Des chasseurs aveyronnais, héros de deux daims en détresse
Les chasseurs ne sont pas uniquement en quête de gibier lors de leurs sorties en forêt ; ils jouent également un rôle important dans la protection de la faune locale. Récemment, dans l’Aveyron, deux daims ont été secourus d’une mort imminente grâce à l’intervention rapide de ces passionnés de la nature qui ont su agir avec détermination.
Le mardi 18 mars 2025, au cours d’une de ses rondes habituelles, un garde-chasse de l’Association communale de chasse agréée (ACCA) de Boisset-Saint-Priest a repéré deux daims en difficulté près du lieu-dit Fontamalard, proche d’une route départementale. Les animaux s’étaient pris dans des ficelles, probablement celles utilisées pour les balles de foin. Incapables de se libérer, les deux mâles étaient en danger de mort, souffrant d’épuisement et de faim.
Bruno Juste, trésorier de l’ACCA, a expliqué que l’un des daims avait déjà été observé avec ces ficelles accrochées à ses bois. “Cela faisait déjà un moment que l’on avait aperçu un daim dans cette situation. Ces deux mâles ont dû se rencontrer et se battre, ce qui a entraîné cet emmêlement tragique. Ils étaient ainsi piégés et allaient périr.” Comme si cela ne suffisait pas, la proximité de la route représentait un danger supplémentaire, les animaux affolés risquant de s’y précipiter.
Conscients de l’urgence, les chasseurs ont vite décidé d’intervenir. Toutefois, s’approcher des daims, nerveux et méfiants, ne s’est pas révélé simple. Pour éviter que la situation ne dégénère, la brigade animalière des sapeurs-pompiers de la Loire a été sollicitée. Grâce à un fusil hypodermique, les pompiers ont endormi les daims à distance. Une fois immobilisés, chasseurs et pompiers ont pu procéder au découpage des ficelles sans porter préjudice aux animaux. L’opération s’est déroulée rapidement, les daims étant surveillés jusqu’à leur réveil complet. Libérés et à nouveau en pleine forme, ils ont pu regagner leur habitat naturel.
Cette histoire soulève une question intrigante : comment des daims se sont-ils retrouvés dans cette région ? Bruno Juste a expliqué que ces animaux étaient des descendants de daims échappés en 1999 d’un élevage situé à Gumières, dans le Haut-Forez. Originellement six ou sept, leur nombre a considérablement augmenté et ils sont désormais environ une centaine à vivre en liberté sur plusieurs communes, dont Boisset-Saint-Priest, Margerie-Chantagret et Lézigneux. Par ailleurs, la plaine du Forez attire aussi d’autres grands gibiers, tels que des chamois, qui ont été signalés récemment.
Ce sauvetage exemplaire démontre le dévouement des chasseurs aveyronnais et leur engagement pour la préservation de la vie sauvage. Loin des stéréotypes négatifs souvent associés à la chasse, cet événement prouve que ceux qui évoluent dans la nature se soucient véritablement de la faune qu’ils protègent.
Actuchassse pour Caninstore
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