
Sangliers dans le Var : Des incursions inattendues dans le monde apicole
Des sangliers s’attaquent aux ruches après avoir dévasté vignes et cultures
Dans le Var, la faune sauvage semble avoir une dent sucrée ! Récemment, des sangliers ont été aperçus à Roquebrune-sur-Argens, non pas en train de ravager des vignes, mais en s’attaquant à des ruches, renversant et vidant ces dernières à la recherche de miel et d’abeilles. Pour la famille Laponche, apiculteurs depuis près d’un siècle, cet incident inattendu soulève bien des préoccupations.
Des ruches renversées : un spectacle déconcertant
Sur l’un des sites d’hivernage du Rucher de la Bouverie, une douzaine de ruches sur les quatre-vingts présentes ont été entièrement chavirées. Les sangliers n’ont pas seulement fouillé ces structures, mais ont également détruit leurs bases et consommé le miel, laissant parfois même quelques abeilles en moins. Les pertes économiques pour ces exploitants familiaux s’élèvent à plusieurs milliers d’euros, un coup dur pour ces artisans qui peinent à maintenir leur activité face à de telles invasions.
Une évolution du comportement animal
Cet incident surprenant des sangliers démontre un changement de comportement dans la faune sauvage. Bien qu’ils soient connus pour dévaster les cultures, leur intérêt pour les ruches met en avant leur capacité d’adaptation et leur opportunisme alimentaire. En hiver, lorsque les ressources alimentaires viennent à manquer, une ruche dégage un parfum de banquet luxueux, attirant ces grands gourmands.
L’augmentation des populations de sangliers : un défi croissant
Ces incursions ne sont pas isolées. Dans plusieurs régions du sud-est de la France, les populations de sangliers ne cessent d’augmenter. Ces animaux, souvent en quête de nouveaux territoires à explorer, se regroupent parfois en plus grands nombres pour faire face à des prédateurs comme le loup. Dans le Var, il n’est pas rare de croiser ces sangliers à proximité des routes, dans les vignobles, ou encore à la lisière des habitations. Cette situation attire l’attention sur leur aptitude à dénicher des ressources toujours plus accessibles.
Des solutions à envisager pour les apiculteurs
Face à ces troubles nouveaux, les apiculteurs doivent se réinventer. Parmi les solutions envisageables, l’installation de clôtures électriques autour des ruchers se révèle être la plus prometteuse pour dissuader les incursions de sangliers. Cependant, le coût de ces dispositifs peut représenter une charge supplémentaire non négligeable pour ces exploitants, souvent non couverts par les assurances. Ainsi, pour la famille Laponche, chaque perte de récolte s’ajoute à une pression économique qui pèse sur leur savoir-faire transmis de génération en génération.
Réfléchir à l’harmonie entre faune sauvage et activités rurales
Au-delà du cas spécifique du Rucher de la Bouverie, cette révélation pose une question cruciale : comment concilier la montée de la faune sauvage avec les traditions agricoles ? La réalité se complexifie entre adaptation des pratiques, gestion des populations animales, et protection des exploitations. Une certitude demeure : les sangliers, ces intrus malicieux, ont désormais découvert une nouvelle saveur dans les ruches du Var !
Actuchassse pour Caninstore
