
Loups : un nouveau tournant dans la régulation des prédateurs
Annie Genevard annonce des mesures essentielles en Haute-Marne
Lors d’une visite en Haute-Marne, l’un des départements les plus affectés par les attaques de loups, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a pris des décisions marquantes concernant la régulation de cette espèce. En effet, 800 animaux ont péri en 2025 dans la région, avec une dernière attaque ayant causé la mort de 21 bêtes à Bourdons-sur-Rognon cette même nuit. Pour répondre à cette situation, le gouvernement a présenté trois mesures significatives qui suscitent des réactions contrastées.
Simplification des tirs de défense : comment ça fonctionne ?
La première mesure essentielle consiste à passer d’un régime d’autorisation à un régime de déclaration pour les tirs de défense. Cela signifie qu’un éleveur victime d’une attaque pourra tirer en cas de confrontation directe avec un loup, sous réserve de déclaration en préfecture. Cette évolution vise à permettre une réaction rapide face aux attaques souvent nocturnes, soulignant l’importance d’agir sans délais administratifs inadaptés à la réalité du terrain.
Augmentation du plafond de prélèvement : une décision controversée
Le plafond national de prélèvement des loups passera ainsi potentiellement à 23 %, représentant environ 240 individus à l’échelle nationale. Évalué dans un contexte où la population de loups est officiellement estimée à environ 1 100 individus, ce plafond est vu par certains comme excessif. Ainsi, l’ASPAS, une association qui défend la protection des espèces, considère cette décision comme une menace pour la conservation de l’espèce, arguant que chaque loup abattu serait remplacé par la nature. Néanmoins, il est crucial de rappeler que la régulation ne vise pas à éradiquer, mais à gérer une espèce désormais bien installée.
La régulation, un nécessaire encadrement des populations
Les tirs de prélèvement ciblés, axés sur les individus à l’origine d’attaques répétées, cherchent à réduire la pression exercée sur les éleveurs. Pour certains, soutenir qu’une gestion est superflue revient à ignorer la réalité du terrain et les défis auxquels sont confrontés les agriculteurs. Malgré les critiques, le débat autour de ces mesures mérite d’être exploré avec sérieux et sans idéologie excessive.
La régulation des loups : un défi pour l’avenir
Il ne s’agit pas de prendre position pour ou contre le loup, mais de se demander si l’État doit répondre aux réalités économiques et sociales. La récente visite en Haute-Marne représente un tournant, marquant l’engagement du gouvernement vers une régulation plus adaptable et proactive. L’avenir de la coexistence entre les loups et les activités humaines s’inscrit dans la capacité à engager un dialogue constructif et pragmatique.
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