
Recrutement de Louvetiers en Corrèze : La Mission des Chasseurs au Service de la Sécurité Publique
La préfecture de Corrèze recrute des lieutenants de louveterie, ces chasseurs spécialisés dans la gestion des populations animales proches des routes et des habitations. Cette fonction, enracinée dans nos traditions depuis le Moyen Âge, revêt aujourd’hui une importance cruciale face à la montée des espèces nuisibles.
Un groupe de louvetiers en action
Armés de leurs fusils et vêtus de vestes orange fluo, une dizaine de louvetiers sont postés près de la D1089, à Ussac. Leur mission ? Aider à débusquer une bande de sangliers, connus pour causer des dégâts aux agriculteurs et aux riverains. Comme l’explique Pierre Marleix, un louvetier engagé depuis 2004, ces sangliers peuvent provoquer des accidents en traversant la route. « Nous avons été missionnés par le préfet pour encadrer cette battue », précise-t-il.
Une mission d’intérêt public
Les louvetiers, agents de l’État bénévoles, détiennent le permis de chasse depuis au moins cinq ans et sont nommés par le préfet. « Nous intervenons pour des raisons de sécurité publique car ces animaux traversent souvent les routes », souligne Marleix. Irrémédiablement, les sangliers sont devenus un casse-tête pour les autorités et les habitants de la Corrèze.
Une évolution des missions
À l’époque, le terme « louvetier » évoquait principalement la protection contre les loups. Aujourd’hui, leurs compétences s’étendent à toutes les espèces susceptibles de causer des nuisances. La préfecture de Corrèze rappelle que les louvetiers sont également assermentés, habilités à constater les infractions à la police de la chasse et à organiser les battues administratives sous leur responsabilité.
Un besoin urgent de nouveaux louvetiers
Actuellement, la Corrèze compte 25 louvetiers. Cependant, avec l’augmentation des espèces classées comme nuisibles, notamment en raison de la présence accrue du loup sur le plateau de Millevaches, la préfecture a lancé un appel à candidatures jusqu’au 15 janvier. Lors de la battue du samedi 10 janvier, les louvetiers ont réussi à abattre un sanglier, preuve de leur efficacité.
Un engagement qui demande du temps
Malgré la nécessité d’un renfort, peu de chasseurs sont prêts à endosser ce rôle. Axel Manière, un des chasseurs présents à Ussac, explique qu’il a des contraintes de temps, ce qui rend difficile son engagement en tant que louvetier. « Il faut être disponible en journée, et avec mon travail, ce n’est pas facile », confie-t-il.
Dans un contexte où la sécurité publique est en jeu, le recrutement de nouveaux louvetiers est essentiel pour garantir un équilibre entre la faune et la sécurité des citoyens. N’attendez plus pour contribuer à cette noble cause !
Actuchassse pour Caninstore
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