Chasse à courre : L’ONF abandonne le projet de bâche controversée

L’Office National des Forêts (ONF) a décidé de renoncer à son soutien pour l’installation d’une bâche de 1,7 kilomètre en forêt de Dreux, en Eure-et-Loir, suite à une forte opposition citoyenne. Ce projet, proposé par l’équipage de chasse à courre Le Piqu’Hardi, avait été approuvé par l’Office français de la biodiversité, mais a suscité un tollé parmi les riverains et les défenseurs de l’environnement.

Une bâche de 3 mètres de haut : pour le meilleur et pour le pire

La bâche, mesurant 3 mètres de hauteur, avait été mise en place cet été pour des raisons de prétendue sécurité, afin d’éviter que le gros gibier n’entre dans les propriétés des villages alentour. Benoît Dulac, responsable de l’équipage Le Piqu’Hardi, a tenté de justifier cette installation en arguant qu’elle protégeait les résidences. Cependant, nombreux sont ceux qui y ont vu un véritable « piège à gibier ».

Mobilisation massive contre le projet

Le 14 février 2026, près de 200 personnes se sont rassemblées lors d’une réunion pour exprimer leur désaccord face à la bâche, soutenues par plus de 45 000 signatures recueillies dans une pétition. Des associations locales, ainsi que les deux maires des communes environnantes, ont également montré leur opposition, renforçant le sentiment de mécontentement général concernant ce projet controversé.

La fin de la bâche : victoires citoyennes

Le moment tant attendu est finalement arrivé le 27 avril 2026, lorsque la Fondation Brigitte Bardot a annoncé que l’ONF mettait fin à son soutien au projet. La raison officielle évoquée : le manque d’acceptabilité sociale. Caroline Piffero, membre du collectif AVA (Association pour la vie animale) et l’une des figures marquantes de la résistance, a exprimé sa satisfaction : « La mobilisation a payé… la chasse à courre et son petit réseau opaque ne reculent que devant le peuple uni et déterminé ». 

Cette victoire soulève des questions essentielles sur l’avenir de la chasse à courre et le degré d’influence que la société civile peut avoir sur les décisions concernant l’utilisation des espaces naturels. Qui sait quels autres projets controversés pourraient également être reconsidérés grâce à une mobilisation similaire ?

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