatigue face à une chasse qui devient plus contraignante. En un an, 20 000 sangliers ont été prélevés, mais les dégâts sur les cultures, exacerbés par des conditions climatiques désavantageuses, demeurent un enjeu majeur. Les indemnisations en cas de dégâts se font de plus en plus rares, et l’avenir reste préoccupant.
Préserver la mémoire : un documentaire sur l’ortolan
Lors de l’assemblée générale, un documentaire sur l’ortolan, intitulé « L’Oiseau oublié », a été diffusé pour rappeler l’importance de cette espèce et l’impact des pratiques cynégétiques passées. Dufau souligne l’ironie que ceux qui critiquaient les chasseurs ne semblent plus préoccupés par la survie de l’ortolan.
Un engagement pour l’environnement
Les chasseurs prennent conscience de leur rôle dans la préservation de l’environnement. Des initiatives comme l’opération « J’aime ma nature propre » ont montré l’engagement collectif pour le recyclage et la protection des milieux naturels. Au total, 150 mètres cubes de déchets ont été collectés lors de cette action, preuve d’une conscience environnementale croissante au sein de la communauté des chasseurs.
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Vitesse et agilité du sanglier en milieu naturel


La vitesse du sanglier : robustesse et agilité sous pression
Le sanglier, cet animal fascinant et robuste, sait s’adapter à divers environnements. Autrefois symbole de force pour les Celtes, il est aujourd’hui perçu comme une créature imprévisible, parfois même dangereuse. La question qui se pose alors : quelle est sa véritable vitesse lorsqu’il se lance dans une course effrénée ?
Un aperçu de sa vitesse
En moyenne, un sanglier mâle adulte peut courir à des vitesses variant de 30 à 40 km/h. Cette allure est impressionnante pour un animal de sa taille robuste et trapue. Ses muscles, bien que massifs, lui confèrent une agilité surprenante, lui permettant parfois de donner du fil à retordre aux chasseurs. Toutefois, il n’est pas le champion de la vitesse dans le règne animal. Par comparaison, le loup peut atteindre 40 à 50 km/h, tandis que le léopard impressionne avec 60 km/h. Ainsi, la morphologie du sanglier, avec ses pattes courtes et son poids conséquent, limite forcément sa capacité à rivaliser avec ces foudres de guerre. Mais la force et l’agilité viennent compenser ce désavantage.
Facteurs influençant la vitesse
La vitesse du sanglier peut fluctuer en fonction de plusieurs facteurs. L’âge, le poids et le type de terrain jouent un rôle déterminant. Généralement, un jeune sanglier est plus rapide qu’un adulte. Parfois, ces jeunes animaux peuvent même atteindre des vitesses surprenantes, frôlant les 70 km/h dans des conditions optimales.
Une endurance limitée
Malgré sa capacité à produire des pointes de vitesse, l’endurance du sanglier est un défi. Sa vitesse maximale ne peut être soutenue longtemps. Il se fatigue assez vite, ce qui l’oblige à se reposer après une course. Cette faiblesse devient particulièrement problématique face à des prédateurs plus endurants, comme les loups, qui échafaudent des stratégies pour épuiser le sanglier. Ultimement, même si ce dernier fait appel à sa force brute et sa rapidité sur de courtes distances, il ne peut faire le poids quand la fatigue s’installe.
Il est fascinant d’observer comment le sanglier interagit avec son environnement et il offre un spectacle saisissant lors des situations de chasse. Son endurance limitée et ses combats pour la survie sont des éléments qui ajoutent à son caractère captivant.
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André Corp à 90 ans 75e permis de chasse


À 90 ans, André Corp reçoit son 75e permis de chasse
André Corp, un passionné insatiable de la chasse, est sur le point d’ajouter une nouvelle ligne à son impressionnant palmarès en rejoignant le club exclusif des chasseurs titulaires de 75 permis. Cet habitant de Manhac, petit bourg à quelques encablures de Rodez, incarne une vie d’engagement et de dévouement à la chasse, qui s’étend sur plusieurs décennies.
