Des chasseurs contraints de débourser pour éliminer leurs déchets lors de l’opération J’Aime La Nature Propre
En Loire-Atlantique, les chasseurs de gibiers d’eau du marais de Goulaine se retrouvent dans une situation pour le moins embarrassante. Invités à participer à l’opération « J’Aime La Nature Propre », ces passionnés de la nature ont récolté environ 3 m3 de déchets, soit près de 400 kg, dans un élan de bénévolat. Toutefois, au moment de débarrasser leurs prises, un véritable casse-tête administratif les attendait.
Un refus d’accès aux déchetteries
Malgré leur bonne volonté, les chasseurs ont été confrontés à un refus catégorique des déchetteries. « À l’issue de la matinée, nous avions les déchets sous les bras, » déclare Gilles Petiteau, un membre du bureau. Les mairies de Haute-Goulaine et de La Haye-Fouassière n’ont pas pu leur offrir de solution, arguant que ces installations étaient réservées aux déchets ménagers. Pour plus d’ironie, les collectivités et entreprises devaient passer par des services techniques pour gérer les déchets, laissant nos chasseurs dans l’incompréhension.
Une dépense prohibitive pour une opération citoyenne
Les chasseurs n’ont pas baissé les bras et se sont tournés vers la communauté d’agglomération Clisson Sèvre et Maine. Malheureusement, un nouveau refus d’accès s’est imposé. Le seul moyen de se débarrasser des déchets était de payer 42 euros pour un bac de 750 litres. « Pour nous, ce n’était pas acceptable, car cette opération éco-citoyenne ne dispose d’aucun financement, » souligne Gilles, visiblement exaspéré par la situation.
Une lueur d’espoir au Loroux-Bottereau
Heureusement, la communauté de communes Sèvre et Loire ainsi que la commune du Loroux-Bottereau ont offert une porte de sortie. Ces deux entités ont accepté de réceptionner les déchets dans leur déchetterie, soulageant ainsi les chasseurs. Toutefois, cette mésaventure soulève une question : à l’heure où la simplification des démarches est prônée, la bureaucratie peut-elle vraiment s’opposer à des initiatives écoresponsables ?
En fin de compte, il semble qu’il est grand temps de revoir certaines politiques pour encourager ceux qui œuvrent pour la protection de notre environnement. Ne pas valoriser le bénévolat dans ces situations est une situation pour le moins… cocasse.
Actuchassse pour Caninstore
Pour en savoir plus et découvrir des conseils et astuces sur la chasse, rendez-vous sur Caninstore.