Fin de la chasse en Loire-Atlantique : Les défis d’une population de sangliers en forte croissance
Le samedi 29 mars 2025, une battue a eu lieu à Saint-Brevin-les-Pins, dans la Loire-Atlantique, afin de contrôler une population de sangliers en plein essor. L’affichage de panneaux annonçant l’événement ne laisse pas de doute : les sangliers, bien qu’ils soient des animaux sauvages, semblent avoir compris qu’ils sont, eux aussi, au centre des préoccupations des chasseurs.
Une population en pleine explosion
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 8 000 sangliers sont abattus chaque année dans le département. Alexis Néron, chargé de mission plan de maîtrise du sanglier à la fédération de chasse, note une augmentation alarmante de 600 animaux prélevés chaque année malgré une pression de chasse constante.
Changements climatiques et adaptabilité
Le changement climatique joue un rôle crucial dans cette dynamique. Les hivers moins rigoureux permettent une survie accrue des jeunes sangliers, qui peuvent se nourrir tout au long de l’année. De plus, les femelles font de plus en plus de portées, avec une moyenne de 8 naissances par portée, et atteignent leur maturité reproductive dès 6 mois. Ce renouvellement rapide pose un défi de taille pour les chasseurs.
Des stratégies de survie astucieuses
Les sangliers ne manquent pas d’intelligence. Ils ont développé des stratégies pour échapper aux dangers. Selon Néron, ces animaux préfèrent les friches et les régions situées aux abords urbains où ils se cachent pendant la journée. « Ils sont très intelligents », affirme-t-il, ajoutant que leur capacité d’adaptation leur permet de se déplacer vers des zones plus tranquilles dès qu’ils détectent une présence humaine. Cette agilité entrave souvent les efforts de chasse.
Des méthodes de chasse diversifiées
Les battues se déroulent principalement au fusil, mais d’autres stratégies, comme celles organisées par l’association de chasse à l’arc ADCA 44, se développent. Jean-Charles Guldner, président de l’association, explique que ces battues, qui ont lieu de septembre à mars, visent non seulement à prélever des sangliers, mais aussi à rendre leurs refuges inhospitaliers.
Des résultats inégaux sur le terrain
Entre juin 2024 et mars 2025, 46 sangliers ont été abattus à Saint-Brevin-les-Pins, dont 41 au fusil. Les méthodes de piégeage, nécessitant des arrêtés préfectoraux, se développent également bien qu’elles ne soient pas encore entièrement efficaces. Le manque de résultats lors de la dernière battue, au cours de laquelle aucun sanglier n’a été aperçu, illustre la difficulté à maîtriser cette population. Ce qui est connu, dans le jargon cynégétique, comme « faire buisson creux ».
Pour en apprendre davantage sur les techniques de chasse et les défis rencontrés, n’hésitez pas à consulter notre site ! Les sangliers, avec leur intelligence et leur adaptabilité, ne sont pas prêts de disparaître.
Actuchassse pour Caninstore