
Pourquoi les sangliers s’installent-ils dans nos villes ?
La semaine dernière, un important dispositif a été mobilisé entre Millau et Creissels : 60 chasseurs, 10 traqueurs et 40 chiens ont été déployés pour faire face à une situation de plus en plus préoccupante. Les sangliers, ces animaux sauvages généralement réservés aux forêts, commencent à faire leur nid dans les zones urbaines de l’Aveyron, où leur présence devient un phénomène relativement nouveau.
Des opérations de délogement encadrées
Pour gérer cette invasion, la louveterie de l’Aveyron, sous l’autorité préfectorale, a organisé des « arrêtés de destruction ». En 2025, pas moins de 47 de ces arrêtés ont été délivrés, menant à la destruction administrative de 95 sangliers. Parallèlement, les chasseurs de l’Aveyron ont également pris les choses en main, avec un abattage massif de 11 451 sangliers la même année. « Si on n’était pas là, la population exploserait rapidement », souligne le président de la fédération de chasse, qui s’inquiète de cette nouvelle donne.
Un mélange de conditions favorables
Les raisons qui poussent les sangliers à changer de cadre de vie sont multiples. En effet, le climat clément, combiné à des étendues de forêt et une nourriture abondante, crée un environnement propice à leur reproduction. « Ils trouvent refuge et, pour peu qu’il y ait à manger, ils n’en bougent plus », ajoute Jean-Pierre Authier. Pour couronner le tout, certains habitants, en laissant traîner de la nourriture ou même en nourrissant ces animaux, ne font qu’encourager ce phénomène.
Les risques liés à leur présence
Outre la cohabitation parfois délicate avec les humains, les sangliers posent d’autres dangers, notamment les collisions avec des véhicules sur les routes. La fréquence de ces accidents ne fait qu’augmenter, soulignant la nécessité d’une gestion proactive de leur population.
Des méthodes de régulation diversifiées
Les louvetiers, au nombre de 28 dans le département, déploient diverses stratégies pour déloger ces intrus. Ils opèrent principalement par le biais de battues administratives, où ils peuvent compter sur l’aide de chasseurs, ou par des tirs nocturnes. Équipés de lunettes thermiques, ils travaillent souvent seuls, afin d’assurer une intervention discrète et efficace. Leur rôle, selon la préfecture, est crucial dans la gestion de la faune sauvage, en particulier dans un département comme l’Aveyron, qui reste moins touché que ses voisins par cette problématique.
Avec un œil vigilant sur l’évolution de la situation, l’Aveyron tente de garder une longueur d’avance sur ce phénomène émergent. Pour en savoir plus sur les enjeux de la chasse et de la faune sauvage, rendez-vous sur Caninstore.
Actuchassse pour Caninstore