Un parcours exceptionnel reconnu
Il y a quelques jours, ses pairs ont rendu hommage à André lors d’une cérémonie marquante, où il a reçu une médaille des mains de la Fédération des chasseurs de l’Aveyron. Ses amis, émus, ont applaudi un homme dont le parcours professionnel et associatif est jalonné de responsabilités. Depuis 1951, André n’a jamais cessé de pratiquer la chasse, endossant les rôles de piégeur, formateur et garde particulier avec une générosité inébranlable.
Une voix expérimentée pour la sécurité
Aujourd’hui, si le gibier ne fait plus partie de ses objectifs, André reste une figure centrale de la communauté de chasseurs. Sa nouvelle mission ? Assurer le bon déroulement des repas associatifs et rappeler l’importance des règles de sécurité. « La sécurité est la base de l’acceptation des chasseurs par ceux qui ne chassent pas », insiste-t-il. Pour lui, la communication respectueuse est la clé du dialogue entre chasseurs et non-chasseurs.
Les valeurs fondamentales de la chasse
Lors de cette cérémonie, André a confirmé que l’essence même de la chasse réside dans « l’entente, la convivialité, l’amour de la nature, et ces liens intergénérationnels qu’elle permet de tisser ». Ces mots résonnent comme un écho des principes fondamentaux qui font vibrer tant de passionnés dans le monde de la chasse.
André Corp, un exemple de longévité et d’engagement, continue de démontrer que la chasse est plus qu’un loisir, c’est une véritable culture qui se transmet de génération en génération.
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Cerf curieux et automobile


Un cerf curieux face à une automobile
Qui a dit que les cervidés n’étaient pas en phase avec la technologie humaine? Un récent incident a captivé l’attention des habitants d’une campagne, lorsque un superbe cerf s’est approché d’une voiture garée, montrant un intérêt notable pour ce qu’on pourrait considérer comme une pièce de mécanique automobile.
Sur les images qui circulent sur les réseaux, on voit ce majestueux cerf, avec sa magnifique corne, s’approcher d’un petit cabriolet. Que peut bien ressentir un animal sauvage face à une automobile? Est-ce de la curiosité, de l’intrigue, ou peut-être une simple envie de faire un selfie avec un bolide? Les riverains présents n’ont pas manqué de profiter du moment pour admirer ce spectacle improbable, et il semble que même ceux qui se trouvaient à l’intérieur de la voiture aient apprécié la rencontre.
Cette rencontre entre un animal sauvage et un objet humain démontre une fois de plus à quel point la nature fait parfois irruption dans notre quotidien. Les cervidés, avec leur grâce et leur majesté, nous rappellent la beauté de la vie sauvage, même dans des situations inattendues. Un petit clin d’œil de la nature qui devrait nous inciter à réfléchir sur notre coexistence avec elle.
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Tourisme de lynx et impact sur la reproduction dans le Jura


Tourisme de lynx : un afflux de curieux qui menace la reproduction du félin dans le Jura
Chaque année, les forêts du Jura attirent des hordes de passionnés en quête d’une rencontre avec le lynx, cet animal majestueux et discret. Toutefois, cette fascination peut se révéler préoccupante, notamment durant la délicate période de reproduction des félins. Les défenseurs de l’espèce tirent la sonnette d’alarme.
Une affluence préoccupante en période de rut
Entre fin février et début avril, les membres de l’association Protect The Lynx constatent une augmentation significative du nombre de touristes venus des quatre coins de la France. Picards, Vosgiens et bien d’autres font souvent appel à des guides locaux ou tentent leur chance en solo pour entrevoir ce félin si convoité. Cependant, observer un lynx pendant sa période de reproduction n’est pas sans conséquences.
