Près d’Arcachon, l’État s’oppose à la reconstruction du relais de chasse de Cazaux détruit par le feu
Un bras de fer pour le relais de chasse de Cazaux
Le projet de reconstruction du relais de chasse de Cazaux, qui a été ravagé par un incendie en juillet 2022, se heurte à des obstacles juridiques. Le tribunal administratif de Bordeaux, saisi par le préfet de la Gironde, a suspendu le permis de construire, soulevant ainsi un vent de frustration parmi les sociétaires de la SCI des Chasses de Cazaux qui militent pour le retour de cette bâtisse emblématique, en place depuis 1890.
Le relais de chasse, qui était situé non loin du lac de Cazaux, avait reçu un avis favorable du ministère de la Transition écologique pour sa reconstruction à l’identique, mais la préfecture a souligné que les reconstructions en forêt posent des risques d’incendie ainsi que des difficultés d’accès pour les services de secours. Un point soulevé avec insistance, surtout après l’incendie catastrophique de 2022.
Démarches administratives et appel à la justice
Le sous-préfet d’Arcachon, Jean-Louis Amat, a demandé au maire de La Teste-de-Buch de retirer l’arrêté de reconstruction dès le 21 octobre 2024. Face à son refus, le préfet a dû porter l’affaire devant la justice administrative de manière urgente. Le 11 mars 2025, le tribunal a tranché en faveur de l’État, esquissant un « doute sérieux » sur la légalité du permis de construire, principalement dû au manque de documents prouvant l’état de l’ancien bâtiment avant sa destruction.
Les sociétaires de la SCI expriment leur mécontentement face à cette décision. Ils estiment que le relais fait partie de l’identité du village et que l’absence de preuves suffisantes pour justifier la reconstructions est exagérée. « Même sur Google Maps, on peut voir l’ancienne propriété! », argumente l’un d’eux, frustré par le procédé administratif.
La sécurité publique en question
De son côté, la préfecture ne manque pas de rappeler que la sécurité publique doit primer. Tant en 2022 qu’en 2023, des inquiétudes avaient été soulevées concernant la capacité des pompiers à protéger des bâtiments dans des zones isolées comme Cazaux, ce qui a renforcé leur position contre la reconstruction.
Un avenir incertain pour le relais
La situation actuelle laisse planer des doutes sur l’avenir du relais. Si le permis reste suspendu, la décision finale dépendra d’un jugement qui pourrait annuler la décision préfectorale. En attendant, le sociétaire de la SCI ne cache pas son amertume et évoque avec humour une alternative peu séduisante : « On mettra des chèvres sur le terrain si on ne peut pas reconstruire.”
En conclusion, l’attente d’une réponse définitive persiste, tandis que la mairie de La Teste-de-Buch a choisi de ne pas commenter cette affaire délicate. Quelles seront les prochaines étapes? Affaire à suivre!
Actuchassse pour Caninstore