
Dégâts de grands gibiers : une facture qui grimpe pour la chasse !
Alors que le nombre de sangliers prélevés atteint des sommets, les demandes d’indemnisation pour les dégâts causés par ces grands gibiers explosent. La Fédération départementale des chasseurs de la Lozère se retrouve au cœur d’un paradoxe où la chasse, au lieu d’être une source de fierté, devient synonyme de dépenses excessives.
Les inquiétudes d’André Thérond
Lors de l’assemblée générale à Mende, le président de la Fédération, André Thérond, s’est exprimé devant un public engagé, dénonçant les attaques répétées dont fait l’objet la chasse. Avec humour et détermination, il a balayé les idées reçues sur la chasse, rappelant que cette pratique est profondément ancrée dans la vie des villages que les chasseurs habitent.
Il a défié les idées reçues :
- Déconnexion avec la nature ? Au contraire, la chasse célèbre notre lien avec l’environnement et souligne l’importance des circuits courts.
- Destruction de l’environnement ? Abandonner le prélèvement des grands animaux pourrait provoquer un déséquilibre désastreux dans nos écosystèmes.
- Chasseur, l’image du sauvage ? Les chasseurs sont des acteurs de la vie communautaire, non des hors-la-loi déchaînés.
- Dangerosité ? Pour chaque accident lié à la chasse, plus de 3 000 personnes perdent la vie sur les routes. La chasse est l’une des activités les plus encadrées en matière de sécurité.
- Monopole sur la nature ? Les chasseurs respectent la propriété privée et la réglementation sur les périodes de chasse.
- Insatisfaction morale ? Loin de réduire la chasse à un acte radical, c’est une expérience sociale et culturelle, riche d’amitiés et de respect.
La croissance des dégâts causés par les sangliers
Les mots d’André Thérond résonnent d’autant plus fort lorsqu’il aborde le problème pressant des dégâts causés par les sangliers. En 2025-2026, le nombre de dossiers d’indemnités pour dommages agricoles pourrait dépasser les 250, contre 165 l’année précédente, malgré une chasse plus active.
Pour répondre à cette préoccupation, une décision radicale a été annoncée : la saison de chasse au sanglier débutera plus tôt en septembre 2026, une réponse directe aux frustrations des agriculteurs. Les dégâts rapportés atteignent des sommes vertigineuses, avec une facture nationale dépassant les 100 millions d’euros, dont près de 400 000 euros pour la seule Lozère.
Vers une coopération accrue pour une solution durable
Le préfet a encouragé la Fédération à travailler de concert avec les agriculteurs et les forestiers, soulignant que des dialogues renforcés sont essentiels pour contrecarrer cette montée des dégâts. La chasse, intégrée à la vie rurale, fait face à des défis de taille, mais les efforts conjugués pourraient aboutir à une gestion équilibrée de la faune et des cultures.
En somme, la lutte contre les dégâts causés par les grands gibiers passe par une approche collective et ouverte de tous les acteurs impliqués.
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