Sangliers : élargissement du piégeage en Ardèche

La régulation des sangliers face à la réalité du terrain

La préfecture de l’Ardèche a pris une décision marquante en autorisant le piégeage des sangliers dans treize nouvelles communes. Cette mesure s’ajoute à un dispositif déjà établi dans plus d’une cinquantaine de communes. Constatant que la pression exercée par les sangliers et les dégâts agricoles devenaient insupportables, les autorités ne peuvent plus compter uniquement sur la chasse traditionnelle pour gérer la situation.

Une saison de chasse intensifiée

La saison de chasse dans la région est particulièrement active, avec un nombre de prélèvements en hausse et de nombreuses battues organisées. Cependant, malgré l’engagement des sociétés de chasse, les dégâts continuent à se multiplier : cultures retournées, prairies ravagées, et vergers souvent touchés. Ce tableau, brossé par les agriculteurs et validé par les services de l’État, justifie le recours au piégeage comme outil supplémentaire de gestion.

Piégeage : un complément à la chasse, pas un adversaire

Dans cette démarche, l’idée est simple : lorsque la chasse, même bien orchestrée, échoue à réduire les populations ou à répondre rapidement aux problèmes, il est impératif d’explorer d’autres options. Cette action n’est pas dirigée contre la chasse, mais s’inscrit dans une logique de complémentarité.

Un cadre réglementaire strict

Pour éviter les abus souvent associés au piégeage, la préfecture a mis en place un cadre réglementaire rigoureux. Seuls des piégeurs agréés peuvent poser des cages, et toutes les actions sont déclarées. Les animaux capturés doivent être abattus selon des protocoles stricts, minimisant ainsi les risques de dérives. Cette attention aux détails est essentielle, surtout à la lumière d’incidents récents qui ont mis en lumière les conséquences de la non-conformité.

Une problématique de plus grande envergure

Cette décision de piégeage ne fait pas que répondre à un besoin immédiat ; elle souligne un problème plus vaste. Le sanglier est devenu une question qui dépasse le cadre cynégétique pour toucher des enjeux agricoles, économiques et territoriaux. Elle interroge la capacité des instances gouvernementales à agir avant que les dommages ne surviennent, plutôt que de se limiter à indemniser a posteriori.

Gérer le vivant : un défi nécessaire

Alors que certains s’opposent fermement à toute forme de régulation, l’exemple ardéchois prouve que gérer la faune nécessite parfois des choix pragmatiques et adaptés au contexte. Le piégeage, loin d’être une panacée, représente un outil parmi d’autres, essentiel là où l’inaction pourrait engendrer des pertes encore plus significatives.

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Article signé Actuchassse pour Caninstore

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