Le calme, un impératif pour la survie des lynx
Le lynx, en plein rut, recherche le calme pour assurer ses unions et la survie de ses petits. Les perturbations causées par la présence humaine peuvent bouleverser ses comportements naturels et ralentir les accouplements essentiels. Malheureusement, certains touristes s’aventurent hors des sentiers balisés, s’installant même plusieurs jours dans des zones sensibles, ce qui accentue le stress des animaux.
Des pratiques illégales à éviter
Le phénomène du « tourisme de lynx » pose également des questions éthiques. Dans certaines situations, des appâts sont utilisés pour attirer les animaux, une pratique illégale en France. S’approcher trop près d’un lynx ne se solde pas uniquement par un risque de stress supplémentaire pour l’animal, mais cela peut aussi entraîner des conséquences dramatiques, notamment en poussant le lynx à fréquenter des zones de chasse.
Respectons le terrain des lynx
Les experts recommandent de maintenir une distance d’observation d’au moins 90 à 100 mètres pour préserver la tranquillité des félins. Pour aider les lynx à prospérer, il est essentiel de rester sur les chemins balisés. L’association Protect The Lynx précise : « Nous n’empêchons pas ces touristes de venir, mais il est crucial d’être conscient des risques et de respecter notre environnement. » Notre responsabilité collective est de veiller à la pérennité de cette espèce encore vulnérable en France.
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Animaux Inoffensifs Peur Irrationnelle


Les Animaux Inoffensifs qui Nous Terrifient
Pourquoi certaines espèces suscitent-elles une peur irrationnelle ?
Les araignées, les serpents et les chauves-souris font partie des animaux qui provoquent des phobies chez un grand nombre d’entre nous. Étrangement, ces créatures sont souvent loin d’être les plus dangereuses du règne animal. La question que l’on se pose alors est : pourquoi avons-nous cette peur incompréhensible envers ces espèces, en particulier ?
Une étude révélatrice sur nos peurs
Une vaste étude a été réalisée, impliquant plus de 17 000 participants à travers le monde, afin de cerner les raisons de cette peur. Les chercheurs ont scruté des paires d’images représentant 184 espèces différentes, permettant ainsi de classer ces animaux, de ceux qui effraient le plus à ceux jugés inoffensifs. Étonnamment, des prédateurs redoutables comme le tigre ou le crocodile, qui devraient théoriquement provoquer davantage d’angoisse, se retrouvent souvent eclipsés par des animaux tels que les araignées et les chauves-souris, qui générent des réactions plus intenses
Le concept de biophobie
Ce phénomène peut s’expliquer par le terme de biophobie, cette aversion instinctive vis-à-vis de certains éléments naturels, notamment des animaux, sans justification logique. Plusieurs raisons expliquent cette peur irrationnelle. D’une part, la déconnexion entre la vie urbaine et la nature fait que ceux vivant en milieu urbain peuvent développer une sensibilité accrue à cette aversion. D’autre part, la manière dont la culture et les médias représentent certains animaux joue un rôle capital dans nos peurs. Qui pourrait oublier le célèbre film Les Dents de la mer, où les requins sont dépeints comme des tueurs impitoyables ?
Des conséquences sur l’environnement
Ce rejet viscéral de certaines espèces a des conséquences tangibles sur notre écosystème. Des études montrent, par exemple, qu’un faux serpent a plus de chances d’être écrasé sur la route qu’une tortue factice, ce qui souligne un comportement potentiellement dangereux pour la faune. L’usage massif d’insecticides et la destruction d’habitats naturels en sont d’autres exemples. D’un autre côté, les animaux jugés « mignons » profitent d’un soutien nettement plus important pour leur conservation.
Ces peurs parfois infondées nous rappellent l’importance de réévaluer notre rapport à la nature et aux espèces qui la composent. Plutôt que de les craindre, pourquoi ne pas apprendre à les comprendre et à les respecter ?
