
OFB : un nouveau contrat dédié à la confiance et à la collaboration
L’Office français de la biodiversité (OFB) a récemment obtenu un nouveau contrat d’objectifs et de performance (COP) qui s’étalera de 2026 à 2030. Ce contrat a été signé par les ministres de la Transition écologique et de l’Agriculture, après une concertation approfondie avec son conseil d’administration et divers acteurs de l’environnement. Cette initiative vient à point nommé, alors que l’OFB a parfois été perçu comme un bouc émissaire de tensions entre les politiques environnementales, le secteur agricole, les élus locaux et usagers de la nature.
Un contexte de réformes et d’économies
Ce COP s’inscrit dans une période délicate, marquée par des économies budgétaires significatives pour 2026, même avant que le Sénat ne vote des amendements visant à réduire encore le budget de l’OFB. Cette situation soulève des interrogations sur la capacité de l’établissement à atteindre ses nouveaux objectifs, notamment alors qu’il doit faire face à un regard critique de la part des instances gouvernementales.
Un appel à une approche plus collective
Depuis 2023-2024, l’OFB est particulièrement observé par le Sénat, lequel a constaté que la crise agricole et les contrôles parfois perçus comme excessifs avaient détérioré les relations avec certaines régions. Un rapport publié par la Haute Assemblée en 2024 a souligné l’importance d’une approche plus collective de l’OFB. Le Sénat s’est réjoui des innovations apportées par le nouveau COP, mettant l’accent sur la nécessité d’améliorer la coopération entre l’OFB, les préfets et les acteurs locaux.
Des ambitions éducatives et un droit à l’erreur
Le COP 2026-2030 met en avant une volonté de rééquilibrer les missions de l’OFB en favorisant l’accompagnement, la pédagogie et le soutien aux territoires. Ainsi, les préfets sont appelés à renforcer le dialogue avec les représentants des secteurs agricoles tout en intégrant la reconnaissance d’un « droit à l’erreur », que réclament ardemment agriculteurs, chasseurs et élus ruraux. Ce cadre incitatif devrait favoriser une meilleure communication et collaboration sur le terrain.
Des défis budgétaires à relever
Néanmoins, le principal défi demeure : comment concilier un budget réduit avec une multiplication des missions d’accompagnement et de formation ? Le sénateur Jean Bacci a précisé que ce COP ne devait pas être interprété comme un mandat illimité. Sa mise en place nécessitera un suivi attentif au niveau local pour s’assurer que la confiance soit effectivement rétablie entre l’OFB et ses partenaires.
Pour l’OFB, l’enjeu est double : regagner la confiance des acteurs de terrain tout en prouvant que la protection de l’environnement peut s’accompagner d’une approche juste et compréhensible. Dans un cadre budgétaire contraint, cette nouvelle feuille de route représente autant un défi qu’une opportunité pour l’État d’harmoniser ses actions de protection de la biodiversité avec les réalités de la vie rurale.
Actuchassse pour Caninstore
Découvrez notre site pour en savoir plus sur la chasse et la biodiversité !
