
Tirs de nuit des sangliers en Moselle : Une décision audacieuse face aux oppositions
Le préfet de la Moselle a récemment pris une décision audacieuse en autorisant les tirs de nuit de sangliers, une initiative qui, tout en visant à répondre à une situation locale devenue critique, a immédiatement suscité la réaction de l’organisation One Voice. Cette dernière n’a pas tardé à ressortir son arme favorite : le recours juridique, se lançant dans une bataille commune et méthodique dans les tribunaux.
L’obstruction à la gestion de la faune sauvage
Le discours de One Voice est désormais bien rodé, avec des expressions telles que « gadgets militaires » et « chasse déguisée » qui cachent une stratégie claire : judiciariser la gestion de la faune sauvage. Leur objectif semble être de figer la situation, en délaissant les véritables préoccupations. Malgré les chiffres alarmants avancés par le préfet, comme la destruction de 1 300 hectares de cultures et des pertes financières s’élevant à deux millions d’euros, ces arguments sont souvent écartés au profit d’alternatives théoriques qui n’ont pas prouvé leur efficacité face à la prolifération des sangliers.
Une décision prise sous pression
Il est important de noter que la décision du préfet n’est pas le fruit d’une impulsion, mais d’une pression agricole considérable. La Moselle, département frontalier, fait face à des enjeux sanitaires et économiques importants. En permettant le tir de nuit avec instruments thermiques, le préfet répond à une urgence territoriale qui pourrait inspirer d’autres départements, un scénario inacceptable pour les opposants.
Appels à la prudence par les chasseurs
Fait intéressant, la Fédération des chasseurs de Moselle ne soutient pas cette décision sans réserve. Son président, Pierre Lang, exprime des réserves concernant l’utilisation des outils thermiques, non pas pour des raisons idéologiques, mais pour des raisons éthiques. Tirer sur une « tache chaude » dans la nuit sans une identification claire de l’animal pourrait mener à des erreurs graves et à une augmentation du braconnage.
Le refus de discuter des véritables enjeux
Pour One Voice, la discussion semble être exclue. Pour cette organisation, la chasse est problématique par essence, et le recours au tribunal est la seule voie envisageable. À force de confondre protection animale et obstruction, ces groupes risquent de décrédibiliser le débat et de contraindre les territoires à faire face aux réalités de la gestion de la faune qu’aucun recours ne pourra masquer.
Actuchassse pour Caninstore
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