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Deux cervidés abattus en battue


Deux cervidés abattus en une journée !
Lors d’une journée impressionnante de battue, un passionné de chasse en Auvergne a réussi l’exploit de récolter deux grands cervidés. Cet événement s’est déroulé lors de la saison 2024-2025 et a été immortalisé dans une vidéo captivante, où l’on observe chaque étape de cette aventure cynégétique. À noter, notre chasseur d’un jour a une préférence pour une carabine avec lunette de battue, mais a décidé d’innover en utilisant un point rouge Aimpoint 9000 SC sur sa Browning Maral, faite pour le redoutable calibre 9,3×62 mm.
Une première traque prometteuse
Posté derrière un arbre, le chasseur guette attentivement un groupe de trois biches se dirigeant vers lui. Concentré, il garde un œil sur la deuxième biche, puis, à peine à quinze mètres, il se lance et tire trois balles. L’une d’elles touche la biche en pleine épaule, la faisant tomber après quelques mètres de fuite. Satisfait de ce premier succès matinal, il prend le temps de lui rendre hommage avant de passer à la suite.
Un cerf 10 cors pour couronner la journée
La seconde traque s’annonçait tout aussi intense. Après un changement d’arme, notre chasseur est témoin de l’arrivée d’une petite harde. Quelle chance! À l’intérieur, un magnifique cerf 10 cors qui, dans un mouvement de retrait, ferme la marche. Deux balles seront nécessaires pour stopper l’animal, qui sera retrouvé quelques mètres plus loin, à proximité de l’anschuss. Un moment de pure adrénaline et de satisfaction pour ce passionné de chasse.
Ces prélèvements soulignent non seulement l habileté du chasseur, mais également la richesse de la faune de la région. Pour découvrir toutes les émotions que procure cette journée mémorable, ne manquez pas de visionner la vidéo qui capture chacun de ces instants forts.
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Prélèvements records de sangliers et déclin des chasseurs


Prélèvements records de sangliers : une préoccupation croissante face à la diminution des chasseurs
La saison de chasse 2023/2024 aura été marquée par des chiffres impressionnants : pas moins de 863.000 sangliers ont été prélevés au cours de cette période. Ce chiffre, qui représente une augmentation de 20.000 par rapport à l’année précédente, témoigne de l’engagement des chasseurs dans la régulation de cette espèce en forte croissance, souvent pointée du doigt pour les dégâts qu’elle cause. Avec un effort accru en matière de battues, de tirs de destruction, et d’affûts, il est clair que les chasseurs sont mobilisés pour répondre aux attentes des autorités et des agriculteurs. Néanmoins, le combat n’est pas terminé, car les défis à venir s’annoncent d’ores et déjà colossaux.
En effet, la multiplication des prélèvements pose une question épineuse : alors que l’implication des chasseurs demeure forte, le nombre total de ces derniers est en déclin. Un constat que Willy Schraen, le Président National, a souligné lors du récent Congrès National de la chasse. Le pouvoir d’achat des Français, y compris des chasseurs, s’est dégradé, rendant l’accès à la chasse au grand gibier, comme le sanglier, de plus en plus difficile pour certains. « Nous observons une diminution annuelle des effectifs, presque inéluctable depuis la pandémie. Cette tendance est alarmante », a-t-il déclaré.
Ce déclin, évalué à environ 25.000 chasseurs de moins cette année, accentue la pression financière sur les groupes restants. Les chasseurs se retrouvent ainsi à jongler entre des coûts croissants et un nombre d’effectifs en baisse. Mais ce n’est pas tout. Le système d’indemnisation des dégâts causés par le grand gibier nécessite également une réflexion approfondie, selon Willy Schraen. Les agriculteurs demandent des indemnisations qui ont atteint 90 millions d’euros en 2022-2023, une somme passablement élevée mais pas sans précédent.
