La Drôme en alerte après l’abattage d’un troisième loup
Troisième loup abattu dans la Drôme en 2025
Dans la nuit du 14 au 15 mars 2025, un loup a été abattu à Combovin, une petite commune située aux portes du Vercors, à une vingtaine de kilomètres de Valence. Ce tir a été réalisé par des lieutenants de louveterie dans le cadre d’une opération de défense simple, destinée à protéger un troupeau sous menace. Ce tragique incident porte à trois le nombre de loups abattus dans la Drôme cette année. Sur le plan national, on dénombre 21 loups éliminés depuis janvier, alors même que le quota d’abattage fixé par l’État pour l’année est de 192 loups, un équilibre délicat à maintenir entre la protection des éleveurs et la conservation de l’espèce.
Un contexte de tension pour les éleveurs
Ce dernier abattage survient après deux autres incidents similaires au cours de l’année. Le premier loup a été abattu à Montbrun-les-Bains dans la nuit du 9 au 10 janvier, et un second a suivi à Oriol-en-Royans entre le 17 et le 18 janvier. À chaque fois, les tirs ont été justifiés par une attaque sur le bétail, soulignant la difficulté croissante rencontrée par les éleveurs pour protéger leurs animaux. En 2024, six loups avaient également été abattus pour des raisons liées à la prédation lupine, rendant ce phénomène particulièrement préoccupant pour les éleveurs qui demandent toujours plus de soutien et de protection.
Des demandes croissantes de relèvement du plafond d’abattage
Face à cette situation, les éleveurs en proie à des attaques répétées se mobilisent pour obtenir des mesures plus strictes. En janvier 2025, huit présidents de départements alpins, dont la Drôme, ont sollicité la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, afin d’augmenter le quota d’abattage de 19% à 30% de la population lupine estimée. En pratique, cela signifierait passer d’un plafond de 192 à 304 loups. Les élus avancent que la fréquence des attaques rend difficile la cohabitation avec cette espèce, et que le quota actuel est atteint trop rapidement, comme l’a montré le fait que le quota de 2024 était déjà épuisé fin novembre.
Un débat toujours ouvert
Les autorités doivent jongler entre les besoins des éleveurs et la nécessité de préserver une espèce protégée, ce qui alimente un débat constant au cœur de la société française. Selon la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, les attaques de loups ont augmenté de 4,6% à l’échelle nationale, un fait qui renforce les inquiétudes concernant la sécurité des troupeaux. À l’heure actuelle, aucune réponse formelle n’a été apportée à la demande d’augmentation du quota d’abattage, laissant les discussions en cours sur la table.
Une cohabitation délicate et imprévisible
La dernière intervention en date rappelle que cohabiter avec les loups constitue un enjeu majeur dans la Drôme. Les éleveurs se retrouvent entre la nécessité de protéger leurs bétail et la conservation d’une espèce emblématique qui soulève des passions. Et il ne s’agit pas que de brebis ! Un événement récent témoigne de l’agressivité croissante : un lama a été retrouvé sans vie dans l’Hérault, victime d’une attaque, et la piste du loup n’est pas à écarter.
Le futur de la cohabitation entre loups et activité d’élevage dans la Drôme s’annonce incertain, et il est crucial que les discussions à ce sujet se poursuivent afin de trouver des solutions viables pour toutes les parties concernées.
Actuchassse pour Caninstore
Pour en savoir plus sur l’actualité de la chasse et des animaux, rendez-vous sur Caninstore.