La dératisation massive sur l’île d’Houat pour préserver la biodiversité
Un combat contre les rongeurs nuisibles
L’île d’Houat entame une lutte colossale contre une menace peu ragoûtante : les rats. Début février 2025, une opération de dératisation sans précédent a été lancée, s’inscrivant dans un programme plus vaste mené par l’association des îles du Ponant. Après les interventions sur d’autres îles comme Sein, Hoëdic et Molène, c’est au tour d’Houat de prendre les choses en main pour sauvegarder sa biodiversité.
Les risques des invasions biologiques
Des experts, tels que ceux de l’UICN, mettent en lumière un phénomène problématique : les invasions biologiques, exacerbées par l’activité humaine et les échanges intensifiés. Pour les îles, qui possèdent un écosystème fragile, cette situation est alarmante. Philippe le Fur, le maire d’Houat, a observé une prolifération inquiétante des rats, qui se manifestait tant l’hiver dans les rues qu’en été près des campings. Et ces rongeurs ne se contentent pas de s’infiltrer dans nos maisons ; ils attaquent également la faune locale, mettant en péril les œufs des oiseaux nichant au sol et les reptiles. En somme, un cocktail explosif pour la santé de l’écosystème insulaire.
Une opération de grande envergure
Pour lutter contre cette menace, la société HELP a été mobilisée pour installer pas moins de 5 500 pièges sur l’île, espacés de 20 à 25 mètres. Chaque piège contient 75 grammes d’appât empoisonné, tout en veillant à ce que le poison ne soit pas ingéré par d’autres espèces, comme les musaraignes. Louis Dutouquet, le gérant de la société HELP, souligne une réalité surprenante : « Lorsque les rats disparaissent d’un territoire, le nombre d’oiseaux sauvages y est multiplié par cinq et celui des reptiles par dix-sept ». Une perspective réjouissante pour la biodiversité, mais qui n’est pas du goût de tout le monde.
Des controverses autour de la dératisation
Le Parti animaliste du Morbihan a exprimé son désaccord, faisant état de « dégâts avérés, mais à relativiser » et qualifiant les risques sanitaires liés aux rats de « très exagérés ». Au lieu de ce type d’opération, les membres du parti proposent des alternatives, s’inspirant de méthodes utilisées ailleurs, comme la stérilisation à New York.
Entre impératif biologique et préoccupations éthiques, l’île d’Houat aborde ce défi avec sérieux et détermination. Reste à savoir si cette opération de dératisation portera ses fruits et contribuera à préserver la biodiversité unique de cette petite île.
Actuchassse pour Caninstore
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