Si aucune réforme substantielle n’est envisagée concernant la prise en charge des indemnisations et la gestion des ressources, l’avenir de la chasse pourrait bien prendre un tournant inquiétant, en se dirigeant vers une pratique réservée à une élite financière, et potentiellement, vers la faillite de nos fédérations. Les chasseurs doivent donc rester vigilants et s’organiser pour garder la chasse accessible à tous, tout en préservant cet équilibre nécessaire entre régulation de la faune et pratique de plein air.
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La bécassine sourde un maître du camouflage aquatique


La bécassine sourde : la reine du camouflage aquatique
En quête d’un expert du déguisement aviaire ? La bécassine sourde est là pour vous impressionner ! Cette petite, mais fascinante oiseau, fait partie des trois bécassines que l’on peut croiser dans les zones humides françaises. Son talent exceptionnel dans l’art du mimétisme lui permet de se fondre dans son environnement, rendant sa détection quasi impossible sans l’aide d’un chien d’arrêt. Profil de cet oiseau, véritable maître du camouflage.
Une petite bécassine aux caractéristiques uniques
Aussi connue sous le nom de “petite bécassine”, la bécassine sourde (Lymnocryptes minimus) est la plus petite des bécassines en France, mesurant entre 17 et 20 cm de longueur, avec une envergure de 38 à 42 cm. Son poids varie de 35 à 70 grammes. Facilement reconnaissable grâce à sa queue pointue et ses ailes effilées bordées d’une rayure blanche, son plumage arbore un mélange harmonieux de teintes ardoise, rousses et noires, permettant une parfaite intégration dans les marais.
Une attention particulière peut être portée à sa tête large et à son bec relativement court qui mesure environ une fois et demie la taille de sa tête. Ses pattes vont du jaune au gris-vert, et la bande brune foncée sur sa tête la distingue de la bécassine des marais, qui possède une raie médiane jaune plus nette.
Un comportement discret pour une alimentation nocturne
La bécassine sourde est, par nature, plutôt solitaire, se distinguant des autres bécassines qui préfèrent la compagnie. Elle se caractérise par une discrétion exemplaire : à la moindre alerte, elle se fige au sol, misant sur la dissimulation plutôt que sur la fuite. Grâce à cette stratégie, elle peut parfois être approchée à moins d’un mètre avant de s’envoler rapidement, silencieusement et toujours dans la direction de la végétation.
Pour nourrir sa petite personne, cet oiseau sonde le sol à la recherche de vers, d’insectes et même de petits mollusques. Il ne dédaigne pas non plus les larves de coléoptères et les graines aquatiques. D’ailleurs, un petit détail amusant : en se nourrissant, son corps oscille d’un mouvement va-et-vient.
Un habitat aquatique à préserver
La bécassine sourde prospère dans des zones humides d’eau douce, dans des marais, tourbières et prairies inondables. Avec une aire de reproduction qui s’étend du nord de l’Europe à la Sibérie, elle migrera vers la France à partir de la mi-octobre, restant jusqu’aux premiers frimas de l’hiver avant de gagner des contrées plus clémentes en Afrique de l’Ouest ou sur les côtes de l’océan Indien.
Fait intéressant, cette espèce ne se reproduit pas en France, mais construit son nid au printemps dans les zones subarctiques et boréales (Scandinavie et Finlande). La femelle y dépose entre trois et cinq œufs qu’elle couve, et les poussins fugaces ne restent pas longtemps au nid, suivant rapidement leur mère.
Un défi pour les observateurs aviaires et les chasseurs
Réputée pour sa capacité à disparaître aux yeux des observateurs, la bécassine sourde est un véritable défi à repérer, tant pour les ornithologues que pour les chasseurs. Cette quête de l’insaisissable rend chaque observation encore plus précieuse pour ceux qui connaissent sa valeur, qui est sans conteste à la hauteur de ses talents de caméléon des marais.
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